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Ligue 1 : Nice, l'ambition intacte malgré les turbulences
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Publié 17/08/2024 à 23:59 GMT+2
Nouvel entraîneur, nouveau directeur sportif, colonne vertébrale de l'équipe à reconstruire et budget encore en baisse : malgré les restrictions et les changements, Nice et son éternel capitaine Dante, 40 ans, comptent briller en Ligue Europa, et visent le top 5 en Ligue 1.
(De gauche à droite), Florian Maurice, Jean-Pierre Rivere et Franck Haise
Crédit: Getty Images
L'OGC Nice appartient à Inéos, géant mondial de la pétrochimie, depuis août 2019. Mais son patron, le milliardaire britannique Jim Ratcliffe, n'a jamais eu qu'un rêve : s'offrir Manchester United. Or, depuis février dernier, après avoir investi la somme colossale de 1,625 milliard d'euros, il en possède 27,7% et en dirige la politique sportive.
Depuis, il y consacre la majeure partie des investissements d'Inéos dans le domaine sportif. Au 31 décembre, son engagement même sera porté à 28,9% après l'injection de 92 nouveaux millions d'euros. Autant dire que, désormais, le développement de l'OGC Nice passe au second plan.
Pour la deuxième saison consécutive, le club azuréen est contraint à d'importantes restrictions budgétaires. Mais son président, Jean-Pierre Rivère, qui a "remis les mains dans le cambouis", ne s'en plaint pas.
"Rester européen"
"Ces restrictions nous permettent de revenir à un cercle vertueux, assure-t-il. Notre projet est aujourd'hui à maturité. Et on reste très ambitieux. Notre ambition est de rester européen et de bien figurer en Ligue Europa."
D'ailleurs, après les départs de l'entraîneur Francesco Farioli à l'Ajax Amsterdam, et du directeur sportif, Florent Ghisolfi à l'AS Roma, il est parvenu, en compagnie du directeur général Fabrice Bocquet, à attirer deux "pointures" de la Ligue 1 : l'entraîneur Franck Haise, révélé à Lens, et le directeur sportif Florian Maurice, en provenance de Rennes.
Si chacun évoque le début d'une "aventure humaine", si Rivère insiste sur "l'environnement structuré du club où tout le monde se connaît déjà", il espère continuer à en consolider les fondations. Pour lui, "l'objectif est de pouvoir travailler quelques années ensemble".
Cela marquerait une vraie rupture avec le passé. Et le signe d'une nouvelle sérénité. Car Haise est quand même le septième entraîneur à diriger l'équipe première depuis cinq ans. "Le projet est assez simple : travailler ensemble dans le club, indique l'ex-Lensois. Il n'y a aucune assurance. Je fais ce métier pour partager, avoir des émotions mais aussi des résultats." Sur le plan sportif, il veut "une équipe qui cherche à avancer, donne de l'énergie et, si possible, crée des émotions".
Haise et Farioli antinomiques
À 40 ans, le capitaine Dante, pilier depuis 2016, reconnaît qu'il faut s'adapter à "un nouveau coach avec un nouveau projet de jeu, un nouveau modèle, un autre fonctionnement". "Mais on apprend toujours, poursuit-il. Malgré les changements, le club continue à progresser. D'ailleurs, peut-être est-ce dû aussi à ces changements de directeurs sportifs ou d'entraîneurs".
Toujours est-il que, sur le terrain, Haise et Farioli, son prédécesseur, ont des visions antinomiques. "Une chose est d'attendre le pressing pour jouer, créer le décalage (avec Farioli, ndlr), précise Dante. Une autre est d'être constamment en train d'agresser l'adversaire, de vouloir prendre le contrôle et s'imposer. De tout le temps être dans la dynamique, l'intensité, avec énergie (avec Haise, ndlr). "On est en train de s'adapter", résume le défenseur brésilien. "Au début, il faudra être un peu patient. En tout cas, le groupe est très concentré, très impliqué, pour comprendre au plus vite."
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Franck Haise, nouvel entraîneur de Nice
Crédit: Getty Images
Ce groupe est aussi désormais orphelin de deux cadres, les internationaux français Khéphren Thuram, parti à la Juventus Turin pour 20,6 millions d'euros, et Jean-Clair Todibo, prêté à West Ham avec une option d'achat obligatoire de 40 millions d'euros. Ce qui fera de lui, la vente la plus importante de l'histoire du club.
Malgré ces rentrées d'argent, Nice ne peut plus rivaliser avec les clubs français les plus riches. Impossible ainsi de débourser 25 millions, comme cela avait été le cas pour Terem Moffi. L'attaquant nigérian, gravement blessé cet été au genou gauche, ne pourra pas revenir avant le printemps prochain. Et il faudra composer. Mais Franck Haise et Florian Maurice le savent. Et, pour l'instant, cela leur convient...
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