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Ligue 1 - Avec la blessure de Gonçalo Ramos, le PSG est-il obligé de recruter un avant-centre ?
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Publié 18/08/2024 à 00:02 GMT+2
Le Paris Saint-Germain doit déjà (après une journée de Ligue 1) faire face à un coup dur avec la blessure de Goncalo Ramos. Le Portugais, seul attaquant de pointe avec Randal Kolo Muani, va être éloigné plusieurs mois des terrains. Alors que Paris n'a recruté que Désiré Doué dans son secteur offensif, il semble que la recherche d'un buteur passe désormais au premier plan.
Goncalo Ramos, sorti face au Havre.
Crédit: Getty Images
Et si Paris avait déjà perdu gros devant ? Alors que le championnat a débuté ce vendredi pour le club de la capitale, Goncalo Ramos n'a joué que 20 minutes au Havre avant de sortir blessé. L'attaquant portugais, qui souffre d'une grave blessure à la cheville, va rester éloigné des terrains plusieurs mois, environ trois selon le communiqué publié par le club.
Le PSG, qui a perdu le meilleur buteur de la Ligue 1 sur les 6 dernières saisons, pensait sans-doute pouvoir pallier le départ de Kylian Mbappé en partie par la présence du Portugais (11 buts en 29 matches la saison dernière). Désormais, il ne reste que Randal Kolo Muani capable d'assumer le poste d'avant-centre. Et il faut dire que l'ancien Nantais, même s'il a été buteur au Stade Océane, n'est pas le buteur le plus en confiance du monde.
Pour le club, qui a temporisé et bataillé sur des dossiers (Victor Osimhen) cet été, la question du recrutement offensif devient désormais bien plus urgente. Selon RMC Sport, la direction s'est déjà activée pour chercher un attaquant sur le marché. Car à partir de la mi-septembre et la reprise de la Ligue des champions, le rythme va devenir soutenu, et Kolo Muani aura du mal à tout faire.
"Il vaut mieux avoir quatre joueurs à 12 buts chacun…"
Avant même la blessure de Ramos, le PSG ne disait pas non à l'arrivée d'un buteur expérimenté et efficace. Plus difficile à dire qu'à faire. La piste Victor Osimhen et celle de Victor Gyokëres n'ont cessé de se rouvrir et de se refermer, Julian Alvarez a finalement choisi l'Atlético… Devant, les demi-finalistes de la Ligue des champions n'avaient encore recruté personne avant ce samedi.
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Kolo Muani avec le PSG.
Crédit: Getty Images
Désiré Doué (19 ans) a été officialisé, mais il n'a ni le profil ni la carrure pour planter à répétition. C'est un peu le même problème chez tous les attaquants parisiens (Asensio, Lee Kang-in, Dembélé, Barcola…). Le talent ne manque pas, mais l'instinct de tueur si. Et même si le retrait de Kylian Mbappé va laisser de l'espace aux autres, difficile de voir l'un de ces joueurs dépasser les 20 buts par saison en championnat.
Un problème ? "On ne fermera pas la porte à un joueur à 40 buts. Mais si je m'appuie sur mon expérience, il vaut mieux avoir quatre joueurs à 12 buts chacun. Ça fera 48, ce qui est toujours mieux que 40", relativisait le coach Luis Enrique à l'aube de la reprise du championnat. Sauf qu'il en a donc un de moins à disposition.
Le spectre du "panic buy"
L'entraîneur ibérique se souvient peut-être de la situation madrilène l'été dernier. Le club, qui avait perdu Karim Benzema, avait choisi de ne pas se forcer sur le marché (à part en recrutant un attaquant de seconde zone, Joselu).. Confiant, Carlo Ancelotti avait choisi de remodeler son équipe en plaçant Vinicius Jr et Rodrygo dans une attaque à deux. La suite, on la connait : Jude Bellingham a émergé dans un rôle de buteur, le Real a été sacré champion d'Espagne et a remporté la Ligue des champions.
L'exemple madrilène est positif, mais aussi difficile à copier. Pour Paris, qui souhaite désormais construire un collectif impactant plutôt que de centrer son projet autour d'une star, la prospection des joueurs disponibles devra être attentive. Surtout qu'un achat en "urgence" pourrait l'être à un prix démesuré, et forcerait la recrue à s'adapter rapidement et surtout à marquer rapidement. Or à Paris, on le sait, prendre et gagner confiance demande du temps.
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