Le pire élève d'Europe : Paris et les penaltys, décryptage d'une (grosse) anomalie

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Alors que Gonçalo Ramos a vu sa tentative repoussée par Dominik Greif dimanche soir (1-2), le Paris Saint-Germain a manqué son sixième penalty de la saison. Pire équipe d'Europe, en volume, dans l'exercice, le champion d'Europe et de France a transformé ce qui était encore une arme la saison dernière en un vrai problème. Que s'est-il passé et comment s'en relever ?

"Le joker est grillé et Paris se met une pression bizarre"

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94e minutes de jeu, dimanche soir au Parc des Princes. Entré à l'heure de jeu, Kvicha Khvaratskhelia réduit le score face à l'OL (1-2) d'une merveille de frappe qui intervient trop tard : il ne reste plus qu'une minute à jouer. Ce match, c'est Gonçalo Ramos qui avait eu la vraie occasion de le relancer à la 33e minute de jeu, alors que Lyon menait déjà 2-0. Mais le Portugais a envoyé son penalty mal tiré dans les bras de Dominik Greif. Le… sixième échec sur douze tentatives du PSG cette saison, sans compter les trois ratés lors des différentes séances de tirs au but.
50% de réussite, voilà qui n'est plus une petite anomalie mais un gros problème. C'est bien simple, en volume, personne ne fait pire en Europe que les six échecs du PSG qui, rappelons-le, est champion d'Europe et de France en titre. Des difficultés à peine croyables, d'autant moins quand on se souvient de l'aisance de Paris dans l'exercice ces dernières saisons. Le club francilien en avait réussi neuf sur onze la saison dernière, aidé notamment par un Vitinha dont la dynamique s'est enrayée à partir de son échec face à David Raya en demi-finale retour de C1.
Devenu plus lisible pour les portiers adverses, le Portugais s'était encore loupé en Supercoupe d'Europe lors de la séance de tirs au but face à Tottenham. Et depuis, de logique il n'y a plus. Ils sont six joueurs à avoir pris leur chance cette saison, et cinq à avoir raté, hors séances de tirs au but : Vitinha, donc, mais aussi Gonçalo Ramos, Désiré Doué, Bradley Barcola et Ousmane Dembélé.

Dembélé avait pourtant les cartes en main

C'est pourtant le Ballon d'Or qui semblait avoir pris le lead. Malgré son échec face à Angers dès la 2e journée de Ligue 1, l'ancien Barcelonais a été le seul, cette saison, à tirer trois penaltys de suite, et le seul également à en marquer deux de rang : c'était lors d'une même victoire à Toulouse, fin août (6-3). Son dernier match avec le PSG avant une blessure à la cuisse qui l'avait éloigné des terrains durant un mois et demi. Et le début du grand bazar.
En son absence, Bradley Barcola se rate contre l'Atalanta alors que Vitinha est titulaire. Gonçalo Ramos saisit alors sa chance contre Strasbourg. Puis Vitinha a de nouveau droit à sa place dans le débat contre Tottenham et marque, alors que Ramos et Dembélé sont sur le banc. De nouveau opérationnel, Dembélé reprend son rôle en Coupe de France et marque à Fontenay.
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PSG ou Bayern : qui est le favori ?

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Retour du numéro 1, fin des débats ? Pas si simple, puisque l'international tricolore, qui n'a pas encore retrouvé d'excellentes sensations techniques et physiques, se rate contre Newcastle. Vitinha s’y recolle donc contre Monaco, alors que Dembélé est titulaire… mais se rate à son tour en barrage aller de C1. Face au Havre, en l'absence de Dembélé et malgré la titularisation de Vitinha, Désiré Doué est désigné mais ajoute son nom à la liste maudite. A Nice, le même schéma profite à Nuno Mendes, qui lui ne tremble pas. Dernier tireur en date ? Ramos contre l'OL, alors que Dembélé était remplaçant et Vitinha titulaire. En clair, la situation n’a jamais été aussi floue.

Et si l'évidence était Mendes ?

"On est dans un moment particulier, reconnaissait Luis Enrique après le manqué de Doué au Havre. Je pense qu'on a beaucoup de joueurs qui peuvent tirer des penaltys. On va continuer à chercher et faire de la rotation". Paris a effectivement encore quelques options à explorer. Khvicha Kvaratskhelia peut-il en être une ? Alors que tout le secteur offensif a eu le droit à sa chance, le Géorgien ne s'y est jamais essayé depuis son arrivée à Paris. Son bilan en carrière, clubs et sélections confondus, ne plaide pas forcément en sa faveur, puisqu'il compte quatre échecs en douze tentatives.
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Sur le papier, "l'évidence", s'il y en a une, s'appelle plutôt Nuno Mendes. Le latéral portugais est le seul tireur parisien de la saison à ne pas avoir manqué – avec une seule tentative, certes. Mais il a également été envoyé au front lors des séances de tirs au but en Supercoupe d'Europe, Coupe Intercontinentale et Trophée des champions, à chaque fois avec succès. Mendes a le pied gauche qui ne tremble pas et l'a également prouvé sur coup franc.
Il faudra, en tout cas, vite trouver la solution adéquate alors que se profilent les demi-finales de Ligue des champions, compétition où Paris a raté quatre de ses cinq dernières tentatives. Pour se rassurer, les hommes de Luis Enrique peuvent se dire qu'ils ont conquis leurs trois derniers titres en date… aux tirs au but, exercice dans lequel Paris n'a jamais perdu sous Luis Enrique (5/5). Tout un paradoxe.
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