Faut-il déjà s'inquiéter pour l’OL, sans "agressivité" et balayé par le Betis avant les tours préliminaires de Ligue des champions ? 

Eurosport sur Google

Balayé par le Betis Séville pour son dernier match de préparation (0-4), l'OL voit approcher son troisième tour préliminaire de Ligue des champions sous de bien mauvais auspices. Mardi, les Gones se déplaceront à Prague pour y jouer l'équivalent d'une demi-finale aller-retour en vue de participer à la prochaine C1. Avec de vrais doutes que ne cache pas Paulo Fonseca. 

"Si un Espagnol doit être Ballon d'Or, Rodri aura l'avantage"

Video credit: Eurosport

Un dernier périple pour se tester, encore, toujours. Trouver quelques repères. L’OL espérait titiller le Betis Séville pour boucler sa préparation sur une note adoucie, six jours avant de lancer sa conquête de la Ligue des champions face au Sparta Prague (mardi 4 juillet, 21h). De l’Andalousie, les Lyonnais retiendront qu'ils ont pris une râclée (0-4), à la régulière, les pieds sur le ballon sans rien en faire. Deux buts sur corner, un cadeau insensé d'Ainsley Maitland-Niles, une transition mal gérée et de sacrés doutes à nourrir… Le tout à moins d'une semaine du début d’une longue saison. 
S'il compte se qualifier pour la prochaine C1, l'OL devra faire mieux. Euphémisme. À cette heure, les frères d'armes de Corentin Tolisso manquent de "beaucoup de choses", dixit Paulo Fonseca. L'entraîneur portugais serait-il inquiet ? "Naturellement, tranchait-il au micro d'OL Play après la déroute, mercredi. Je pense que nous devons faire plus. L'équipe, jusqu'ici, envoyait de bons signaux. Mais aujourd'hui, c'est un match qui nous préoccupe."
On a beaucoup le ballon, mais dès qu'il est arrivé en attaque, on l'a perdu beaucoup de fois
Listons les trous. "Nous avons manqué d'énergie", selon Fonseca, mais aussi "d'agressivité", devant comme derrière. Son OL "a beaucoup le ballon, mais dès que le ballon est arrivé en attaque, on l'a perdu beaucoup de fois, ce qui a permis au Betis de jouer en transition". Avec une belle faiblesse en prime sur coups de pieds arrêtés défensifs : les deux premiers buts sévillans sont venus de corners mal négociés par Clinton Mata (1-0, 23e), d'abord, puis par le binôme Tolisso-Mohamed Ouédraogo (2-0 44e). 
Certes, comme l'a rappelé Matthieu Louis-Jean, l'OL a "joué jeune", et s'attend aux retours de cadres comme Moussa Niakhaté ou Nicolas Tagliafico – même si l'avenir de l’Argentin reste incertain, alors qu’il entame sa dernière année de contrat. Le Sénégalais, de retour du Mondial, n'a réintégré l'entraînement que lundi. L'arrivée de Loïs Openda en prêt de la Juventus va boucher un trou, à l'avant, mais l'enregistrement tardif du Belge l'a privé de rodage avec ses partenaires. 

Fofana et Nuamah présents, mais jamais titulaires en préparation

A leur place, la jeunesse avait brillé, au début de l'été, à l'image des deux triplés du buteur Rémi Himbert face à Mâcon (5-2) puis Saint-Gall (6-3). Voilà ses limites démontrées. "Nous avons des jeunes joueurs avec de la qualité, reconnaissait Fonseca mercredi, mais ils ne sont pas prêts pour jouer un match comme ça (face au Sparta), aussi important pour nous. Comme on l'a vu aujourd'hui : ça devient difficile quand le niveau de l'équipe adverse s'élève."
Cet OL-ci est un Lyon sans mordant. Face à Séville, Paulo Fonseca a aligné un onze de départ qui pourrait sensiblement ressembler à celui qui affrontera le Sparta Prague. La recrue Julien Duranville a débuté cinq des six matches amicaux sur les ailes. Malick Fofana et Ernest Nuamah devraient être disponibles, mais leur préparation a été mince (0 titularisation). Ruben Kluivert a été utilisé dans l'axe, au côté d'un Clinton Mata loin d'être rassurant. Tout comme son compère de la droite Ainsley Maitland-Niles, auteur d'un dégagement (très) mal senti pour offrir au Betis son troisième but. 
Lyon s'en était sorti face à Wolfsburg, relégué en D2 allemande, cinq jours plus tôt (2-0). Il s'était en revanche incliné face au Slavia Prague (0-2) à la mi-août, après avoir battu Mâcon (5-2), puis les Suisses de Saint-Gall (6-3) et du Servette (2-1). Pour un joyeux total d'un seul clean sheet en six matches. Niakhaté reviendra, alors que l'Autrichien Felix Bacher (Estoril) devrait signer prochainement. Contre la montre, et le calendrier chargé de barragiste, l'OL a pris de l'avance (6 recrues, déjà). Peut-être pas assez. 
picture

Espagne - Argentine, pire finale de l'histoire ?

Video credit: Eurosport


Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité