Ligue 1 - Warren Zaïre-Emery et Joao Neves rayonnants : le milieu, cache-misère de l'attaque du PSG contre Toulouse
Mis à jour 23/11/2024 à 02:43 GMT+1
Le PSG a assuré l'essentiel face à Toulouse (3-0) vendredi soir pour le compte de la 12e journée de Ligue 1. Si l'attaque n'a toujours pas convaincu, le milieu de terrain parisien a encore montré sa supériorité assez nette sur la scène nationale dans la maîtrise mais aussi pour apporter la danger devant le but. Ce fut la réelle satisfaction d'une soirée assez terne.
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Video credit: Eurosport
Mission accomplie. A quatre jours d'un déplacement crucial sur la pelouse du Bayern Munich en Ligue des champions, Luis Enrique et le PSG avaient deux objectifs vendredi soir : gagner pour conserver six points d'avance sur son dauphin monégasque et préserver les titulaires habituels d'éventuelles blessures tout en donnant du rythme à ceux qui en avaient besoin. En s'imposant face à Toulouse (3-0) avec une équipe mixte, le contrat est donc rempli, et ce, malgré des attaquants peu inspirés. Et pour cause, s'il y a un élément positif à retenir de la prestation parisienne, il se situe dans l’entrejeu.
Face à une équipe toulousaine très bien organisée défensivement en 5-4-1, des prises à deux fréquentes sur Bradley Barcola et Ousmane Dembélé et une grosse densité dans l'axe, les Parisiens ont longtemps buté. Alors pour forcer le verrou, l'activité de Warren Zaïre-Emery a été notamment fondamentale. Souvent bien placé entre les lignes, le jeune international s'est projeté dans la surface quand il l'a pu, allumant la première mèche d'une frappe sèche repoussée par Guillaume Restes (18e), tout en se montrant très efficace dans le pressing pour assurer les récupérations hautes. Une activité contagieuse puisque c'est bien Joao Neves, pourtant en position de sentinelle la plupart du temps, qui a ouvert le score d'une superbe reprise de volée plein axe (1-0, 35e).
Maîtrise, pressing et projection
"On voulait montrer notre qualité en tant qu'équipe. Peu importe le score, c'est la manière dont on gagne qui compte et nous avons fait ce qu'il fallait. Peu importe que ce soit moi ou un autre qui marque, c'est très bon pour la confiance", s'est réjoui au micro de DAZN le Portugais, désigné homme du match. Et pour cause : dans une rencontre qui a cruellement manqué de changements de rythme avec des attaquants en échec et pas assez mobiles, le milieu de terrain parisien est ressorti.
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Joao Neves contre Toulouse en 2024
Crédit: Getty Images
Très impressionnants par leur activité à la récupération, Joao Neves et Zaïre-Emery ont aussi parfaitement maîtrisé le tempo du match (73 % de possession de balle), du moins pendant ses deux premiers tiers. Ils ont ainsi donné de l'équilibre à leur équipe. "Je pense qu'on a réussi à gérer plutôt bien le match contre une très bonne équipe de Toulouse, a analysé Luis Enrique, toujours sur DAZN. J'ai félicité leur entraîneur parce que c'est une équipe très difficile à jouer. Il fallait changer quelques joueurs, les faire récupérer à cause des voyages. En tant que manager, il faut que je pense à ça et en même temps, il faut gagner le match. On a réussi mais on a souffert." Avant d'adopter un ton plus caustique quelques minutes plus tard en conférence de presse : "Pour voir des choses incroyables, il faut aller au Cirque du Soleil."
À la rescousse d'attaquants vraiment pas rassurants
Car le PSG s'est relâché pendant un gros quart d'heure après l'heure de jeu. Pas aidé par une ligne d'attaque transparente - à l'image d'un Marco Asensio introuvable - qui n'effectuait plus le pressing ni le replacement nécessaire, le milieu a encore été mis à contribution, colmatant les brèches à l'image du retour exceptionnel de Zaïre-Emery devant Zakaria Aboukhlal (69e), et ce même si le jeune Parisien a commis une erreur dans la foulée qui aurait pu coûter cher si Shavy Babicka avait su l'exploiter.
Force est de constater que c'est encore un milieu entré en cours de jeu, Vitinha, qui a corsé l'addition (3-0, 91e) avec un sang-froid sur son enchaînement crochet intérieur, fixation et frappe au-dessus du gardien, qui ferait pâlir d'envie un Ousmane Dembélé sorti quelques minutes plus tôt. Et c'est bien là où le bât blesse : l'entrejeu parisien peut compenser l'inefficacité de son attaque en championnat. Mais en Ligue des champions, c'est une autre histoire. Et de ce point de vue, Paris ne rassure toujours pas.
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Paris Saint-Germain
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Toulouse FC
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