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Benjamin André, modèle de longévité : "Plus tu vieillis, plus tu dois en faire"
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Publié 01/03/2025 à 00:43 GMT+1
L'infatigable capitaine du LOSC, Benjamin André, 34 ans, livre le secret de sa longévité, se réjouit de "la régularité" de son club et d'une carrière qui lui "convient très bien", avant choc de Ligue 1 sur le terrain du Paris-Saint-Germain, ce soir (20h45).
Benjamin André (Lille) en Ligue 1, le 17 janvier 2025
Crédit: Getty Images
Avec tous ses bons résultats contre les grandes équipes, Lille peut-il battre Paris ?
Benjamin André : Ce serait une bonne idée en tout cas (sourire). Mais je ne suis pas sûr qu'on les prenne au meilleur moment. C'est peut-être la période où on les sent les plus concernés. On les voit beaucoup plus au pressing offensif, au retour défensif. C'est un gros challenge, dans une période où il y aura Dortmund aussi derrière (mardi en huitièmes de Ligue des champions, NDLR). Quand on a la chance de jouer un huitième de finale - pour moi, c'est la deuxième fois - l'objectif est vraiment de passer. On a vu que c'était très ouvert cette année, donc pourquoi pas ?
Comment expliquez-vous le succès du Losc et sa progression par rapport à la saison dernière ?
B.A. : L'année dernière, on fait quand même un quart de finale de Ligue conférence, on perd contre Aston Villa, un gros morceau, on finit quatrième de Ligue 1... Je pense qu'il y a une régularité depuis un certain moment. Malgré les départs, on arrive toujours à trouver de bons petits joueurs. Même au niveau des entraîneurs, on a toujours connu de bons entraîneurs. J'espère qu'en maintenant cette constance, à un moment donné, on passera vraiment du bon côté.
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Benjamin André (Lille) contre la Juventus en Ligue des champions, le 5 novembre 2024
Crédit: Getty Images
Pour finir sur le podium de Ligue 1 ?
B.A. : On l'a raté de peu l'année dernière, l'objectif du club, c'est ça. Enchaîner plusieurs qualifications en Ligue des champions, pour moi ce serait une grosse étape, parce que c'est à partir de là que tu peux vraiment construire. Les retombées économiques sont très importantes, tu peux faire venir des joueurs un peu plus importants et tirer tout ça vers le haut.
Quel est le secret de votre longévité ?
B.A. : Quand je jouais avec les anciens à l'époque, ils disaient "Qui veut aller loin ménage sa monture". Pour moi, c'est l'inverse. Plus tu vieillis, plus tu dois en faire. Plus tu t'économises, plus ça devient difficile. Il faut toujours pousser ton corps, parce qu'il s'habitue à ce que tu lui donnes. Quand tu es sur le terrain, il faut se donner à 100%, peu importe ton âge. Quand on joue tous les trois jours, on veut s'économiser, mais moi j'essaie de m'éviter ça le plus possible parce que le corps a besoin de toujours être en mouvement.
Il y a deux mois, vous avez figuré sur la liste de Pierre Samsonoff, candidat à la présidence de la Fédération française de football (FFF). Aimeriez-vous vous engager à nouveau ?
B.A. : Pas du tout. C'est fini. C'est très difficile, quand on a été acteur, de passer derrière. Quand je suis suspendu, je vois mes copains jouer, ça ne me plaît pas. J'aime être sur le terrain, ressentir les choses. Pour moi, faire quelque chose d'autre dans le foot, c'est compliqué. Là, je m'étais engagé parce que j'étais encore en activité et que la double casquette m'allait bien. Mais je ne l'aurais pas fait après ma carrière et je ne le ferai très certainement pas.
On ne verra donc pas Benjamin André entraîner ?
B.A. : Certainement pas. J'adore parler tactique, mais j'aime le faire en tant que joueur."
Malgré une belle carrière en club et sept sélections en Espoirs, vous n'avez jamais été convoqué chez les Bleus. Est-ce le plus grand regret de votre carrière ?
B.A. : Je ne peux pas dire que c'est le plus grand regret parce qu'il y a une concurrence énorme. Le regret, c'est si tu es vraiment au-dessus et qu'on ne t'appelle pas, mais quand on voit les joueurs qui ont pu y être pendant ma période, c'était ultra compétitif. Je suis très content (de ma carrière, NDLR), très lucide et très reconnaissant. Je sais d'où je viens. Si au départ on m'avait dit que ça allait se passer comme ça, j'aurais signé tout de suite. On veut toujours mieux mais finalement quand on s'arrête et qu'on regarde, le chemin parcouru est quand même pas mal et ça me convient très bien.
Plus de détails
Paris Saint-Germain
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Lille OSC
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