Ligue 1 - La relation Matic-Fonseca, symbole des maux qui minent l'Olympique Lyonnais
Mis à jour 26/04/2025 à 16:15 GMT+2
Élément clé de la remontée lyonnaise l'an passé et incontournable du milieu de terrain sous Pierre Sage, Nemanja Matic a complètement disparu des radars au moment où l'on s'y attendait le moins, dans les matchs importants. La faute à des choix que Paulo Fonseca assume complètement, mais qui posent question, à l'aube d'un match si particulier pour le Serbe, face à Rennes.
De Zerbi peut-il continuer comme ça avec l'OM ? "Il y a trop de coups de bâton cette saison"
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Comment est-ce que l'Olympique Lyonnais a pu en arriver là ? Comment l'OL a-t-il pu passer d'un milieu de terrain les plus dominants de Ligue 1 à ce no-man's land entrevu à Manchester en Ligue Europa et à Saint-Etienne le week-end passé ?
La réponse ne tient sans doute pas en un seul joueur, quand bien même celui-ci cristallise tous les maux actuels du club rhodanien. Inamovible du onze de départ jusqu'à fin mars, Nemanja Matic a été aussi soudainement qu'étonnamment mis de côté lors des plus grosses dernières échéances de l'OL. Sans grande réussite pour Lyon.
Manchester, un tournant pour Matic et Fonseca
Privé de son milieu serbe, le désormais 6e de Ligue 1 a complètement pris l'eau dans le cœur du jeu contre Manchester United, à l'aller (2-2) et encore plus au retour (5-4 a.p), et encore un peu plus, si cela était possible face à Saint-Étienne (2-1). Trois absences, mais un seul "coupable" : Paulo Fonseca. Depuis le match contre Le Havre (4-2) le 16 mars dernier, quelque chose s'est brisé entre le Serbe et l'entraîneur portugais, qui l'avait alors sorti à la mi-temps. Pas utilisé lors de la double confrontation face à Manchester United, assistant du banc à l'élimination tragique des siens, Matic n'a même pas été du déplacement à Saint-Étienne pour le derby. Et c'est là que le bât commence à blesser.
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"Il a perdu des points" : Fonseca, l’autre coupable d’une semaine en enfer ?
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Selon des informations parues dans la semaine dans Le Progrès, et confirmées par l'émission "Tant qu'il y aura des Gones", l'international serbe n'était pas spécialement blessé dimanche, sa blessure étant plus diplomatique qu'autre chose. Autrement dit, sa relation avec Paulo Fonseca serait des plus tendues, comme avec de nombreux cadres des vestiaires, qui n'auraient pas vraiment apprécié de voir leur entraîneur se dédouaner et charger les joueurs après l'élimination à Manchester. Sans que le Portugais ne s' inquiète réellement de l'agacement du Serbe.
Des choix qui posent question et coûtent cher
"Je comprends la frustration des joueurs quand ils ne jouent pas, mais je suis l’entraîneur et je prends les décisions que je pense être les meilleures pour l’équipe", expliquait-il en conférence de presse. Ce sont pourtant ces mêmes choix qui ont surpris et tant porté préjudice à l'OL ces dernières semaines. Pourquoi ressortir Paul Akouokou du placard pour le mettre dans le onze sur, peut-être, les trois matchs les plus importants de la saison, alors qu'il n'avait plus été titulaire depuis plus d'un an ? Pourquoi avoir sacrifié le double pivot Tanner Tessmann - Nemanja Matic qui fonctionnait tant pour aligner une doublette Jordan Veretout - Paul Akouokou ? Ses changements aussi ont posé question.
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"On est sur le scandale de la saison"
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Pourquoi ne pas avoir fait rentrer Matic et son expérience à 4-2 à Old Trafford alors que Lyon avait besoin de maîtrise et avoir privilégié un défenseur central, facilitant aux Mancuniens l'accès à la surface lyonnaise ? Pourquoi avoir fait rentrer Akouokou à Geoffroy-Guichard pour finalement le sortir dès la mi-temps devant l'évidence de la mauvaise idée que tout le monde avait vu venir ? Pourquoi avoir éloigné Corentin Tolisso, meilleur joueur lyonnais de la saison, de sa zone d'influence naturelle ?
Rennes, un match symbolique à plus d'un titre
Les remises en question sont une habitude dans le football et encore plus dans les zones de turbulences comme celles traversées par l'OL actuellement. Mais pas pour Paulo Fonseca. "J’assume toutes mes décisions", assure-t-il, à l'aube de la réception de Rennes qui ressemble à s'y méprendre au parfait match de la réconciliation avec Matic. Rennes, l'ancien club du Serbe. Rennes, là où Lyon est allé le débaucher l'hiver passé pour se sauver. Rennes cette bête noire de l'OL ces dernières années (5 défaites sur les 7 derniers matches) qui se présente au Groupama Stadium pour la première des quatre "finales" du club de John Textor, pour sauver une saison qui a changé du tout au tout.
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L'OL va-t-il rester traumatisé ?
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Une défaite ce week-end sonnerait sans doute le glas des espoirs sportifs, mais aussi et surtout financiers de l'OL. En raison de l'importance de la C1 dans les finances du club, ne pas accrocher le top 4 avant le passage de la DNCG de juin aurait tout du désastre annoncé. La première étape pour Lyon passera donc par se remettre la tête à l'endroit, y compris celle de son coach, pour lancer au mieux son sprint final. Il aura fallu une semaine pour se mettre en danger ? Il en reste quatre à l'Olympique Lyonnais pour sauver sa saison. Et bien plus encore.
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Olympique Lyonnais
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4
1
Stade Rennais
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