Liga | Athletic Bilbao - Atlético de Madrid | "Julian ne va pas bien" : Alvarez, et maintenant ?
Par Emile Pawlik
Mis à jour 05/09/2026 à 14:38 GMT+2
Le mercato d'été est terminé, et Julian Alvarez est toujours à l'Atlético de Madrid. Au terme d'un feuilleton rocambolesque, l'Argentin n'a pas réussi à obtenir le départ au FC Barcelone dont il rêve tant. Une situation qui a creusé un fossé entre les supporters, qui lui en veulent, et lui. De retour à l'entraînement, il reprend le cours de sa vie, à commencer par la rencontre à Bilbao, ce samedi.
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Video credit: Eurosport
A défaut d'une nouvelle vie, celle dont il rêvait, Julian Alvarez va devoir faire avec la monotonie de la continuité. La banalité d'un quotidien dans un club où il ne voulait pas rester. C'est certainement difficile pour l'Argentin, mais il va devoir faire avec. Pour le moment, il ne semble pas avoir tourné la page. L'avant-centre était absent des entraînements en début de semaine, et est revenu il y a quelques jours avec le reste de l'effectif pour lancer une saison qui a bien mal commencé pour lui.
Tout l'été, il a poussé pour obtenir l'autorisation de son club de le laisser partir au FC Barcelone, qui ne se serait pas aligné sur les exigences des Madrilènes qui s'élevaient à 150 millions d'euros. Pendant deux mois, il s'est heurté au refus catégorique des dirigeants des Colchoneros de le laisser filer pour renforcer un concurrent direct.
Ainsi, ce dossier lancé au cœur du mois de juin par le principal intéressé au détour d'une déclaration s'est éternisé, pour rien de bénéfique au final. A l'époque en marge du Mondial, Julian Alvarez avait annoncé sa ferme intention de changer d'air. "La meilleure chose pour tout le monde serait un transfert, je veux accomplir mon rêve", avait-il alors posé, provoquant l'ire du directoire de l'Atlético.
Cassure avec les supporters
Dans un mélodrame dont seule l'Espagne a le secret, l'Atlético avait alors accusé son concurrent catalan d'avoir négocié avec l'Argentin, alors qu'il était sous contrat. Allant même à les accuser de "harcèlement" dans une plainte envoyée à la FIFA en juillet. Les dernières semaines d'août n'ont rien changé à la situation de "la Araña", malgré l'intérêt d'Arsenal, décliné par le joueur selon The Athletic.
Il a été fortement conspué par ses supporters lors de la première de la saison au Riyadh Air Metropolitano face à Villarreal. Après la rencontre, Julian Alvarez avait alors été laissé à l'écart de ses coéquipiers par son club, pour l'empêcher d'aller saluer les supporters qui réclamaient à cor et à cri son départ, en des termes fleuris.
Parce que l'ancien Cityzen a creusé un gouffre entre les supporters et lui qu'il va être difficile de combler, un peu à la manière d'un Antoine Griezmann en son temps. Les histoires d'amour finissent mal à l'Atlético, en général. Une chance pour lui, le calendrier ne prévoit pas de retour devant les fans Rojiblancos avant le 16 septembre, avec trois déplacements au programme avant la réception d'Osasuna. Le temps de reprendre ses marques dans une équipe qui a besoin de son talent et de son apport différent dans une équipe qui confine parfois à la caricature. C'est d'ailleurs pour cela que le champion du monde 2022 veut changer d'air, il ne veut plus évoluer dans l'équipe du "Cholo", jugée trop défensive par l'artiste.
Certaines personnes ont essayé de le piéger
Dans une tentative d'apaisement, le club madrilène par la voix de son propriétaire Miguel Angel Gil Marin a surtout pointé l'influence néfaste de son entourage dans cette histoire. "Julian ne va pas bien, certaines personnes ont essayé de le piéger. Je suis vraiment désolé pour ça. C'est une belle personne, un grand professionnel, un grand footballeur, qui traverse une situation très, très difficile sur les plans personnel et professionnel", avait-il indiqué à Monaco, en marge du tirage de la Ligue des champions.
La presse espagnole, elle, ne s'y trompe pas : le cas Alvarez ne fait que commencer. "Je regarde avec une certaine tendresse les personnes qui pensent que l'affaire est close. (...) Miguel Angel Marin a eu ce qu'il voulait, mais ça ne lui sera d'aucune utilité si le joueur ne se ressaisit pas, ne retrouve pas la raison, ne s'engage pas pleinement dans le projet de Simeone et qu'il ne fait pas la paix avec les supporters. La patate chaude est dans les mains de Simeone, pas du Barça qui peut attendre que le transfert se concrétise, comme un fruit mûr", écrit Gemma Herrero sur AS dans une chronique intitulée "la patate chaude".
Le Barça reviendra à la charge
Le média espagnol s'attend à ce que le Barça revienne à la charge l'hiver prochain, l'été prochain et que finalement toute cette résistance n'ait été vaine. Vaine pour un joueur qui n'a qu'une envie, c'est de partir, vaine pour un club qui retient un joueur contre son gré (même s'il n'a pas tout bien fait) et vaine pour le Barça qui doit encore patienter avant d'attirer ce qui a une bonne tronche de pièce du puzzle manquante.
Ce qu'il y a de sûr, c'est que les moindres faits et gestes d'Alvarez vont être scrutés, la moindre prise de parole décortiquée, et qu'il faudra beaucoup, beaucoup de temps avant que la situation rentre dans l'ordre. Si tant est que cela soit encore possible.
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