33% des minutes jouées : le sacre à temps partiel d'Ousmane Dembélé aux Trophées UNFP qui relègue la Ligue 1 au second plan
Eurosport sur GoogleOn peut donc devenir le meilleur joueur de Ligue 1 en n'ayant pris part qu'à 33% du temps de jeu de son équipe en championnat. Souvent blessé, mais aussi économisé pour jouer en d'autres lieux, Ousmane Dembélé a disputé un championnat à mi-temps. Suffisant pour ses pairs, qui ont récompensé le talent, douloureux pour la Ligue 1, que l'on repousse à l’arrière-plan.
"Le plus gros point d'interrogation sur la finale, ce sera Arsenal"
Video credit: Eurosport
L'important, dit l'adage, c'est d'abord de participer. Il n'aura fallu que neuf cent soixante minutes sur les terrains de Ligue 1 à Ousmane Dembélé pour devenir le meilleur joueur du championnat de France. L'équivalent de dix gros matches pleins, et puis c'est tout. Voilà ce dont a eu besoin le Ballon d'Or en titre pour devenir le grand visage de l'édition 2026 des Trophées UNFP. Un doublé, après 2025, à la saveur particulière, personne ne peut l'occulter, tant Dembélé a peu foulé les pelouses de notre bonne vieille Ligue 1, cette saison.
Les comptes parlent d'eux-mêmes : au Paris Saint-Germain, dix-huit joueurs ont plus joué en championnat qu'Ousmane Dembélé, cette saison. Dans le lot, des joueurs de second rang tels que Kang-In Lee, Lucas Beraldo, Gonçalo Ramos, ou même Fabian Ruiz, si longtemps éloigné des terrains. À titre de comparaison, Dembélé a pratiquement autant pris part aux rencontres de Ligue 1 que le jeune Ibrahim Mbaye (952 minutes).
Au PSG, deux ou trois joueurs auraient pu gagner
Certes, Ousmane Dembélé a pâti de plusieurs blessures cette saison (ischio, mollet). Et de la cadence d'enfer qu'exige le très haut niveau, celui du Paris Saint-Germain, depuis le mois de septembre 2024. Mais un joueur, aussi doué et décisif soit-il, peut-il être considéré comme le meilleur élément d'un championnat, quand celui-ci a pratiquement autant joué une autre compétition en parallèle (752 minutes en Ligue des champions) ?
De son propre aveu, Ousmane Dembélé méritait sans doute tout autant d'être nommé que certains de ses coéquipiers Parisiens. "Au Paris Saint-Germain, il y a deux ou trois joueurs qui auraient facilement pu gagner aussi, avouait-il en conférence de presse au sortir de la cérémonie. Mais voilà, les joueurs ont voté pour moi, et ça me fait plaisir. C'est tout bonus." Collectif, jusqu'au bout, dans son jeu comme dans son discours.
Un temps de jeu doublé pour Vitinha
Pour lui, néanmoins, pas question de remettre en cause son titre, même s'il a amicalement salué sur scène son coéquipier Vitinha, pas rancunier, et autrement plus actif sur les pelouses de Ligue 1 cette saison (2.008 minutes disputées). "Je n'ai pas eu énormément de temps de jeu, a reconnu Dembélé. Mais à chaque fois que j'étais sur le terrain, j'ai essayé de répondre présent. On a eu des matches comme Marseille ou Lille où j'ai essayé d'aider l'équipe. Je ne sais pas si ça compte double, mais ça me fait plaisir que les joueurs aient voté pour moi."
Car si son faible temps de jeu sonne bien creux, son impact sur le pré reste indéniable, malgré des statistiques largement en-deçà de l'exercice passé – en 2024-2025, Dembélé avait cumulé 21 buts pour 8 passes décisives en Ligue 1, contre 10 buts et 6 passes cette saison. Quatre joueurs sont plus décisifs que lui, cette saison, dans le sillage d'Esteban Lepaul et de ses 25 contributions, grandes oubliées de la cérémonie.
Le plus amer, sans doute, reste que la Ligue 1 puisse autant sonner comme une arrière-cour dans la grande saison que réalise son meilleur joueur. Celui déjà récompensé, mais que l'on questionne d'abord sur les échéances à venir, et d'abord sur celles qui ne sont pas en Ligue 1, à savoir la finale de la Ligue des Champions, puis la Coupe du monde avec les Bleus. Le PSG, comme son Ballon d'or, a cet inexorable luxe de pouvoir s'économiser en championnat, pour performer autre part.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/05/11/image-fefb1bcf-225a-4aea-a4cc-720a01b3e1e7-85-2560-1440.jpeg)
Paris champion à 99,9% : Luis Enrique doit-il mettre tout le monde au frigo ?
Video credit: Eurosport
Publicité
Publicité
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/10/23/image-03a35c9d-dff9-47ea-8cbc-f2b92fd03e52-68-310-310.jpeg)