Liga - Mbappé blessé, Vinicius et Bellingham attendus... L'heure de vérité pour Xabi Alonso et le Real
Publié 04/01/2026 à 00:46 GMT+1
Avec la blessure de Kylian Mbappé pour les trois prochaines semaines, le Real Madrid se trouve à la croisée des chemins, entre incertitudes et doutes mêlés d'une question qui ne cesse de l'entourer depuis l'arrivée du Français, brillant individuellement : le Real serait-il meilleur collectivement sans sa star tricolore ? Janvier va donner une bonne réponse, et conditionner la suite de la saison.
Guardiola : "Rodri est de retour"
Video credit: Eurosport
Peut-on réellement être en crise lorsque l'on est 2e de son championnat et 7e de la phase de poule de la Ligue des champions avant d'affronter Monaco et Benfica ? Pour 99% des clubs de la planète, non. Mais le Real Madrid est un microcosme à part.
À Santiago Bernabeu, rien d'autre que tout gagner, tout le temps, n'est suffisant, et encore, à condition d'y mettre la manière. Alors, forcément, après six mois de performances approximatives, de très bons résultats ne suffisent plus vraiment et les Merengue et leur entraineur Xabi Alonso sont au pied du mur à l'aube de 2026. Encore plus depuis l'annonce de la blessure de Kylian Mbappé.
Mbappé, c'est 21 points rapportés en Liga
De très loin le joueur de champ le plus performant individuellement parlant cette saison, avec 29 buts et 5 passes en 24 matches, l'attaquant Français souffre d'une entorse au niveau du ligament externe d'un genou et devrait selon toute vraisemblance rater les trois prochaines semaines de compétition. Pour une équipe habituée à se reposer sur les exploits de son avant-centre – le capitaine de l'équipe de France a directement rapporté 21 points au Real en Liga cette saison – c'est une absence loin d'être négligeable. Surtout vu le programme du mois de janvier.
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Mbappé va manquer la Supercoupe d'Espagne.
Crédit: Getty Images
Si Kylian Mbappé venait à rater trois semaines de compétition, comme annoncé par de nombreux médias, le Français ne reviendrait donc pas avant le 21-22 janvier, et manquerait ainsi, au minimum, quatre rencontres des Merengue : les réceptions du Bétis Séville et de Levante en Liga, celle de Monaco en Ligue des champions et la demi-finale de Supercoupe d'Espagne face à l'Atlético. Quelques jours de plus et il raterait également les difficiles déplacements à Villarreal en Liga et à Benfica en Ligue des champions. Des affiches que le Real n'a plus gagnées sans lui depuis la Coupe du monde des clubs cet été.
Tout un équilibre à retrouver
À l'époque, alors que le Français ronge son frein en raison d'une grippe abdominale, les débuts de Xabi Alonso sont idylliques. Du fond de jeu intéressant, des résultats probants (victore contre Pachuca et Salzbourg puis élimination de la Juventus et de Dortmund avec Mbappé en sortie de banc), des révélations (Gonzalo Garcia), des leaders (Vinicius et Bellingham en tête) conquérants... Tout allait pour le mieux.
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Xabi Alonso discute avec Jude Bellingham.
Crédit: Getty Images
Mais le retour de Mbappé dans le onze, malgré ses excellentes performances, a tout changé. Avec le Français titulaire, ce qui est arrivé 24 fois en 25 rencontres cette saison (il est resté sur le banc contre Manchester City), le Real semble moins cohérent collectivement, comme si une star était une star de trop, inhibant toutes les autres par sa présence. Depuis la fin de l'été, Vincius a replongé, Bellingham se bat mais tire rarement son équipe dans le bon sens et, parmi les cadres madrilènes, seuls Aurélien Tchouaméni et Thibaut Courtois réalisent réellement une bonne saison. Plus Mbappé, évidemment.
Le mois de l'espoir pour Xabi Alonso ?
Mais le Real n'a gagné que trois de ses sept derniers matches de Liga et a perdu 9 points sur le FC Barcelone sur la période, laissant les Catalans leur voler la tête du championnat. Ajoutez à cela un fond de jeu pour le moins inexistant et comprenez facilement que Xabi Alonso est en gros danger. L'ancien joueur de la Maison Blanche (2009-2014) ne trouve pas de solution à l'absence de collectif ou de lien entre ses principales têtes d'affiche.
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Xabi Alonso en danger : "Qui a déjà vu le Real être une référence du beau jeu ?"
Video credit: Eurosport
Comme Ancelotti l'an passé avant lui, il tente d'associer Mbappé et Vinicius en vain, tente de trouver la meilleure combinaison au milieu autour de Tchouaméni, sans réelle "bonne" solution. Sans oublier le côté droit, où Valverde dépanne au poste de latéral et où Rodrygo peine à retrouver son niveau à l'aile... Sans un décisif Mbappé ces dernières semaines, il n'aurait sans doute déjà plus été l'homme de la situation. Et janvier s'annonce encore plus compliqué sans son buteur maison.
Vinicius en chef de file de janvier ?
Chef de file du Real il y a deux ans, Vinicius ne s'est lui jamais totalement remis de la déception du Ballon d'Or et si son début de saison était encourageant (5 buts et 4 passes en 8 journées), il n'a plus marqué depuis le 4 octobre et son clash avec Xabi Alonso qui a suivi lors du Clasico (2-1) le 26 octobre. Mais le Brésilien a montré des choses positives ces derniers temps, étant déterminant face à l'Olympiakos (2 passes décisives) ou à Alavés (passe décisive) et, affublé du brassard de capitaine contre Séville. Un geste de Xabi Alonso qui n'est pas neutre.
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Le Real est-il trop gentil avec Vinicius ?
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L'entraineur sait qu'il a besoin de Vinicius autant que Vinicius a besoin de ressentir la confiance de son entraineur. Pour s'en sortir l'un comme l'autre, les deux hommes ont besoin de jouer main dans la main. Reste à savoir comment Xabi Alonso compensera l'absence de Mbappé sur la feuille de match, encore plus avec le départ d'Endrick en prêt à Lyon, ne laissant que Gonzalo Garcia comme remplaçant naturel. Parce qu'il ne faudra pas espérer le compenser individuellement. C'est impossible. Mais si le Real parvient enfin à se retrouver et à redevenir une équipe, alors il pourrait bien sortir grandi de ce mois de janvier piégeux.
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Real Madrid
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Betis Séville
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