Ligue 1 - Landreau, protestations, sonorisation... Ce qui va changer dans l'arbitrage cette saison

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La président de la Fédération française de football, Philippe Diallo, et la direction de l'arbitrage, ont présenté mardi, au siège de la FFF, les évolutions décidées pour la saison qui vient de débuter. Des nouveaux postes ouverts dans l’organigramme aux décisions techniques très concrètes, voilà tout ce qu'il faut savoir.

Clément Turpin

Crédit: Getty Images

L'organigramme : la nouveauté Landreau

Après une période sombre qui avait notamment abouti au licenciement en mars dernier de Stéphane Lannoy, ex-directeur technique de l'arbitrage professionnel, l'arbitrage français s'est réorganisé. Un temps fortement contesté par les clubs de l’élite, Antony Gautier en est toujours le patron.
La grande nouveauté vient de la nomination de Mickaël Landreau, ancien gardien du FC Nantes ou du PSG, qui officiera comme "conseiller sportif de la préparation tactique et technique des arbitres" et ponctuellement comme porte-parole. "On va parler de situations de jeux, je peux apporter ma lecture, mon avis, sur vidéo. Je fais tous les stages", nous explique l'intéressé, qui va poursuivre son activité de consultant pour Canal + en parallèle.
Ancien arbitre de Ligue 1, Amaury Delerue sera lui "l'instructeur - manager", autrement dit "l'entraîneur" de cette "19e équipe" du championnat, qu'il suivra de très près. "Nous avons souhaité investir dès cette année la partie liée à la préparation mentale, précise enfin Antony Gautier. Nous allons procéder dans les prochaines semaines au recrutement d'un ou une psychologue du sport, et investir ce champ jusqu'à présent très inexploité dans l'arbitrage français".
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Mickaël Landreau, l'ex-entraîneur de Lorient.

Crédit: Getty Images

Jeu plus rapide, fin des protestations et explication des décisions

En termes de philosophie générale, trois axes de travail ont été présentés par Antony Gautier et son équipe. Le premier est "d'accélérer le rythme du jeu et augmenter le temps de jeu effectif". La consigne a ainsi été donnée aux arbitres d'accélérer l'exécution des remises en jeu, des coups francs et des penalties. D'accepter les "micro-contacts", aussi, avec un "haut niveau de tolérance" sur des duels engagés mais licites. Et de "poursuivre le nouveau décompte du temps additionnel", en étant très attentif au temps pris pour aller consulter la vidéo, notamment.
Le deuxième est de "protéger l'image du football". L'arbitrage français va ainsi, comme à l'Euro, très nettement durcir le ton concernant les attroupements autour des arbitres. Seul le capitaine d'une équipe pourra réclamer une explication, avec un "langage corporel maîtrisé". Autrement dit, même un capitaine sera averti s'il court vers l'arbitre pour protester avec véhémence.
L'image du football français passe aussi par sa modernisation avec une évolution bien précise attendue. "Nous avons obtenu de la FIFA l'autorisation de pouvoir sonoriser les arbitres lorsqu'ils vont consulter la VAR. Il appartient à la LFP si elle le souhaite, si elle le peut, de généraliser ça", explique Diallo. Un pas technique qui devrait être franchi en seconde partie de saison.
Enfin, il s'agira de "poursuivre l'ouverture de l'arbitrage". Cela passera par continuer d'envoyer des arbitres s'exprimer après certaines rencontres pour expliquer des décisions litigieuses. Par des visites dans des clubs et un dialogue permanent, aussi. Mais surtout par la création de deux nouveaux formats, dont un sous forme de "capsules vidéos", qui permettront de revenir, sur le site de la Fédération, sur des situations précises qui auront fait débat, pour mieux les vulgariser. "Amaury Delerue et Mickaël Landreau vont intervenir régulièrement et apporter des éclairages techniques", nous explique-t-on.
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Amaury Delerue en 2022

Crédit: Getty Images

L'épineux sujet des mains

La question revient chaque saison et ne manquera pas, une nouvelle fois, de faire débat : quand siffler une main dans la surface de réparation ? Si Gautier, Delerue et Landreau ont déjà prévenu qu'une "zone grise" sera toujours là dans environ 20% des cas ("même au sein de la direction de l'arbitrage, certaines situations ne font pas l'unanimité"), le critère numéro 1 est celui de la "position naturelle" ou non du bras.
"On regarde cette fameuse position plus ou moins naturelle du bras qui augmenterait la surface corporelle utilisée par le joueur. D'autres critères peuvent faire pencher la balance dans certaines situations, comme le temps qu'il a pour mettre ou enlever son bras, la distance qui le sépare du frappeur, le fait que le ballon soit dévié, etc..", détaille Delerue. "L'arbitre ne demande pas aux joueurs de mettre les mains dans le dos", précise toutefois Gautier. Il n'y aura pas de penalty si un joueur qui tacle et dont le bras, en appui ou qui va en direction du sol, touche le ballon. Pas plus que dans le cas où le ballon est d'abord dévié par une autre partie du corps.
En revanche, les mains offensives seront automatiquement sanctionnées si le buteur touche le ballon, même de manière accidentelle, juste avant de marquer. Si une main intervient plus tôt dans l'action, les mêmes règles que pour les mains défensives seront appliquées.
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Stéphanie Frappart en pleine discussion avec Arthur Theate lors de la rencontre entre Monaco et Rennes, en Ligue 1

Crédit: Getty Images

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