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Et à la fin, c'est Arsenal qui perd

Et à la fin, c'est Arsenal qui perd
Par Eurosport

Le 26/02/2011 à 19:08Mis à jour Le 27/02/2011 à 19:38

Les Gunners pourront-ils seulement s'en remettre? Battus en finale par Birmingham (1-2), ils voient s'envoler leur espoir d'un premier trophée depuis 2005. C'est cruel pour les hommes d'Arsène Wenger, qui ont eu les occasions de gagner, et doivent leur défaite à une énorme bourde défensive.

Dès le coup de sifflet final, Laurent Koscielny s'est effondré au milieu de la pelouse du Stade Wembley. Pendant que les Blues de Birmingham City traversaient le terrain comme des dératés, bondissaient dans tous les sens et célèbraient leur gardien Ben Foster, le jeune défenseur central français ressassait. L'ancien Lorientais venait conquérir le premier titre de sa carrière, il restera l'un des malheureux symboles d'une équipe d'Arsenal toujours incapable de contrevenir à l'absence de titres qui la frappe depuis bientôt six ans. La déviation de la tête de Nikola Zigic à la 89e minute de jeu semblait pourtant inoffensive. Une incompréhension entre Koscielny et le jeune gardien Wojciech Szezcny permit pourtant à Obafemi Martins de transformer en but une action parfaitement anodine. Birminghan s'est attribuée la League Cup 2011 devant Arsenal (2-1)...

Conséquence directe, les Gunners ont dû gravir les marches de Wembley la tête basse pour venir chercher leur lot de consolation. Les hommes d'Alex McLeish ont pu adopter une démarche conquérante pour s'emparer de la Coupe qu'ils étaient venu chercher. Les uns ne sont pas parvenus à mettre fin à six années sans remporter la moindre compétition. Les autres viennent de renouer avec la gloire d'un titre majeur, le premier pour Birmingham depuis une Coupe de la Ligue, déjà, en 1963.

"Une manière ridicule de perdre... qui correspond à Arsenal"

Auteur de l'ouverture du score sur un corner qu'il est lui même allé chercher (28e), Nikola Zigic a été prépondérant dans le succès des seizièmes de la Premier League. Il a ensuite reçu le soutien tardif d'Obafemi Martins, entré en jeu à une dizaine de minutes du coup de sifflet final. Mais le héros du match se trouvait à l'autre bout du terrain. Logiquement nommé meilleur joueur de la rencontre, Ben Foster s'est distingué en réalisant pas moins de quatre parades décisives, dont trois en l'espace de cinq minutes (75e, 76e et 80e) alors qu'Arsenal, et notamment Samir Nasri, s'efforçait de faire la différence.

Auteurs d'un réveil trop tardif, les Gunners ont été cruellement, mais presque logiquement, sanctionnés. Ils restent en lice dans toutes les autres compétitions nationales (Premier League, FA Cup) et européenne (Ligue des champions) mais devront vite oublier ce dénouement renversant. Pas évident, tant ce final peut sembler symptomatique des limites des joueurs d'Arsenal. "C'est une manière ridicule de perdre une finale. Mais une manière qui correspond parfaitement à Arsenal", commentait un blog consacré aux Gunners dès le coup de sifflet final. Pas faux.

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