Liga I Majorque - FC Barcelone I Faire mieux avec moins, c’est le défi du Barça d'Hansi Flick et de Lamine Yamal

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Il est de retour après une saison flamboyante. Le Barça remet son titre en jeu en Liga, avec un premier rendez-vous face à Majorque samedi (19h30). La machine d’Hansi Flick a fait main basse sur toutes les compétitions nationales en 2025, et a échoué de peu en demi-finale de la Ligue des champions. Ce sera difficile de faire mieux. Surtout avec un effectif qui semble presque amoindri.

Lamine Yamal, le joyau du Barça

Crédit: Getty Images

On l’a quitté sur une dernière danse. Une victoire implacable et trois nouveaux buts marqués pour boucler une saison en beauté à Bilbao (0-3). Revoilà la machine barcelonaise. Le club catalan étrenne ses galons de champion samedi à Majorque pour donner le coup d’envoi d’une saison où il sera attendu de toutes parts. Normal. L’équipe d’Hansi Flick n’a laissé que des miettes la saison passée, remportant la Supercoupe d’Espagne, la Coupe du Roi et la Liga. Son seul échec ? Une élimination en demi-finale de la Ligue des champions, après un duel mémorable face à l’Inter (3-3, 4-3 a.p.).
La barre est haute, c’est peu de le dire. Faire mieux pour le Barça, cela reviendrait non seulement à conserver sa suprématie nationale, mais aussi aller chercher un titre de champion d’Europe qui le fuit depuis maintenant dix ans. Tout gagner, donc. Cela paraissait déjà dans ses cordes la saison passée. Quand une équipe parvient à claquer la bagatelle de 174 buts toutes compétitions confondues, c’est difficile de définir la limite de son potentiel. Mais pour aller chercher tous les sommets, la machine catalane va devoir afficher au moins le même niveau.

Quelques coups de chaud estivaux

Sa capacité à répondre à cette exigence, c’est toute la question qui l’entoure à l’aube de sa reprise. Son intersaison n’a pas été de tout repos. Il y a eu la fête d’anniversaire controversée de sa star, Lamine Yamal, par ailleurs prolongé avec une forte revalorisation salariale pour atteindre un montant de 8 millions d’euros par an, avec d’autres bonus éventuels. Il y a eu, aussi, l’imbroglio autour de Marc-André ter Stegen, d’abord destitué de son brassard de capitaine, avant qu’il ne lui soit rendu. Quelques coups de chaud au cœur d’un été plutôt calme par ailleurs.
Le Barça est en effet resté plutôt sage sur le marché des transferts. Sa capacité d’investissement reste limitée par une situation financière toujours précaire malgré une petite amélioration. Le club catalan s’est quand même renforcé avec l’arrivée du gardien Joan Garcia, recruté à l’Espanyol pour 25 millions d’euros. Et le prêt de Marcus Rashford, qui vient donner de la profondeur d’effectif et apporter un nouveau profil dans le secteur offensif même si l’international anglais n’apparaît pas vraiment comme un titulaire en puissance.

Inigo Martinez laisse un vide

Barcelone a aussi perdu des éléments. Les départs de Pau Victor, d’Alex Valle et de Pablo Torre ont permis une rentrée d’argent frais dans les caisses catalanes (23 millions d’euros au total). Celui de Clément Lenglet, parti à l’Atlético de Madrid après un commun accord avec sa direction pour résilier son contrat, va permettre une économie estimée à près de 13 millions d’euros sur la masse salariale barcelonaise, l’équivalent des deux dernières années de son bail. Sportivement, ces pertes sont relativement minimes. Celle d’Iñigo Martinez, beaucoup moins.
Le Basque de 34 ans, parti libre à Al-Nassr, va en effet priver le Barça de l’un de ses défenseurs les plus performants la saison passée. Et d’une rampe de lancement précieuse pour initier les mouvements offensifs. Si, là aussi, Barcelone réalise une économie de salaire non négligeable (14 millions d’euros), le vide laissé sur le plan sportif est considérable dans le secteur faible barcelonais. La défense catalane a en effet concédé 72 buts toutes compétitions la saison passée, un total qui aurait pu être encore plus élevé sans de multiples interventions salvatrices d’Inigo Martinez.

Yamal, évidemment...

C’est en ce sens que ce Barça apparaît comme légèrement affaibli par rapport à celui de la saison passée, même s’il a encore le temps de trouver un éventuel successeur à Iñigo Martinez avant la fin du mercato. En l’état, Ronald Araujo devrait hériter d’un statut de titulaire en charnière aux côtés de Pau Cubarsi. Mais les meilleurs arguments du Barça, comme l’an passé, seront plus haut sur le terrain. Au milieu, où Pedri a rayonné la saison dernière aux côtés de Frenkie de Jong, dans un secteur où Gavi constitue une excellente alternative. Mais surtout en attaque.
Déjà parce que le Barça possède l’un des tout meilleurs joueurs du monde à l’heure actuelle, peut-être même le meilleur. Et qu’il n’a que 18 ans, et donc tout le temps devant lui pour progresser. Lamine Yamal est le messie attendu pour porter ce Barça vers les sommets, et le trio qu’il forme avec Raphinha et Robert Lewandowski (94 buts à eux trois la saison passée) s’avance encore comme la ligne offensive la plus redoutable d’Europe. Le salut du Barça d’Hansi Flick passe invariablement par son attaque. C’est comme ça qu’il a failli tout gagner la saison passée. Un peu amoindri derrière, c’est plus que jamais son atout maître pour soulever tous les trophées cette année.
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