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Après OL - Saint-Etienne | Lacazette, Tolisso, Cherki : les Gones pur jus ont montré la voie
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Publié 11/11/2024 à 00:31 GMT+1
L'Olympique Lyonnais a pris le dessus sur l'AS Saint-Etienne dimanche pour le premier derby depuis près de trois ans en Ligue 1 (1-0). L'OL a été porté par les enfants du club, qui ont cette affiche contre les Verts dans l'ADN : Alexandre Lacazette, Corentin Tolisso, ou Rayan Cherki. Chacun à leur manière, ils ont façonné le succès des joueurs de Pierre Sage.
Alexandre Lacazette, Corentin Tolisso et Rayan Cherki lors de OL - Saint-Etienne en Ligue 1, le 10 novembre 2024
Crédit: Imago
D'un derby à l'autre, un même score, mais une tout autre histoire. Le 21 janvier 2022, l'OL battait les Verts à la maison, par la plus petite des marges (1-0) grâce à un penalty de Moussa Dembélé devant des tribunes rendues très clairsemées par les jauges dues au Covid-19. Ce 10 novembre 2024, Lyon s'est de nouveau imposé contre son ennemi intime Saint-Etienne, dans la ferveur du Groupama Stadium et avec ses enfants du cru comme leader. Alexandre Lacazette, Corentin Tolisso ou encore Rayan Cherki ont été déterminants dans ce succès d'ores et déjà marquant de la saison des Gones.
Lors du dernier derby 1024 jours plus tôt, Lyon comptait évidemment sur certains joueurs formés au club, ADN indissociable de l'OL. Mais de ceux-là, certains ont quitté le club par nécessité financière et/ou de projet (Aouar, Lukeba, Gusto), quand d'autres sont encore là mais ont subi un réel déclassement (Lopes troisième gardien, Caqueret non entré en jeu ce dimanche soir). Cet Olympique Lyonnais a beaucoup changé, avec un nouveau propriétaire et une nouvelle stratégie sportive. Au centre de laquelle résiste une colonne vertébrale d'anciens du centre de formation décisifs ce dimanche.
Lacazette, un peu plus dans l'histoire du derby
Alexandre Lacazette n'a pas été forcément très en vue dans le jeu (24 ballons touchés seulement). Mais c'est lui qui a forcé la décision juste avant la demi-heure, pour concrétiser un temps fort des locaux. Et tant pis si la note artistique, un ballon poussé du genou aux six mètres suite à un coup de pied arrêté, n'est pas au rendez-vous.
"Ca rend très heureux, très fier, s'est-il félicité sur DAZN. On voulait la victoire, comme on dit un derby ça ne se joue pas, ça se gagne. Tout n'était pas parfait ce soir, ce n'était pas très, très beau. Mais au final on a gagné, tout le monde est content. Souvent c'est ça quand on apprend des grands buteurs quand j'étais petit, plus jeune. Même si on peut marquer de la fesse, on marque et là aujourd'hui, j'ai marqué du genou. Ce n'est pas le plus beau mais elle va quand même en lucarne."
Dans le dur depuis le début de saison, complètement hors du coup à Lille lors de la précédente journée, l'ancien Gunner a resurgi au bon moment pour inscrire son deuxième but de la saison. Et marquer un peu plus de son empreinte les OL-ASSE, lui qui devient seul le troisième meilleur buteur des Gones dans cette affiche.
Sur sa réalisation, Alexandre Lacazette a bénéficié du coup de pouce de son compère Corentin Tolisso, l'autre retour au bercail salvateur du soir. Le retourné du milieu de terrain lyonnais s'est transformé en passe décisive. "Mon intention était de tirer, pas de faire la passe" en a souri l'intéressé en zone mixte. "J'anticipe parce que je sais que Coco, c'est pas le roi du retourné (sourire) donc je m'attendais à un raté de sa part, enfin qu'il ne la prendrait pas parfaitement, il faut toujours imaginer qu'il loupe son geste" racontait, taquin, Lacazette.
Trois minutes plus tôt, Tolisso après avoir déjà servi "le général", qui avait touché le poteau, un des principales occasions franches de l'OL en première période. Les deux seules frappes du match pour Lacazette, synonymes des deux principaux frissons du soir pour l'arrière-garde stéphanoise, tout un symbole.
"Ce soir, c'était surtout avec le cœur" que l'avant-centre lyonnais a expliqué s'être mis en condition. "Parce que c'est mon premier au Groupama Stadium et sûrement le dernier aussi. Je me suis imprégné de toute l'énergie, de ma famille, de mes amis, du stade aussi. On avait confiance dans le groupe qu'on allait gagner ce soir."
Le finisseur, le travailleur et l'artiste
Comme son acolyte, Corentin Tolisso ne vit pas un retour à la maison linéaire. Mais dans la lignée de son début de saison, le champion du monde 2018 a été déterminant par son abattage et son volume au milieu du terrain : numéro un ex aequo des tentatives de frappe côté lyonnais (3) comme des interceptions, ou encore deuxième en tacles réussis (4).
Le finisseur et le travailleur, il ne manquait plus que l'artiste pour parfaire le tableau. S'il n'a pas été décisif – bien qu'il tire le corner à l'origine du but - Rayan Cherki a été l'un des grands bonhommes de la rencontre. Sa qualité technique (7 dribbles réussis) a constamment mis sur le reculoir les Verts, sans pour autant tomber dans l'excès de gourmandise. Et le jeune Lyonnais a ajouté à son match inspiré un travail défensif comme on l'avait rarement vu de sa part, enchaînant les interventions dans son couloir droit.
"On reprend les bonnes habitudes" pouvait-il lâcher sur ses réseaux sociaux juste après le match accompagnant un cliché de tout le groupe lyonnais façon photo de famille. Un vrai succès lyonnais en somme.
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