Ligue 1 : Le projet du Stade Rennais va-t-il dans la bonne direction ?
Par Emile Pawlik
Publié 19/10/2024 à 01:00 GMT+2
Équipe ambitieuse de la Ligue 1, Rennes a raté son début de championnat en ayant déjà perdu quatre rencontres. Avant le déplacement chez le voisin brestois, il y a urgence de réagir pour pouvoir accomplir l'objectif d'être européen la saison prochaine. Analyse de ce qui ne va pas et des raisons d'espérer du mieux.
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Video credit: Eurosport
Avant Rennes-Monaco, le public du Roazhon Park a pu dire au revoir à Benjamin Bourigeaud parti au Qatar. Une célébration émouvante, à la mesure du joueur qu'a été le Rennais d'adoption qui compte 311 matchs sous le maillot rouge et noir, mais aussi très symbolique du chemin qu'emprunte le Stade Rennais ces derniers temps. Il était le symbole d'une certaine stabilité dans un club au quotidien mouvementé. Présent depuis la saison 2017/2018, c'est une certaine page qui se tourne en Ille-et-Vilaine. Plus tôt dans la semaine, Olivier Cloarec était débarqué du poste de président et remplacé par Arnaud Pouille, grand artisan du RC Lens tel que nous le connaissons aujourd'hui.
Le grand paradoxe rennais
C'est le grand paradoxe rennais, un club stable, peu de fois mis en danger, avec un actionnariat solide - la famille Pinault - mais qui rectifie, modifie à tour de bras. Cet été, Frederic Massara est arrivé en tant que nouveau directeur sportif, il a ramené beaucoup de joueurs, inconnus du championnat de France et qui ne connaissent pas la Ligue 1 non plus. Les Meister, Gronbaek ou autre Hateboer sont talentueux, mais nécessitent du temps pour s'adapter à un nouvel environnement et au dispositif voulu par l'ambitieux Stéphan.
"On a besoin de beaucoup travailler. On n'a pas encore de repères ensemble encore suffisamment forts et ancrés dans le temps", s'est plaint le technicien, fataliste sur les trêves internationales qui jalonnent ce début de saison. Et c'est là, tout le problème, comment vouloir jouer l'Europe lorsqu'on change 10 joueurs dans son effectif ? Le résultat est là, le Stade Rennais pointe aujourd'hui à la 12e place du classement avec l'une de ses pires périodes depuis 2002/2003, avec quatre défaites.
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Frederic Massara, nouveau directeur sportif du Stade Rennais, arrivé cet été
Crédit: Getty Images
Le calendrier a quand même été compliqué pour les Bretons, avec des défaites contre Monaco, Paris ou encore Reims, équipe sensation de ce début de saison ou encore Strasbourg, signe d'un déclassement ? Les Rennais avaient connu à l'époque cinq défaites en sept matches, finissant à une piètre 15e place à la fin de la saison. Si l'on ne leur prédit pas le même destin, il est urgent de réagir.
Julien Stéphan, adepte de la méthode Coué
Adepte de la méthode Coué, le technicien rennais veut voir le positif et une équipe qui évolue, même après la défaite contre Monaco (1-2). "Je comprends que vous tiriez ces conclusions au vu des résultats, mais j'ai vu beaucoup de progrès. Moi, je regarde comment évolue l'équipe et là-dessus j'ai vu beaucoup de signaux encourageants. Je n'ai pas beaucoup de reproches à faire à mon équipe." Avant de conclure, "on a été devant eux sur tous les paramètres du jeu."
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Julien Stéphan est en recherche de solutions pour relancer son équipe
Crédit: Getty Images
Certes, s'ils ont eu la possession de ballon, les Rennais se sont surtout montrés en manque d'inspiration, se reposant uniquement sur une superbe frappe de Ludovic Blas pour trouver les filets monégasques. Au-delà de ça, l'équipe de Stéphan est poussive dans son expression collective et dans l'utilisation du ballon. Steve Mandanda n'est plus aussi décisif qu'avant et l'équipe est perméable sur coups de pied arrêtés. Ce sont les axes d’amélioration pour les Bretons.
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Pourquoi le Ballon d'Or 2024 ne passionne pas les foules
Video credit: Eurosport
Pour le moment, Arnaud Pouille a assuré que la place de Julien Stéphan n'était pas menacée. "Il sait que la situation n'est pas facile en termes de résultats, mais je vous garantis que ça bosse, ça bosse, ça bosse", avait martelé le nouveau président rennais lors de sa présentation. Il a aussi précisé que le technicien passé par Strasbourg était aussi "en recherche permanente de solutions". Mais dans un club qui aime changer, le technicien rennais est inévitablement sur un siège éjectable. Selon certaines sources, sa place serait menacée en cas de contre-performance à Brest.
Les raisons d'espérer
Toutefois, il y a des raisons d'espérer du mieux pour les Bretons. Des joueurs comme Jota, Meister ou encore Gronbaek sont des recrues intéressantes. Il y a quand même des bons joueurs dans cet effectif avec des créateurs comme Ludovic Blas, un buteur comme Arnaud Kalimuendo ou encore une base défensive solide avec Alidu Seidu, Adrien Truffert ou encore Azor Matusiwa. Le 3-4-3 mis en place par Julien Stéphan ne porte pas encore ses fruits, rien de rédhibitoire. Mais si le Stade Rennais veut exaucer les vœux d'Europe de son nouveau président, elle ne doit pas prendre trop de retard. Les Rouge et Noir ont déjà 4 points de retard sur leur objectif, avant de se déplacer chez le voisin brestois, ce samedi à 17h, dans un derby à fort enjeu.
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Eliesse Ben Seghir (Monaco) s'arrache face à Azor Matusiwa (Rennes) en Ligue 1, le 5 octobre 2024
Crédit: Getty Images
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Stade Brestois
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Stade Rennais
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