"La Ligue des champions est atteignable" : pourquoi la forme canon d'Esteban Lepaul permet au Stade Rennais d’y croire

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Symbole d'un Rennes retrouvé sous l'égide de Franck Haise, Esteban Lepaul est de retour. Ses quatre buts lors des cinq derniers matches ont pesé dans le renouveau rennais, avant la réception de Lille dimanche (20h45) dans un duel capital dans la course à l’Europe. Seul en pointe, désormais, Lepaul a mis fin à sa disette de l'hiver, et assume son ambition : ramener Rennes en Ligue des champions.

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De la "confiance", du "plaisir" : voilà ce qu'Esteban Lepaul a retenu du discours de Franck Haise, son nouvel entraîneur. "Le coach a mis de petites choses en place au fur et à mesure, il ne voulait pas tout chambouler. Les maîtres-mots qu'il utilise sont le plaisir et la confiance, et c'est ce que je vois. Je vois une équipe solidaire." À la pointe d'une architecture collective revigorée, Lepaul enchaîne, et retrouve ses standards du début de saison. Plus qu'une bonne nouvelle, sa bonne série en cours est le signe d'un allant offensif retrouvé pour les Rennais, tout sauf distancés dans la course à la Ligue des champions.
L'attaquant formé à l'OL en a d'ailleurs fait son ambition première. "Bien sûr que c'est atteignable, lançait-il après le succès rennais à Nice, dimanche dernier, à propos des places qualificatives pour la Ligue des champions. Il y a plein de choses encourageantes dans le jeu et on sait qu'on est capables de belles choses, alors pourquoi pas aller chercher cette quatrième place ?" 
Sous Franck Haise, Rennes a retrouvé une armature défensive – un seul but pris lors des trois matches sur le banc du nouvel entraîneur –, et le rythme d'enfer de son numéro 9. Exit, la disette de sept matches sans marquer, cet hiver : place à un rendement bien plus séduisant, avec quatre buts sur ses cinq dernières sorties.

Une seule pointe, plus de buts

Isolé dans l'axe d'un système dépossédé de Breel Embolo, l'attaquant surnage. "C'est un système que j'ai connu, rappelait-il en zone mixte, à Nice. Jouer tout seul devant, c'est quelque chose que je connais. Ce sont les choix du coach, je n'ai pas de problème avec les joueurs qui sont avec moi." Lepaul, depuis le départ d'Habib Beye, c'est un coup de casque pour doubler la mise face au PSG (3-1), un pétard sous la barre à Auxerre (3-0) et une finition parfaite à Nice (4-0). 
Fin janvier, au cœur de sa pénurie de buts, l'ancien Angevin avait évoqué le rôle que lui attribuait son précédent entraîneur, parti à l'OM. "On travaille beaucoup mon jeu dos au but et ma participation au jeu dans le décrochage, avait décrit Lepaul, en conférence de presse. Il y a eu des matchs avec du mieux, mais il y a encore beaucoup trop de déchet à mon goût. Ce sont des choses moins naturelles chez moi que la prise d'espace où je prends beaucoup de plaisir. C'est ce qui me correspond. Mais ce travail dos au but, je sais que j'en ai besoin pour vraiment passer un cap."
On est dans les clous de ce que j'ai envie de faire cette saison
L'organisation nouvelle, où la recrue Sebastian Szymanski apporte du liant, permet à Lepaul de participer davantage au jeu, sans le priver de ballons devant les cages. À la fin de l'ère Beye, il tâtait à peine le cuir (6 passes réussies contre Monaco, 2 contre Marseille, 6 à Lens). Mais le 4-3-3 de Franck Haise l'a replacé dans les circuits rennais (13 passes à Auxerre, 17 à Nice), et le voilà de retour parmi le trio de tête des buteurs de Ligue 1, où seuls Mason Greenwood et Joaquin Panichelli le devancent. 
Sur le plan personnel, Lepaul a atteint le niveau qu'il espérait : "Je me bats tout seul pour atteindre les objectifs que je me suis fixé en début de cette saison, a-t-il répondu en zone mixte à une question sur ses hypothétiques espoirs de Coupe du monde avec les Bleus. On est dans les clous de ce que j'ai envie de faire cette saison. [...] J'ai envie de finir le plus haut possible dans ce classement, de mettre le plus de buts possibles, et d'aider mon équipe à atteindre des objectifs européens. C'est la seule chose sur laquelle je suis concentré." 
C'est collectivement, maintenant, que Rennes doit tenir le cap entrevu ces derniers matches. À commencer par ce premier gros test pour Franck Haise chez le rival lillois (20h45), dimanche soir. Rennes peut faire un pas de géant vers l'Europe. Voire la C1, avec 43 points et la meilleure série de victoires du top 5.
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