Ligue 1 | OGC Nice-Stade Rennais : Mais où vont les Aiglons ?
Par Emile Pawlik
Publié 03/01/2025 à 00:04 GMT+1
Médiocre en Europe et satisfaisant en Ligue 1, l'OGC Nice suscite des interrogations dans la trajectoire qu'il souhaite donner à sa saison. Un actionnaire qui se désengage petit à petit du club, des doutes dans le staff sur le sérieux du projet, les Aiglons volent en plein brouillard. Contre Rennes ce vendredi, ils ont l'occasion de se relancer après leur match nul à la Mosson avant la trêve.
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Video credit: Eurosport
Quand va-t-on devenir exigeant avec Nice ? Cette question, les suiveurs se la posent de plus en plus pour les Aiglons, comme pour leurs adversaires du soir, les Rennais. Depuis l'arrivée d'INEOS en 2019, le projet du Gym n'a jamais avancé, voire régressé dans son ambition et ses résultats. Plus préoccupé par la situation alarmante de Manchester United, pièce maîtresse de la partie football du groupe britannique, Jim Ratcliffe délaisse la Côte d'Azur. Cet abandon se manifeste notamment dans le recrutement opéré par Florian Maurice, le directeur sportif, qui n'a disposé cet été que d'une petite enveloppe. Avec seulement 20 millions d'euros, l'ancien directeur sportif du Stade Rennais a dû faire des miracles avec des bouts de ficelle.
Ce manque d'ambition du propriétaire, Franck Haise, qui a confié son mal-être à L'Équipe il y a quelques semaines et le directeur sportif le ressentent. Selon les informations du journaliste Romain Molina, ils penseraient déjà tous les deux à quitter le club. Florian Maurice commencerait déjà à "sonder le marché" pour se trouver une porte de sortie. Du côté de l'ancien coach lensois, il y aurait une certaine forme de déception par rapport au projet qui lui a été présenté cet été lors de sa signature dans le club azuréen.
Il faut se satisfaire de notre classement
En championnat de France, l'OGC Nice réalise un début de saison satisfaisant, même s'il est loin d'être emballant. Capables de tenir en échec le Paris Saint-Germain sur sa pelouse lors de la 7e journée, d'en passer 8 à Saint-Etienne, les hommes de Franck Haise n'ont été en mesure de faire mieux qu'un nul sur la pelouse du moribond Montpellier (2-2). Un début de saison sur lequel est revenu l'entraîneur niçois qui a pris la suite de Francesco Farioli la saison dernière. "Je pense qu'il faut se satisfaire de notre classement et se dire que c'est pas mal. Je me dis que si on est sixièmes dans ces conditions-là, en espérant retrouver un effectif plus dense en 2025, on sera peut-être encore meilleurs", a anticipé Haise en après-match à la Mosson.
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Franck Haise et ses hommes vont devoir se concentrer sur le championnat
Crédit: Getty Images
Une infirmerie garnie
Il est vrai que les Niçois n'ont pas été épargnés par les pépins physiques. La première grosse tuile est tombée en début de saison lorsque leur buteur phare, Terem Moffi, s'est rompu les ligaments croisés du genou. L'absence de l'attaquant nigérian laisse Evann Guessand (6 buts, 3 p.d.) seul leader de l'attaque niçoise, en compagnie d'un Mohamed-Ali Cho (2 buts, 1 passe) en dents de scie ou encore de Sofiane Diop (3 buts, 2 passes). Au milieu de terrain, la plaque tournante Youssouf Ndayishimiye est embêté par des blessures à répétition aux ischios, et a déjà manqué 7 rencontres de Ligue 1. Ce qui complique la tâche de Franck Haise pour trouver un équilibre à cette équipe qui manque parfois cruellement de mordant.
Au rayon des grandes satisfactions, on trouve Melvin Bard ou encore Ali Abdi. Ces joueurs constituent la solide base défensive de Nice qui se place en 8e meilleure défense de Ligue 1. Pour les déceptions, la venue en prêt de Youssoufa Moukoko ne s'avère pas vraiment payante, le joueur allemand est très irrégulier et ne parvient pas à trouver ses marques dans cet effectif. La grosse ombre au tableau de la première partie de saison de Nice reste la campagne européenne des Rouge et Noir. Avant-dernier de Ligue Europa, l'aventure est déjà (presque) terminée pour les Niçois.
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La L1 est déjà jouée, à qui la faute ?
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Un chemin de croix en Europe
Après avoir commencé avec un nul prometteur contre la Real Sociedad (1-1), les Aiglons n'ont jamais réussi à lancer leur aventure. Balayés à la Lazio, ils sont également allés s'incliner en Hongrie contre Ferencvaros, dans un match où le contenu proposé était proche du néant. Le revers 4-1 à la maison contre les Glasgow Rangers a constitué un tournant dramatique dans cette phase de ligue qui ressemblait plus à un chemin de croix pour eux.
Même s'il leur reste deux rencontres européennes, les Niçois feraient bien de se concentrer sur le championnat dans lequel ils sont encore dans la course pour aller jouer au moins la 4e place, à seulement 3 points devant eux. Pour quoi faire ensuite ? Tout dépendra de l'avenir du club, dont Jim Ratcliffe pourrait vouloir se séparer afin de dégager des fonds pour les Red Devils, son club de toujours, à l'inverse de Nice. Et c'est bien cela qui explique la différence d'investissement pour les deux formations.
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OGC Nice
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Stade Rennais
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