En renversant Lyon en dix minutes, Marseille a tout changé dans la course au podium en Ligue 1

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Fort de son succès renversant face à l’OL, dimanche soir (3-2), Marseille ne compte plus que deux points de retard sur la troisième place de son rival lyonnais. Voilà l’OM plus relancé que jamais dans la course à la Ligue des champions. Mais Lille et Rennes restent à portée de tir, et Monaco en embuscade. À dix matches du terme, bien malin qui saurait prédire le podium final de cette Ligue 1.

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C’est un but qui va compter. En délivrant les Marseillais dans le temps additionnel face à l’OL, Pierre-Emerick Aubameyang a offert un immense frisson au Vélodrome, et trois si précieux points à l’OM dans la course à l’Europe (3-2). Alors que Lyon a entrevu l’espoir de reléguer son adversaire du soir à huit points, en Ligue 1, voilà Marseille revenu à deux petites unités de la troisième place lyonnaise. En deux buts et une dizaine de minutes, les hommes d’Habib Beye ont complètement relancé le suspense dans la course aux places qualificatives pour la prochaine Ligue des champions. Et ni Lille, ni Rennes, ni Monaco n’y a dit son dernier mot. 
Au classement, l’entraîneur marseillais le savait, le duel des Olympiques était à quitte à double. "On doit recoller à ce trio de tête et accrocher le bon wagon pour avoir une fin de saison passionnante, annonçait-il, de retour de stage à Marbella, avant la rencontre. On doit avoir l’ambition d’aller chercher les plus belles places du championnat." Crédible, désormais. À dix matches du terme, et alors qu’il n’a plus de Coupe d’Europe à disputer, cet OM se positionne maintenant en favori pour la troisième place, alors que Lyon est encore engagé sur trois tableaux, avec un effectif moins étoffé. 

Lille, Rennes et Monaco toujours dans le coup

Mieux, pour le suspense : Rennes, tombeur de Toulouse (1-0), et Lille, vainqueur de Nantes (1-0), tiennent le rythme et ne comptent plus que cinq points de retard sur Lyon. Bruno Genesio, l’entraîneur lillois, assumait en après-match que cette victoire scellée sur le gong par Nathan Ngoy "n’est pas la plus belle. Mais si elle nous permet en fin de saison d’être européens, on aura vite oublié." À cette heure, le LOSC est cinquième avec 40 points, et ne devance Rennes qu’à la différence de buts. Juste derrière, en embuscade avec 37 points, l’AS Monaco reste sur six matches sans défaite en championnat. 
Plus haut, au duel des calendriers, la balle est dans le camp marseillais. Sept des dix équipes que doit encore affronter l’OM en Ligue 1 occupent aujourd’hui la deuxième moitié de tableau. À Lyon, c’est une autre histoire. En mars, l’OL recevra Lens, jeudi, en Coupe de France (21h10), une semaine avant sa double confrontation face au Celta Vigo en huitièmes de finale de la Ligue Europa. Entre-temps, la troupe de Paulo Fonseca doit recevoir le Paris FC, se déplacer au Havre, puis affronter l’AS Monaco. Six matches, en 18 jours. 
Il faut profiter de ce moment
S’il a subi un gros revers comptable, au Vélodrome, Paulo Fonseca veut encore croire en la qualité de son collectif avant la dernière ligne droite. "J’ai fini le match avec plus de confiance [envers les joueurs, NDLR] qu’avant la partie, assurait-il à la chaîne YouTube de l’OL après la rencontre. Je pense que l’équipe a montré beaucoup de personnalité et de courage. On doit continuer à penser ‘match par match’, comme on l’a fait jusqu’ici."
Côté marseillais, "il faut profiter de ce moment", savourait Habib Beye, mais le football reste une histoire de "recommencement". "Dans trois jours [face à Toulouse], il y aura un moment tout aussi important dans les objectifs fixés par le club", a-t-il prévenu, à l’adresse de ses joueurs et de "Messieurs Franck McCourt et Mehdi Benatia", qu’il a remerciés pour leur confiance dans cette mission sauvetage de la saison marseillaise. Car autre chose qu’une troisième place serait un vrai revers. Mais dimanche soir, déjà, le capitaine néophyte Pierre-Emile Hojbjerg et ses coéquipiers ont frappé un grand coup : "C’était d’abord important vis-à-vis des points, soufflait le Danois en zone mixte. Soit tu passes à huit, soit à deux points [de Lyon]. Et ensuite, pour la confiance, pour montrer qu’on est encore là, qu’on a des choses à faire." Bien résumé.
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