La Liga – Entre Barcelone et Bilbao, le cœur de Nico Williams a balancé, avant de pencher pour les Basques : le récit d'une trahison

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Nico Williams a choisi. L'international espagnol a prolongé son contrat avec l'Athletic Club de Bilbao jusqu'en 2035, a annoncé le club basque vendredi. Une nouvelle surprenante qui a choqué en Catalogne, où le Barça l'attendait les bras grands ouverts. "Nico" a longtemps hésité, avant de "trahir" Barcelone, refroidi par la situation économique des Blaugrana.

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C'est une secousse, un séisme qui a chahuté l'actualité de l'autre côté des Pyrénées. Vendredi, l'aurore déjà évaporée, l'Athletic Club de Bilbao s'est fendu d'une publication tapageuse sur ses réseaux, actant par la même occasion la rénovation de son ailier star, Nico Williams (22 ans) jusqu'en 2035. Un véritable choc, aussi bien au Pays basque qu'en Catalogne, où il était ardemment attendu. Depuis l'orée de cette liaison à trois tumultueuse, les effluves sentaient fortement la poudre. Le baril a finalement explosé à la figure du FC Barcelone, baladé par le clan de l'international espagnol et dupé, une fois de plus, après la vraie-fausse arrivée de l'été dernier.
Le Barça pensait s'être vacciné à ces jeux de dupes et ces retournements grossiers. C'est que le club blaugrana a égrené son lot de mésaventures à ce propos. Antoine Griezmann avait laissé une cicatrice ouverte lors de l'été 2018, en révélant dans un documentaire nommé "La Decision" son choix de rester à l'Atlético, après moultes semaines de balbutiements. Cocus, les Barcelonais ont attendu les lèvres pincées une année de plus avant d'enrôler le champion du monde 2018. Six ans plus tard, Nico Williams a renoué avec cette triste tradition.

Le Barça dupé, presque une habitude

Fraîchement auréolé d'un Euro victorieux avec la Roja, le Basque présentait le profil idéal pour animer le côté gauche du Barça, en miroir à l'animation de l'Espagne, avec Lamine Yamal en pendant droit. Problème, cerné par une situation économique exsangue et illisible, et malgré la litanie de promesses lancinantes éructées par son président Joan Laporta, le FC Barcelone a fini par décourager le natif de Pampelune. Comprenez-le, il aurait été très risqué de compromettre sa relation avec son club de toujours et ses supporters, jamais avares d'une fronde volcanique contre ceux qu'ils considèrent comme des traitres.
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Le cadet d'Iñaki a pu aussi constater, de loin, les diverses péripéties entourant l'inscription de Dani Olmo. Pas question de vivre ça pour l'ailier. Fort d'une saison 2024/2025 particulièrement réussie (trois titres, demi-finale de C1), le club blaugrana pensait retrouver sur le champ une liberté totale sur le marché des transferts. Comme trop souvent, la direction catalane a beaucoup parlé avant les actes. Le retour sous l'égide de la règle du 1/1 (le club peut dépenser autant que ce qu'il gagne en masse salariale ou en vente) devait intervenir début juillet, en réponse à un exercice financier probant (950 millions de chiffres d'affaires).

Nico Williams avait bien choisi le Barça

Dès lors, rassuré par cette possibilité et en dépit des relations très fraîches entre l'Athletic Club et Barcelone, Nico Williams a laissé filtrer son intention de rejoindre le club catalan, enfin. Jusque-là, la machine semblait lancée. Au Pays basque, la colère gronde, transpire du lacis des rues, au point d'effacer le portrait du joueur sur une fresque en hommage aux Leones. C'est dire à quel point ce potentiel transfert a transporté les foules, à un point déraisonné. Au plus haut niveau du club, les débats n'en étaient pas moins houleux. Peu enclins à faciliter la transaction, les dirigeants basques ont exigé au Barça le paiement sans échelonnements de la clause libératoire (58 millions d'euros, avant la prolongation).
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La publicación de Lamine Yamal en Instagram Stories, junto a Nico Williams.

Crédit: Instagram

Plus qu'un détail et un sacré handicap pour le Barça, qui ne peut se permettre un tel achat sans un retour officiel sous la règle du 1/1 ainsi que des ventes. De son côté, "Nico" a sur la table une offre de prolongation de contrat avec un salaire fixe de 10 millions à l'année. Le Bayern, autre mastodonte intéressé, promettait au moins autant au joyau ibère. Selon les échos provenant de la presse locale, le Barça se cantonnait à des émoluments autour de 7-8 millions par an. Mais là n'était pas le point de bascule.

La trahison la plus simple et la moins douloureuse

Williams ne voulait pas revivre un autre été agité, le pouls emballé jusqu'à la fermeture du marché, et devoir subir pour toujours la rancœur de ses paires. Sa famille, tous ses proches ont poussé pour que "Nico" reste. Finalement, à 10h30 du matin vendredi, toute une ville a soufflé de soulagement. "Quand il faut prendre des décisions, pour moi, ce qui compte le plus, c'est le cœur, déclare le joueur de la Roja dans une vidéo d'annonce de sa prolongation. Je suis là où je veux être, avec mon équipe, ici, c'est chez moi, Aupa Athletic !" 
Lié jusqu'en 2035, serti d'une clause libératoire rehaussée de 50% (de 58 millions à environ 87 millions), Nico Williams s'est une nouvelle fois fourvoyé, pas aidé par un Barça à la communication nébuleuse, jamais calquée aux moyens réels du club. Le choix "du cœur", l'ailier virevoltant l'a fait, certainement. Mais il a tout de même été proche de s'engager chez les Catalans après de longues semaines à louvoyer. Cette volte-face soudaine sera dure à avaler pour ces derniers. "Nico" a joué, a tenu un temps son coup de poker. Mais le risque l'étreignant de plus en plus, le choix de la prudence s'est offert naturellement à lui. Entre deux trahisons possibles, il a choisi la plus simple, la moins douloureuse. À Barcelone de retenir la leçon, pour de bon.  
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