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Ligue 1 – Tenu en échec par Reims (2-2), l’OM de Roberto De Zerbi rate ses débuts au Vélodrome
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Publié 25/08/2024 à 23:55 GMT+2
Roberto De Zerbi en rêvait, comme les 60 000 Marseillais massés dans les tribunes d’un Vélodrome qui n’attendait qu’une chose : s’enflammer devant le jeu chatoyant proposé par le technicien transalpin. Mais Reims est passé par là et a su profiter du trou d’air de l’OM en début de seconde période pour refroidir l’enceinte phocéenne (2-2). Il restera les émotions, et c’est déjà beaucoup.
Roberto De Zerbi applaudit le Vélodrome après le match nul de l'OM contre Reims (2-2), en Ligue 1.
Crédit: Getty Images
Le premier rendez-vous n’aura pas accouché d’un coup de foudre. Au Vélodrome, ils étaient pourtant nombreux à rugir d’excitation à l’idée d’assister dimanche à une exhibition de l’OM estampillé Roberto De Zerbi. Après une entame emballante, les Marseillais se sont endormis au retour des vestiaires, encaissant coup sur coup deux buts rémois, qui ont tamisé des tribunes impatientes de s’enflammer. L’égalisation de Mason Greenwood a redonné de l’espoir, mais pour la première liesse au Vel’, il faudra attendre (2-2).
Les supporters phocéens sont prévenus. Avec cet OM cuvée 2024/2025, il y aura des buts, beaucoup de buts. Mais pas nécessairement toujours dans le même sens. C’est le propre des équipes de De Zerbi, capables de marcher sur l’adversaire comme de se faire submerger. Le technicien italien ne renie jamais ses principes, et a d’emblée donné le ton avec une disposition en 3-2-2-3 lorsque les Marseillais avaient le cuir. De l’ambition, toujours. Un sillon qui aurait pu mener vers une victoire scellée avant même la pause.
Harit, un message et un hommage
Sérieux, appliqués, les Phocéens ont immédiatement profité des nombreux appels en profondeur de la triplette Luis Henrique-Wahi-Greenwood pour étirer les lignes rémoise et s’infiltrer à l’intérieur. Dans ce schéma, deux hommes se sont particulièrement régalés. Aligné dans un rôle hybride de piston en constante permutation avec Luis Henrique (chargé de compenser les montées du latéral), Quentin Merlin a livré une partition de haut vol, précis dans ses centres et constamment force de proposition.
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Amine Harit au duel lors de Marseille-Reims en Ligue 1
Crédit: Getty Images
L’ancien Nantais s’est même permis de tenter sa chance, comme sur cette frappe mal renvoyée par Yehvann Diouf, qu’a pu reprendre victorieusement de la tête Mason Greenwood pour égaliser à vingt minutes du terme. Décisif sur le deuxième but, Merlin a également brillé dans le rôle du passeur, auteur d’un service parfait pour Amine Harit, l’autre satisfaction du soir côté OM. Garant de la variété du jeu olympien, l’international marocain a joué juste, ajoutant cette efficacité dans le dernier tiers qui lui faisait souvent défaut la saison passée. Poussé vers la sortie par le club, Harit a envoyé un message à sa direction, et rendu un hommage touchant à Faris Moumbagna, blessé de longue date la semaine passée.
Ratés et sifflets : Wahi, le rendez-vous manqué
Les ennuis d’Elye Wahi face au but sont encore bien prégnants. Un déchet qui s’épaissit et qui commence à entamer sérieusement la confiance de l’attaquant. Mobile, intelligent dans ses déplacements, Wahi a souvent su se placer dans la bonne position pour débloquer son compteur au Vélodrome. Il a manqué l’essentiel, la finition. Un mal récurrent chez l’ex-Lensois. Même parfaitement servi par Greenwood, même devant le but vide avec le ballon repoussé dans ses pieds, Wahi est resté muet. Frustré par les buts champenois et les ratés de son attaquant, le public du Vélodrome n’a pas épargné son numéro 9, sifflé à sa sortie (67e).
L’accolade affectueuse de De Zerbi ne suffira sans doute pas à évacuer les regrets chez le Français, qui a de surcroît assisté aux débuts canons d’un Jonathan Rowe entré à sa place. Pas de round d’observation avec l’Anglais, connecté à ses partenaires et souvent le geste juste. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’égalisation arrive quatre minutes après son entrée en jeu. Un coup de maître pour De Zerbi, un camouflet pour Wahi. Cela n’effacera pas la déception d’une victoire envolée au Vel’, et ce n’est pas Pierre-Emile Hojbjerg qui dira le contraire. "Avec tout le jeu produit, toutes les occasions créées, c’est difficile de repartir avec seulement un point," s’est lamenté le milieu danois au micro de DAZN.
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Kondogbia touché par l'égalisation de Reims lors de la 2e journée de Ligue 1
Crédit: Getty Images
Merlin revient lui sur ces minutes de flottement fatales au retour des vestiaires. "On a manqué d’attention, a-t-il expliqué à DAZN. On n’a pas le droit à ce niveau-là. On le paie cash, on prend deux buts. On est déçu de ne pas avoir la victoire ici à domicile, devant ce public qui ne nous a pas lâchés." Déçu et en colère de ne pas avoir aux Marseillais des débuts enchanteurs, De Zerbi a rappelé sa fierté d’être à l’OM, tout en glissant un soutien empli d’affection pour Wahi. "Je suis très fier d’être ici, a lancé le Transalpin au micro de DAZN. Beaucoup de choses ont changé dans l’équipe. La saison vient de commencer. Wahi a été sifflé, c’est malheureux pour lui mais il va démontrer sur le terrain ce qu’il sait faire. Je vais le défendre comme mon fils." Les sentiments au centre des débats, des émotions prêtes à déborder, De Zerbi et l’OM sont décidément faits pour s’entendre.
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