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Brest - Marseille | À l'OM, le changement, c'est tout le temps
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Publié 17/08/2024 à 00:23 GMT+2
À Marseille, qui dit nouvelle saison dit aussi effectif chamboulé. Le club phocéen, qui s'apprête à débuter un exercice sans Coupe d'Europe, dispute son premier match de Ligue 1 cuvée 2024/25 à Brest, ce samedi (17h). Pablo Longoria a tout fait pour satisfaire son coach Roberto de Zerbi, avec les risques que cela implique, et sans réellement savoir si sa promesse de stabilité pourra être tenue.
Longoria et de Zerbi.
Crédit: Getty Images
Vous êtes supporter ou simple suiveur de l'OM et, comme tout le monde, vous vous êtes laissé enivrer par les Jeux Olympiques de Paris 2024 en omettant le reste. Samedi (17h00), il vous faudra sans doute passer le premier quart d'heure du match entre Brest et Marseille pour mesurer l'ampleur des changements opérés par le club phocéen.
Depuis le début de ce mercato estival, l'OM s'est séparé d'une dizaine de joueurs, en a accueilli tout autant en dépensant près de 85 millions d'euros, ce qui laisserait presque penser qu'il disputera une compétition européenne cette saison. Dans la liste, un international de référence (Pierre-Émile Höjberg), un autre dont Manchester United ne savait plus quoi faire pour se débarrasser (Mason Greenwood), quelques visages bien connus de Ligue 1 (Elye Wahi, Geronimo Rulli, Lilian Brassier) et, comme toujours avec Pablo Longoria, des éléments méconnus aux airs de paris (Valentin Carboni, Ismaël Koné, Derek Cornelius)...
De Zerbi a déjà toutes les clés
Samedi, une bonne partie de ces joueurs devraient être titulaires, puisque presque tous sont arrivés sur validation, en aval ou en amont, du nouvel entraîneur Roberto De Zerbi. En l'espace de quelques semaines, ceux qui étaient encore considérés - parfois à tort - comme des cadres sont devenus des indésirables, et même les rares joueurs à avoir été en mesure de sortir la tête de l'eau dans une saison noyée ont été invités à rejoindre le loft. Chancel Mbemba, Jordan Veretout, Paul Lopez : il n'y a déjà plus de place pour eux.
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Roberto De Zerbi et Pablo Longoria en conférence de presse
Crédit: Getty Images
À l'OM, depuis que Pablo Longoria en est le président, les vents du marché soufflent beaucoup plus fort que le mistral, en été comme en hiver. Il y a quelques mois, en plein cœur d'un exercice voué à l'échec après le faux électrochoc insufflé par Jean-Louis Gasset, le dirigeant espagnol avait pourtant souligné l'importance de retrouver de la stabilité. Promis, juré, craché, le club phocéen s'apprêtait à redevenir un vrai navire de croisière, et non plus un petit yacht naviguant à vue.
"On veut écrire un nouveau chapitre et quand tu veux partir sur un projet de trois ans, c'est normal qu'il y ait beaucoup de changements, s'est défendu le président olympien en conférence de presse de présentation de certaines de ses recrues, lundi. On est conscients du nombre important de changements qu'on doit avoir dans l'effectif."
La promesse à l'épreuve du temps
Personne ne pourra lui reprocher de vouloir offrir à son entraîneur des joueurs dont les caractéristiques sont les plus adaptées à ses ambitions de jeu. Chacun se rappellera, en revanche, que le coach italien, par ailleurs sollicité par d'autres grandes écuries européennes, n'était pas le premier choix du board marseillais. Paulo Fonseca ou plus encore Sergio Conceição auraient été des choix de raison.
Avec De Zerbi, l'OM a choisi de s'engager dans un nouveau mariage de passion, et c'est autant une garantie d'avoir le Vélodrome avec soi qu'un risque de devoir tout remettre à plat, dans quelques mois, lorsque ses résultats se frotteront aux exigences, ou que ses ambitions personnelles se heurteront aux plafonds budgétaires d'un club qui n'a pas fini d'éponger ses dettes.
Mais qu'importe. Pour l'heure, Frank McCourt et son immense confiance envers Longoria ont encore mis au pot, le président olympien a de nouveau fait tourner ses réseaux et l'effet de curiosité est là, sans doute plus que jamais, qui plus est après trois semaines où beaucoup ont eu tendance à regarder Paris, plutôt que Marseille.
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"Le Vélodrome sera plus patient avec De Zerbi qu'avec Marcelino"
Video credit: Eurosport
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