Özil droit dans ses bottes

Allemagne-Turquie, c'est forcément un match particulier pour Mesut Özil, milieu de la Nationalmannschaft d'origine turque. Mais le milieu du Real Madrid ne fait pas de sentiment à ce sujet. Il est Allemand, un point c'est tout. Même si ça ne plaît pas à tout le monde.

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Mesut Özil n'était pas là en juin 2008 quand l'Allemagne battait la Turquie (3-2) en demi-finale de l'Euro austro-suisse. Il évoluait encore chez les Espoirs et venait de passer ses six premiers mois au Werder Brême. Un peu plus de deux ans plus tard, le natif de Gelsenkirchen est un dispositif essentiel de la Nationalmannschaft et une nouvelle étoile dans le ciel de Madrid. A 22 ans, il va pour la première fois affronter le pays d'origine de ses parents, la Turquie. Une rencontre forcément particulière, avec pas moins de 30 000 supporters turcs qui feront le déplacement et qui ne devraient pas l'épargner.
Les attaques ont même déjà commencé avec une sortie remarquée du joueur du Bayern Munich, Hamit Altintop, sur le choix d' Özil de défendre les couleurs de l'Allemagne. "Je respecte le parcours de Mesut, mais je ne le soutiens pas, a-t-il indiqué au quotidien Süddeutsche Zeitung. Le football est parfois une affaire de sentiments, mais bien plus souvent de business. En tant qu'international allemand, Mesut a un lobby derrière lui, une plus grande valeur sur le marché des transferts et gagne plus d'argent. S'il avait choisi la Turquie, il n'aurait pas joué la Coupe du monde et ne serait pas au Real Madrid, c'est aussi simple que cela".
Özil: "Pas d'autre choix"
Ce qui ressemble à un coup de pression de la part d'Altintop, qui ne renie pas "la chance offerte par l'Allemagne", a trouvé un écho du côté de Mesut Özil. Une réponse claire et simple. "Il n'y avait pas d'autre choix à faire pour moi que l'Allemagne, lance-t-il. J'ai grandi ici, j'ai joué dans toutes les sélections de jeunes allemandes, j'ai beaucoup d'amis, je me sens bien dans cette équipe et je suis très fier d'en faire partie", explique celui qui préfère "être un modèle pour les enfants" qu'un simple "exemple de cette intégration" réussie que toute l'Allemagne depuis la dernière Coupe du monde.
Evidemment, le sujet le gêne. Quand on lui demande s'il fera la fête en cas de but, Özil n'est pas aussi catégorique. "On verra sur le moment, c'est quelque chose de spontané." L'hymne national? Il ne le chantera pas car, au moment des hymnes, il est "déjà complètement concentré sur le match". Bref, le milieu allemand préfère évoquer l'enjeu sportif entre les deux leaders du groupe A. "Cette équipe a un potentiel énorme mais on a montré cet été de quoi on était capable.Bien sûr que c'est une rencontre spéciale, parce que je jouerai contre mes amis. Mais je veux aussi le gagner, ce match. On veut battre la Turquie". Le message est passé.
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