Ligue 1 – Malgré son large succès contre Montpellier (5-1) et la 2e place, Marseille n'est pas encore totalement libéré
Mis à jour 20/04/2025 à 00:18 GMT+2
Il respire un air curieux du côté du Vieux-Port. L'OM pouvait perdre gros en cas de contre-performance au Vélodrome samedi contre Montpellier. Au contraire, les Olympiens ont vaincu dans les grandes largeurs (5-1) mais sans totalement se rassurer en vue d'une fin de saison à suspense, où il devra ferrailler pour conserver sa deuxième place.
L'OL va-t-il rester traumatisé ?
Video credit: Eurosport
L'OM n'avait pas grand-chose à gagner mais beaucoup à perdre avec la réception de la lanterne rouge Montpellier. Englué dans un climat brumeux aux forts relents de poudre, le club phocéen, malgré quelques seaux d'eau jetés çà et là, restait à la merci d'un incendie. La victoire large acquise contre les Pailladins (5-1) semble pour l'heure suffire à feutrer les incessants tourments d'une équipe balancée entre incompréhensions sur le pré et turpitudes en dehors.
Sur le plan strictement sportif, le mirage du score ne suffira pas à tromper les concernés, conscients dès le coup de sifflet final que les trois points récoltés au Vélodrome étaient le minimum syndical, la seule issue entendable pour les tribunes surchauffées du Vel. Face à une adversité si faible, à la proposition si décousue, comment juger les performances des Marseillais à leur juste mesure ? Auteur d'un doublé, Mason Greenwood n'a pas eu à forcer pour se montrer plus menaçant qu'à Monaco.
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Mason Greenwood célèbre son ouverture du score contre Montpellier
Crédit: Getty Images
Suffisant pour y deviner un déclic ? Certainement pas. Cet OM reste friable, prenable, inconstant. Il monopolise le cuir mais ne sait s'en servir pour se montrer dangereux. Ce n'est pas anodin si les premières réalisations sont venues de coups de pied arrêtés. Impliqué sur le deuxième but, Amine Gouiri a d'ailleurs eu du mal à se montrer, esseulé et peu trouvé au milieu de la défense montpelliéraine. Certaines attitudes restent également questionnables, à l'instar de cette gourmandise de Greenwood devant sa surface qui aurait pu aboutir à une réduction du score plus précoce (70e).
Le risque de la rechute : "peut-être qu'on avait peur"
Chez Pierre-Emile Hojbjerg, à son aise dans l'entrejeu, l'optimisme reste de mise. "Est-ce que c'était notre meilleur match ? Non. Est-ce que l'esprit du groupe de bien faire était là ? Oui. Pour moi, c'est ça l'important", a-t-il résumé au micro de DAZN. Plus lucide que le Danois, Roberto De Zerbi pointe une entame pas à la hauteur. "En première période, on n'a pas bien joué, on était nerveux, a-t-il souligné à DAZN. En tant qu'ancien joueur, je peux le comprendre. On n'a pas attaqué le match avec le bon comportement. Peut-être qu'on avait peur de concéder des contres."
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Coaches, mercato, Mbappé-Vinicius : ce que le Real doit changer
Video credit: Eurosport
Loin de revêtir son costume de père fouettard, De Zerbi a allégé son discours en soulignant la mission éprouvante de performer devant le public marseillais : "Jouer dans ce stade, c'est un autre sport." Absent du tour d'honneur après la victoire contre Toulouse il y a deux semaines, le technicien transalpin s'est cette fois invité au milieu de ses joueurs pour communier avec les supporters, sautillant même au rythme d'un chant maison. Les jours houleux semblent s'éloigner mais gare au relâchement. Même emporté dans son envie de célébrer avec son public, De Zerbi n'a pas décroché le moindre sourire sur sa figure invariablement fermée. La deuxième place récupérée, elle reste loin d'être acquise. Et ça, De Zerbi l'a bien imprimé.
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Olympique de Marseille
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Montpellier Hérault
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