Lyon - Nantes - Le renouveau et le sursis : Lyon, l'impossible équilibre ?

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La deuxième partie de saison s'annonce incroyablement excitante et crispante pour l'Olympique Lyonnais. Les ambitions sont revenues, dans le sillage de dernières semaines enthousiasmantes. Mais les avertissements de la DNCG drapent les six mois qui viennent d'un épais brouillard. Ce mois de janvier et le mercato qui l'encadre seront essentiels.

La L1 est déjà jouée, à qui la faute ?

Video credit: Eurosport

Tout va bien, enfin. L'Olympique Lyonnais est de retour parmi les équipes qui comptent en Ligue 1, et même en Europe. Après un début de saison noir, les Lyonnais sont revenus à deux points du top 4 en championnat à la faveur d'une dynamique épatante qui ne les a vus perdre qu'une fois en L1 depuis octobre (au Parc des Princes le 15 décembre). En Ligue Europa, ils ont déjà assuré leur présence en barrages mais peuvent résolument viser une qualification directe pour les 8es. Bref, tout roule enfin pour un club qui n'a plus joué un match de Ligue des champions, son habitat naturel durant quasiment deux décennies, depuis 4 ans.
Quasiment de retour à sa place, Lyon s'est trouvé une équipe type, de nouveaux talents, et a généré un enthousiasme qui l'avait fui depuis des mois. Mais l'équilibre est incroyablement fragile puisque l'OL évolue sous la menace d'une rétrogradation en Ligue 2 prononcée le 17 novembre par la DNCG alors que les dettes d'Eagle Group Football atteignent 463,8 millions d'euros. L'instance attend 100 à 200 millions de garanties financières. Le combat de l'OL pour retrouver ses standards débordent largement des terrains.
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Où va l'OL de Textor ? "Attention, on l'a vu avec Bordeaux, les clubs ne sont pas éternels..."

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Lopes, Orban, un bon début mais...

Lyon est donc un club en sursis. Toute la question est désormais de savoir comment contenter la DNCG, comment économiser drastiquement sans atteindre la compétitivité retrouvée de l'équipe. Un vrai exercice de funambulisme. Les départs déjà actés d'Anthony Lopes et Gift Orban entrent parfaitement dans cette équation : Lopes ne jouait plus et coûtait 350 000 euros bruts par mois, le transfert Orban, qui n'a cessé de reculer dans la hiérarchie des attaquants, a rapporté 12 millions d'euros. Les économies sont, jusqu'ici, indolores, mais ne vont pas suffire à contenter la DNCG. Lyon a encore une petite marge avec Wilfried Zaha ou Maxence Caqueret mais leur marché est réduit et ils ne suffiront pas à combler le trou. Pierre Sage le sait.
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Anthony Lopes lors de son dernier match avec l'Olympique Lyonnais en Ligue 1, face à Strasbourg le 19 mai 2024

Crédit: Getty Images

"Les besoins sont de dégraisser, a fait savoir le coach en conférence de presse. On ne peut pas, au vu des décisions prises par la DNCG, envisager quoi que ce soit. Au mois d’août, il fallait gérer les entrées et les sorties, là ce sont plutôt les sorties. L’équipe doit rester compétitive. On ne mettra pas un secteur de jeu en péril en libérant deux joueurs du même poste et du même profil." Dans la situation actuelle, aucun joueur ne peut affirmer à 100% qu'il sera toujours là le 1er février.

Cherki et le dilemme OL

Même Georges Mikautadze, qui a répété qu'il voulait rester, n'en a pas l'assurance en cas de belles offres. Pas plus que Rayan Cherki. Excellent depuis le début de saison et essentiel dans le renouveau lyonnais, il incarne à merveille le dilemme de l'OL. Le milieu offensif aura un marché s'il est mis en vente (PSG, Liverpool) mais Lyon est-il prêt à se séparer de lui pour convaincre la DNCG quitte à mettre sous cloche une partie de ses ambitions ?
"Cherki a une plus grande valeur aujourd'hui que cet été. Il devrait rester en janvier, mais ce sera son choix, comme toujours dans le football", convenait Textor en conférence de presse. Le propriétaire, adepte de l'auto-persuasion, plastronnait après la décision de la DNCG : "Nous ne serons pas relégués, il n'y a aucune chance que nous le soyons."
Une qualification directe pour la Ligue des champions pourrait assurer, a minima, 18 millions d'euros à Lyon et une vente de Cherki entre 20 et 30… Où placer le curseur ? La vente des parts de Crystal Palace appartenant à John Textor (environ 45%) pourrait soulager les finances du groupe Eagle Football. Mais la DNCG veut des actes, pas de promesses. Le mois de janvier offre l'opportunité à Lyon d'acter ses bonnes intentions. L'hiver sera décisif.
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