Ligue 1 | Montpellier | Téji Savanier, en pleine tourmente montpelliéraine

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Icône vénérée de Montpellier, le capitaine Téji Savanier est au cœur de la tourmente d'un club plongé à la dernière place de la Ligue 1 à l'orée de la seconde moitié de saison et d'un défi compliqué samedi à Lyon, solide candidat au podium.

Teji Savanier

Crédit: Getty Images

Meneur de jeu moins influent, cadre incapable de redresser une équipe à la dérive, hygiène de vie pointée du doigt : Téji Savanier, âgé de 33 ans, a été repris de volée par le club héraultais à la suite d'un échange informel avec des supporters au cours de l'élimination en 32e de finale de la Coupe de France au Puy (4-0), juste avant la trêve.
En plein match, Savanier avait répliqué "quand on touche 210.000 euros, ça va" à des supporters qui le chambraient sur la dernière place de Montpellier. L'échange, diffusé sur les réseaux sociaux par le biais d'une vidéo, a provoqué une succession de réactions, un communiqué du club, la colère des supporters et les excuses du joueur. Selon L'Equipe, le joueur s'est vu retirer le brassard et devrait commencer le match sur le banc samedi. "Il a aussi été sanctionné financièrement, et s'est engagé à verser 60 000 euros à une association caritative que soutient le club", précisait le quotidien.
Vendredi matin, à la veille du premier rendez-vous de l'année 2025, le président Laurent Nicollin, meurtri par les résultats et les critiques, s'est exprimé auprès de son effectif, attendant une réaction de ses joueurs et notamment de Savanier, recruté à Nîmes en 2019 contre 10 millions d'euros, le plus gros transfert de l'histoire du club héraultais.
Malgré son actuelle baisse de régime, avec un seul but inscrit, il bénéficie encore de la confiance de son entraîneur Jean-Louis Gasset, dans la droite ligne de son prédécesseur Michel Der Zakarian, en raison d'un talent palpable depuis cinq saisons (43 buts, 32 passes en 163 matchs). Mais son récent dérapage peut-il altérer son statut d'intouchable ?
Kilos en trop
Gasset a en tous cas promis de s'adapter à la ligne directrice du président. "J'ai l'habitude de respecter la hiérarchie. Demain matin à 9 h (vendredi), avant de partir à Lyon, le président intervient. Le groupe va écouter, je vais écouter, et après on s'adaptera à la situation", avait-il prévenu dès jeudi.
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Téji Savanier face à Clermont

Crédit: Getty Images

Capitaine au pouvoir diffus, Savanier ne réussit pas à s'extraire du peloton de cadres trentenaires sur la pente déclinante, à l'image de Wahbi Khazri, au temps de jeu raboté par Gasset, tout comme Der Zakarian, et placé vainement sur la liste des transferts l'été dernier.
"Le mois de janvier sera mouvementé, on entend des bruits, je vois des joueurs un peu désabusés ou inquiets, ou ailleurs. On va vivre au jour le jour, à moi de trouver. Mais il y a quelques joueurs qui me font sentir, peut-être, une envie d'ailleurs", a alerté Gasset.

Relégation ou rédemption ?

L'enfant de la cité Gély, qui vit toujours dans son quartier gitan d'origine, ne respecte pas toujours les codes du sport et du football de haut niveau. Der Zakarian, démis de ses fonctions en octobre, lui a maintes fois reproché ses "kilos en trop" et ses difficultés à tenir le rythme d'une Ligue 1 réputée pour son exigence athlétique.
Aujourd'hui, Savanier a quelque peu le sort de son club formateur, et d'une réputation écornée, entre ses pieds. Au bout d'une troisième saison d'affilée héraultaise, marquée par un réel déclassement, le meneur de jeu peut se muer en rédempteur ou porter la responsabilité d'une relégation.
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