Le classement des salaires de Ligue 1 | Paris, Marseille, Rennes... tout (ou presque) est une question de fric

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Pas de suspense, ni de surprise : le classement des salaires établi par le journal L'Équipe ce mercredi démontre encore une fois à quel point la puissance financière des clubs impacte le championnat et son intérêt sportif. Le PSG en est évidemment le meilleur exemple. Même si d'autres cas sont assez révélateurs du poids des mauvaises gestions.

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On n'a pas attendu hier pour le savoir, ni même les querelles de comptoir qui se déroulent depuis plusieurs mois autour des droits TV. Mais le classement des salaires de Ligue 1, dévoilé par nos confrères de L'Équipe dans l'édition de ce mercredi, offre une nouvelle piqûre de rappel : dans le foot comme ailleurs, tout est une question de fric.
Ce n'est peut-être qu'un hasard mais misons plutôt sur la coïncidence : à peu de choses près, l'ordre des salaires moyens des clubs de l'élite correspond... à leur classement au championnat. Et s'il existe quelques incohérences, il s'agit plutôt de conséquences logiques que de surprises. Le constat est assez froid mais il permet de remettre de la perspective autour de la valeur réelle de la Ligue 1, et de ce qu'on est en droit d'attendre d'elle.

PSG est logiquement très loin, l'OM devrait l'être beaucoup plus

Commençons par évoquer le suspense, auquel on a à peine cru en début de saison, jusqu'à ce que le Paris Saint-Germain écrase Marseille au Vélodrome (3-0). Et rappelons que si les superstars ont quitté Paris, les énormes émoluments, eux, sont restés. Chez le champion de France, le salaire moyen mensuel brut (647.000 euros) est 2,5 fois plus élevé que chez son dauphin (250.000 euros). Et une très grosse partie des joueurs qui composent son effectif perçoit plus de 500.000 euros par mois, alors qu'il constitue un plafond pour l'OM, Monaco ou Lyon.
Cela n'enlève absolument rien à la qualité du travail effectué par Luis Enrique, en particulier au niveau européen. Mais l'écart pèse extrêmement lourd, aussi, dans l'intérêt sportif du championnat dont le titre sera peut-être officiellement joué dès ce week-end.
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Hors de question, pour nous, de faire de la malhonnêteté intellectuelle et de ne pas appliquer aux autres un constat que l'on applique au PSG. Avec 250.000 euros de salaire moyen et un Top 5 (Höjbjerg, Rabiot, Bennacer, Greenwood et Kondogbia) grassement rémunéré, le club phocéen est certes loin derrière son grand rival, mais il devrait aussi être beaucoup plus loin devant ses autres poursuivants.

Les mauvais élèves Rennes, Montpellier ou Saint-Etienne

Nice, Lyon, Lille et même Strasbourg se tiennent en six points derrière l'OM avec des moyennes pourtant deux à trois fois inférieures. De quoi, sans doute, légitimer à la fois l'exigence et les critiques qui entourent les performances marseillaises ces dernières semaines. Monaco, dont le chiffre (140.000 euros) ne dit rien du confort financier qu'il offre à ses joueurs, grâce au régime fiscal particulier de la Principauté, est dans un cas similaire.
Ce classement met aussi en exergue certains clubs aux gestions que l'on pourrait qualifier "d'hasardeuses", pour rester poli. À commencer par Rennes, 12e de Ligue 1 avec le troisième plus gros salaire moyen (150.000 euros), encore tiré vers le haut par les arrivées de Seko Fofana et Brice Samba. Le club breton a au moins entamé une remontée avec ces renforts et celui d'Habib Beye.
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On ne voit pas vraiment comment Montpellier, lanterne rouge, pourrait en faire autant alors que le salaire moyen de son effectif et les émoluments des cadres (Savanier, Ferri, Lecomte) correspondent à ceux du milieu de tableau. Nantes (80.000 euros) a soigné sa réputation de bon payeur pour des résultats médiocres (13e actuellement). À Saint-Étienne, avant-dernier du championnat avec le 14e salaire moyen, le rachat par Kilmer n'a visiblement pas apporté beaucoup de cohérence dans le recrutement. Mais ça non plus, on n'a pas attendu tout ce temps pour le savoir.
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