Liga | 1e journée | A l'aube de sa troisième saison avec le Barça, est-il l'heure pour Hansi Flick de devenir raisonnable ?
Par Tristan HENRY
Publié 23/08/2026 à 00:02 GMT+2
Le Barça attaque ce dimanche à Elche (21h30) sa quête d’un triplé en Liga. Si l’objectif clair se conjugue à des ambitions européennes renouvelées, Hansi Flick devra encore faire avec un effectif aux faiblesses apparentes en défense. Pointé du doigt pour le manque d’équilibre de son équipe, l’entraîneur doit faire en sorte qu'elle gagne en maturité, au risque de rester une éternelle promesse.
Hansi Flick en el amistoso Birmingham-Barcelona
Crédit: Getty Images
Double tenant du titre de la Liga, vainqueur aussi de la Coupe du roi en 2025 et de la Supercoupe d’Espagne, deux fois, le Barça et son entraîneur Hansi Flick sont solidement installés dans la péninsule. Porté par des joueurs maintenant confirmés comme Lamine Yamal, Pedri, Raphinha ou Dani Olmo, Barcelone peut voit venir. Seulement, des progrès sont attendus dans les domaines qui fâchent, à savoir l’assise défensive, la constance, et la science de la gestion des matches, notamment si les Culés veulent atteindre tous leurs objectifs au niveau européen. Pas certain que cela les intéresse.
"Je ne suis pas inquiet de devoir inscrire des buts pour gagner, c’est notre manière de jouer au football. Nous savons que nous pouvons mieux défendre, mais nous pouvons nous créer beaucoup d’occasions si nous jouons bien". Prononcée le 13 avril dernier avant le retour face à l’Atletico en quart de finale de Ligue des champions, cette prise de position de Flick n’a pas très bien vieilli, son équipe se faisant surprendre par Ademola Lookman sur un contre le lendemain, pour sortir de la compétition malgré la victoire (2-1).
L'année 3, l'heure des comptes
Déjà puni par l’Inter en demie la saison précédente, le Barça était ramené à ses chères études. Sauf que, pour la troisième année de Flick en Catalogne, après une deuxième saison finalement moins enthousiasmante que la première, le projet arrive à une forme de maturité. Pour ne pas donner l’impression de patiner, l’équipe doit progresser, ce qui n’est pas forcément évident lorsqu’on a tout de même fini le dernier championnat sacré avec 94 points, 95 buts inscrits, et seulement 36 encaissés. C'est encore moins facile quand on parle d'un club contraint de jouer les équilibristes tout en vendant du rêve à chaque mercato.
Si l’on peut douter de la priorité accordée par Flick à sa solidité défensive, la position de sa direction est claire, avec les quelque 70 millions d’euros envoyés pour Anthony Gordon. La défense attendra son tour, ayant juste enregistré le départ de Ronald Araujo et le retour de Joao Cancelo. Le Portugais n’est pas vraiment une assurance tout-risque derrière, mais il ne manquera pas d’ajouter un peu plus de folie à une équipe qui défend souvent à cinquante mètres de son but.
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El sacrificio de Cancelo para fichar por el Barça: "Hubiera estado un año sin jugar"
Crédit: Getty Images
Niveau recrutement, ce n’est d’ailleurs peut-être pas fini, les noms de Jules Koundé et d’Alejandro Baldé étant liés à des rumeurs de départ, ce qui ouvrirait la porte à des arrivées. "Je ne peux rien garantir sur l’avenir de certains joueurs", a répondu à ce sujet Flick en conférence de presse ce samedi. Construire de la stabilité derrière sans connaître son effectif n'est encore une fois pas simple, surtout que la pyramide de l'Allemand s'écrase aussi par le haut.
Flick doit pour l’instant faire sans vrai 9, puisque Robert Lewandowski est parti. S’il n’était plus tout à fait le goleador de ses grands jours, le Polonais avait quand même planté 14 pions bien utiles, tout en apportant une stature et une expérience nécessaires à la bande de gamins qui l’entourait.
Rodri, le sauveur ?
Avec le départ aussi de Ferran Torres et l’arrivée avortée de Julian Alvarez, c’est Hamza Abdelkarim, 18 ans, qui tient pour l’instant la baraque. "Hamza a réalisé une très bonne pré-saison. C'est un vrai numéro 9, il est jeune et il a beaucoup de potentiel. En plus, il a marqué des buts, et c'est ce qui compte quand on joue à ce poste. Il a fait un excellent travail", l’a encensé Flick face à la presse. Pour l'instant, c'est lui, ou Karim Adeyemi, arrivé pour 22 millions, qui jouera.
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Pourquoi Infantino a reculé sur son projet controversé
Video credit: Eurosport
Encore un peu plus d’inexpérience dans la marmite donc, mais la mayonnaise pourrait quand même monter. Déjà, parce qu’une partie conséquente du groupe est devenue championne du monde cet été, ce qui est tout de même une expérience précieuse, et aussi parce que Barcelone attend celui qui aura la charge de garantir la cohérence de l’ensemble : Rodri, qui sera absent à Elche.
Ni attaquant, ni défenseur, le milieu aura la lourde charge d’équilibrer le tout, à moins qu’il ne succombe à la douce ivresse d’une équipe si talentueuse qu’on lui pardonnerait tout, sauf de ne pas pleinement développer son potentiel. Alors, s’il est temps pour Flick et ses hommes de passer un cap, il est l'heure pour tous de se faire une raison : ce Barça ne sera probablement jamais totalement raisonnable. A voir si c’est mieux ainsi.
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Elche CF
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FC Barcelone
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