Ligue 1 | OM | Pablo Longoria : "L'objectif, c'est de rivaliser avec le PSG"

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Présent à Rome dans le cadre d'une conférence sur le football, Pablo Longoria, président de l'OM, en a profité pour accorder un entretien à nos confrères du Corriere della Sera. Il revient notamment sur l'arrivée de Roberto De Zerbi l'été dernier, mais également l'ambition de son club : "rivaliser avec le PSG".

Longoria et de Zerbi.

Crédit: Getty Images

Pablo Longoria et l'Italie. L'Italie et Pablo Longoria. Le président de l'OM, passé notamment par l'Atalanta et la Juventus, ne s'en est jamais caché : il a beaucoup appris durant ses différents passages dans la Botte et continue de s'en inspirer aujourd'hui. Notamment dans son quotidien marseillais, tant dans la construction de l'organigramme du club que la composition de l'effectif. Dans les bureaux, on peut notamment retrouver Giovanni Rossi (directeur technique), Fabrizio Ravanelli (conseiller sportif et institutionnel) ou encore Medhi Benatia (conseiller sportif), ancien défenseur de l'AS Rome et de la Juventus.
"Et pour augmenter l'empreinte de la Juve, Adrien Rabiot est arrivé l'été dernier. Je dois admettre que le travail diplomatique de Benatia avec Adrien et sa mère a été grandiose (...) A l'Atalanta, j'ai appris la méthodologie du scouting. A Sassuolo, les rapports humains ont représenté le meilleur aspect. Et du côté de la Juventus, l'université : cette Juve-là, au niveau de sa structure, était une machine de guerre. Je dois ma vie à Fabio Paratici (ancien directeur sportif, ndlr). Andrea Agnelli (ancien président, ndlr) était le modèle à suivre", a reconnu Longoria dans un entretien accordé au Corriere della Sera durant son passage à Rome pour une convention sur le football. Il en a profité pour rappeler que le projet actuel de l'OM se porte "sur trois années".
L'objectif, c'est rivaliser avec le PSG
"L'OM a une propriété américaine qui croit beaucoup au leadership, a-t-il expliqué. On a un projet de relance qui se base sur trois ans : l'objectif est de rivaliser avec le PSG. En attendant, nous sommes la seule équipe à avoir remporté la Ligue des champions." Questionné sur l'arrivée de Roberto De Zerbi, il s'en félicite encore. "C'était durant les jours où je cherchais un technicien, s'est-il remémoré. Un ami m'appelle et me souffle : 'la semaine prochaine, De Zerbi quitte Brighton. Ne dis rien.' Je raccroche et j'appelle Edo Crnjar, son agent, et je lui dis : 'je sais que c'est impossible mais j'essaie'. Je l'ai convaincu avec transparence, avec passion et avec le projet. Roberto a suivi son cœur, je crois que l'enthousiasme de la ville et des supporters de l'OM, qui compte 49.000 abonnés, a joué."
Avec, au passage, une anecdote. "Un jour, il me demande le budget pour acheter un tableau électronique pour expliquer les schémas tactiques. J'ai répondu qu'il n'y avait aucun problème, convaincu qu'il aurait pris un IPad. Je me suis retrouvé avec un écran géant sur le terrain d'entrainement, comme ceux adaptés aux stades", a-t-il plaisanté. Le passage raté de Gennaro Gattuso sur le banc de l'OM ? "Il est arrivé dans un moment difficile, il a dépensé beaucoup d'énergie pour corriger certaines mauvaises attitudes dans le vestiaire. À la fin, il était rincé."
Le mot de la fin en guise d'espoir pour le football français : "J'espère que le championnat de France pourra être retransmis en Italie (La Ligue 1 n'est pas diffusée, ndlr). Tous les étrangers qui arrivent en France disent que le niveau de la Ligue 1 est très élevé, mais visiblement, nous sommes un championnat sous-estimé comme les droits télé ne sont pas vendus en Italie. Et pourtant, nous sommes l'un des plus grands exportateurs de joueurs en Europe."
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