Avant la rupture entre Franck Haise et l'OGC Nice, une longue descente aux enfers en 6 dates

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De sa prolongation de contrat, le 5 septembre dernier, à son départ annoncé par plusieurs médias le 28 décembre, Franck Haise aura connu la descente aux enfers du Gym, quatrième de Ligue 1 l’an dernier. Avant la mi-saison, l’OGC Nice est treizième du championnat de France et éliminé de la Ligue Europa avec six défaites en autant de rencontres. Voici six dates qui ont marqué le calvaire niçois.

Franck Haise.

Crédit: Getty Images

Après dix-sept défaites en vingt-cinq matches cette saison, Franck Haise s’en est allé. Nommé à la tête de l’OGC Nice à l’intersaison 2024, le Normand avait porté le Gym vers la quatrième place de Ligue 1, la saison passée. Mais depuis le mois d’août, le calvaire niçois, notamment sur la scène européenne (huit défaites en huit matches), a eu raison de l’ère Haise avant que Claude Puel ne rouvre la sienne. Retour sur les quatre derniers mois pour le moins chahutés de l'ancien Lensois sur la Côte d’azur. 

5 septembre : une prolongation et des questions

Courtisé, notamment par Rennes, Franck Haise officialise le 5 septembre qu’il souhaite s’engager sur la durée avec Nice en prolongeant son bail pour deux ans supplémentaires, jusqu’en 2029. Une décision "très naturelle", dixit Fabrice Bocquet, l’ancien président niçois, qui y voit alors un "signal important d’unité", et un gage de stabilité. Au moment de l’officialisation, le Gym ne compte que deux victoires en cinq matches de Ligue 1, et deux défaites en Ligue Europa (face à la Roma et Fenerbahçe).

28 septembre : "Je ne suis pas un magicien"

À la veille de la réception du Paris FC (match nul 1-1), Franck Haise compte six défaites en huit matches. "On ne peut pas dire qu’on baigne dans la joie et la confiance, assume l’entraîneur devant les micros. [...] Qui dans l’effectif peut dire aujourd’hui : ‘Si je n’ai pas de problème physique, je suis un titulaire de l’équipe’ ? Un ou deux, sinon tout le monde doit élever son niveau." Les prémices d’un collectif sans mordant sont là : "Il faut que tout le monde se connaisse mieux. Quand ça se fait en quinze jours, c’est top, mais comme je ne suis pas un magicien, ça ne s’est pas fait en quinze jours…" Après la rencontre, Nice est douzième de Ligue 1. 
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Franck Haise avant le match nul face au Paris FC.

Crédit: Getty Images

6 novembre : "Ras-le-bol de perdre des matches"

Quatre sur quatre : après une nouvelle déconvenue à domicile face à Fribourg (1-3), les Niçois ne comptent pas le moindre point en Ligue Europa. Remonté, Franck Haise responsabilise son équipe dans un après-match explosif : "Tant qu'on n'aura pas compris qu'il faut faire corps tout le temps, qu'il ne faut pas faire la gueule quand on sort, qu'il ne faut pas faire la gueule quand on est remplaçant... [...] J’en ai ras-le-bol de perdre des matches !" 

27 novembre : "J’ai proposé d’être l’électrochoc"

Trois semaines plus tard, à Porto, le Gym enchaîne une cinquième défaite de suite (3-0) en coupe d'Europe. Franck Haise avoue alors à la presse qu’il a "proposé (à ses dirigeants) d’être l’électrochoc après le match contre l’OM. Si ça doit être la solution (son départ), je suis prêt à l’accepter. Je me bats avec nos armes mais si je dois être un jour le fusible et la solution…" Vingt-quatre heures plus tard, Fabrice Bocquet lui réitère sa confiance dans une interview à L’Équipe et confirme la véracité de la proposition de Franck Haise après la lourde défaite face à Marseille (5-1). 
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Video credit: Eurosport

3 décembre : parti pour rester ? 

Le mercredi 3 décembre, Franck Haise réunit son groupe. Peaucoup pensent alors qu’il s'apprête à annoncer son départ, trois jours après une nouvelle défaite sèche à Lorient (3-1) et des incidents violents qui ont vu Terem Moffi, Jérémie Boga et Florian Maurice être pris à partis physiquement par des supporters – une enquête a été ouverte par le parquet de Nice pour violences aggravées. Mais l’entraîneur réaffirme à la surprise générale sa volonté de poursuivre avec Nice pour tenter d'inverser la tendance, après avoir sérieusement considéré l’option de partir, de son propre aveu.

28 décembre : une rupture qui ne résout rien 

Neuf jours seulement après l’arrivée du binôme Jean-Pierre Rivère - Maurice Cohen à la tête du Gym, en remplacement de Fabrice Bocquet, Nice et Franck Haise ont fait le choix d'un commun accord de se séparer, selon plusieurs médias (L’Équipe, Nice-Matin, RMC). En remplacement, Claude Puel, passé par là de 2012 à 2016, devrait prendre la suite dans un contexte de crise ouverte.
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Video credit: Eurosport


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