La Liga | Blessé lors de la Coupe du monde, Frenkie de Jong ratera de longs mois avec le FC Barcelone, qui commence à sérieusement perdre patience
Mis à jour 24/07/2026 à 19:47 GMT+2
Entre Frenkie de Jong et le FC Barcelone, on est loin de l'idylle promise. Entre divers coups d'éclat, le Néerlandais a frustré, souvent blessé, et n'a que trop peu progressé. En froid avec Hansi Flick depuis la fin de saison, le Néerlandais se retrouve écarté des terrains pour de longs mois après une blessure contractée et envenimée au Mondial. Pour le Barça, cela ressemble à la goutte de trop.
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Avec lui, c'est toujours le même cercle vicieux. Il suffit d'une étincelle, d'un contrôle orienté, d'une passe caressée pour tout oublier et tout pardonner. Frenkie de Jong est un joueur à part, promis à l'étage stellaire depuis une explosion en mondovision avec la colonie bénite de l'Ajax cuvée 2018/2019. Le PSG, Barcelone : les mastodontes se sont écharpés pour le joyau batave, capable de briller en sentinelle, relayeur, et même plus haut. Le blond à la démarche lente et gracieuse a une panoplie aussi étendue que son immense talent. C'était acté, l'avenir lui était promis.
Sept ans plus tard, le rêve imaginé ressemble plus à un somme inconfortable de lendemain de soirée arrosée. De Jong a fait tourner les têtes, oui, mais davantage d'exaspération, de frustration, que d'admiration. Longtemps, le Néerlandais a été absout de tous les torts, partagés entre ses divers entraîneurs, les blessures, son positionnement, l'état de ses équipes ou encore son âge. À 29 ans, le natif de Gorichem n'a plus de paravent derrière lequel se cacher.
Les mêmes qualités, les mêmes tares
À Barcelone, certaines voix n'hésitaient même plus à espérer l'intronisation pérenne d'un Marc Bernal – qui lui aussi est capable de briller sur toute la verticalité – dans le double pivot avec Pedri. Sur le flanc pour une blessure aux ischio-jambiers lors du premier trimestre de 2026, De Jong a pu sentir, de loin, que son totem d'immunité était sur le point de chanceler. De retour mi-avril dans le groupe catalan, le maestro batave a repris peu à peu ses aises, facilité par le retour à l'infirmerie de Bernal.
Sans forcer, De Jong use des cordes habituelles. Des projections létales en transition, une faculté rare à protéger le cuir sous pression et une gestion méticuleuse des temps faibles avec ballon. Dorénavant, avec lui, plus de surprise. On sait ce qu'on a, aussi ce qu'on n'a pas. Comme cette manie de se désintéresser trop vite de la tâche défensive une fois le cuir hors de portée. Trop indolent au marquage, De Jong a du mal à allonger la foulée lorsqu'il s'agit d'aller vers son propre but. Le contraste avec les kilomètres avalés par un Pedri les pommettes rubicondes et le souffle en pleine frénésie alourdit le casier du milieu Oranje.
L'absence et le froid
Le sprint final lancé, Barcelone espérait renverser l'Atlético en quart de finale retour de Ligue des champions, au Metropolitano. Selon les informations de Jijantes, média qui couvre l'actualité du club blaugrana, Hansi Flick avait prévu d'aligner De Jong d'entrée. À l'époque, nombre d'observateurs lèvent un sourcil de surprise devant l'absence du Néerlandais, qui avait pourtant reçu le feu vert médical.
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Flick n'aurait pas changé d'avis. Il s'agirait plutôt d'un refus du joueur, préoccupé à l'idée de prendre des risques, et de rechuter. Un état d'esprit conservateur qui n'aurait pas plu au technicien allemand qui, toujours selon Jijantes, aurait eu de plus en plus de mal avec la gestion "autodidacte" de la blessure du Néerlandais. Jijantes évoque même une réelle "cassure" entre Flick et De Jong depuis ce désaccord. Et ce ne sont pas les récents événements qui vont infléchir la tendance.
La blessure de trop, le dernier à y croire
Titulaire avec les Pays-Bas lors de la Coupe du monde cet été, De Jong a une nouvelle fois étrenné sa fâcheuse tendance à porter le ballon dans la largeur, ralentissant le jeu et exaspérant les observateurs. Sans ressort, resté au trot, le Barcelonais a été éclipsé par un Ryan Gravenberch actif et rafraichissant. Quelques jours après l'élimination en seizièmes contre le Maroc, l'explication est tombée : Frenkie de Jong a disputé une partie du Mondial blessé. Cette fois, le diagnostic est sévère. Le genou est touché et les premiers examens tablent sur une longue absence.
Marca évoque quatre mois d'indisponibilité, AS craint une durée encore plus longue. Le communiqué du Barça jeudi indique que le Batave souffre "d'une déchirure du ligament interne du genou droit". En somme, probablement pas de De Jong avant 2027. Le Barça, fortement échaudé par la nouvelle et la gestion de son métronome, attend le diagnostic final pour avancer ses pions sur le marché des transferts. Il sera aussi bientôt l'heure de faire un autre choix, plus corsé, avec l'avenir d'un joueur qui a récemment prolongé jusqu'en 2029. L'intéressé a répondu via un texte publié sur ses réseaux, arguant que la dégradation de sa blessure, perçue initialement comme mineure par l'encadrement médical des Oranje, "fait partie des choses qu'on ne peut pas contrôler." "Je vais continuer à tout donner pour cet écusson, nous avons encore beaucoup de beaux moments à vivre et d'objectifs à réaliser", conclut De Jong, résolument optimiste. Le dernier à l'être, sûrement.
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