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FIFA : Ouverture du procès en appel d'Al-Khelaïfi et Valcke
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Publié 07/03/2022 à 09:47 GMT+1
De lundi à jeudi, le procès en appel de Nasser Al-Khelaïfi, patron de beIN Media et du PSG, et Jérôme Valcke, ex-numéro 2 de la FIFA, se tiendra au Tribunal pénal fédéral de Bellinzone en Suisse. Les contours du contrat entre la FIFA et beIN Media portant sur les droits en Afrique du Nord et au Moyen-Orient des Coupes du monde 2026 et 2030 est dans le viseur des juges.
Nasser Al Khelaïfi, le président du PSG
Crédit: Getty Images
Nasser Al-Khelaïfi, patron de beIN Media et du PSG, et Jérôme Valcke, ex-numéro 2 de la FIFA, comparaissent en appel depuis lundi en Suisse dans une affaire de droits TV, après avoir été acquittés en première instance.
Ce nouveau procès des deux dirigeants s'est ouvert en début de matinée devant la Cour d'appel du Tribunal pénal fédéral de Bellinzone et doit s'achever jeudi. Dans le volet le plus médiatisé, Nasser Al-Khelaïfi et Jérôme Valcke sont accusés d'avoir conclu un pacte dans le dos de la FIFA, relevant de la "gestion déloyale" et passible de cinq ans de prison. En première instance, à l'automne 2020, le parquet avait requis 28 mois d'emprisonnement contre le dirigeant qatarien et 3 ans contre Jérôme Valcke, mais avait essuyé un revers quasi-total l'incitant à faire appel.
Comme l'accusation, le Tribunal pénal fédéral avait pourtant estimé que Jérôme Valcke avait monnayé son soutien à la chaîne beIN en échange d'une luxueuse villa sur la Côte d'Emeraude sarde, achetée pour lui 5 millions d'euros fin 2013 par une société brièvement détenue par Nasser Al-Khelaïfi. L'ancien secrétaire général de la FIFA aurait sollicité l'aide du dirigeant qatari pour financer la "Villa Bianca", quelques mois avant la signature en avril 2014 d'un contrat entre beIN et l'instance du football portant sur les droits en Afrique du Nord et au Moyen-Orient des Mondiaux 2026 et 2030.
Dans leur jugement civil, les magistrats avaient même qualifié de "pot-de-vin" l'acompte pour la villa sarde. Mais, au pénal, le tribunal ne pouvait condamner pour "corruption privée", la FIFA ayant retiré sa plainte en janvier 2020 après un accord avec Nasser Al-Khelaïfi, dont les termes n'ont jamais été rendus publics.
Restait donc l'accusation de "gestion déloyale", qui nécessite de prouver que l'accord entre les deux hommes a lésé la FIFA. Or "rien n'indique que la FIFA aurait pu obtenir un contrat plus avantageux" que celui signé avec beIN pour 441 millons d'euros pour deux Coupes du Monde, soit 60% de plus que pour les Mondiaux 2018 et 2022, alors que la chaîne était seule en lice, avait tranché le tribunal.
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