Ligue 1 - 11e journée - Paris lâche des points, mais personne n’en profite : la tristesse du haut de tableau

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Après dix journées de Ligue 1, seulement deux points séparent le leader parisien du sixième, le RC Lens. Du jamais vu depuis la saison 2010-2011. Mais si la densité est importante, aucun outsider sérieux n’a réussi à émerger lors de ce début de saison. Du pain béni pour le Paris Saint-Germain, pas épargné par les blessures, et loin d'être au top de sa forme en championnat.

"Intrinsèquement, je pense que Pedri est un meilleur joueur que Vitinha"

Video credit: Eurosport

Paris a beau voir ses joueurs faire des allers-retours à l'infirmerie, où Désiré Doué est attendu à priori pour plusieurs semaines, a beau garder ses forces et ses cartons pour la Ligue des champions, le club est toujours aux manettes de la Ligue 1 après 10 journées. Depuis le début de la saison, seuls Monaco (après la 1ere et la 5e journée), et l'OM aussi (après la 8e journée) se sont aussi installés sur le fauteuil de leader. Mais ce fut, à chaque fois, le temps d'une seule journée. Jamais de quoi faire douter, donc, la bande de Luis Enrique. 
Face à la saison de l'après, les Parisiens n'ont clairement pas (encore ?) retrouvé leur niveau de la deuxième partie du dernier exercice. La preuve avec cette terne performance à Lorient mercredi soir (1-1), leur troisième match nul sur les quatre derniers matches de championnat. La preuve aussi avec cette défaite au Vélodrome fin septembre (1-0), la première depuis 2011. 
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Pierre-Emerick Aubameyang et l'OM ont beaucoup gâché contre Angers

Crédit: Getty Images

Malgré tout, les coéquipiers d'Ousmane Dembélé sont suivis de près mais ne semblent pas menacés. Les six premiers de Ligue se tiennent en deux points après dix matches disputés, soit le plus faible écart depuis la saison 2010-2011 selon Opta. Ce constat paradoxal dit autant des équipes moins attendues comme Strasbourg, Lyon et Lens, qui ont su élever leur niveau, que des outsiders annoncés (Monaco, Marseille), qui n'ont pas su tirer leur épingle du jeu pour profiter des espaces laissés par le PSG.

Irrégularité et dauphin "anecdotique"

"On doit choisir qui on veut être. On peut être toujours ceux qui ont battu le Paris SG, ou bien être une autre équipe, qui change selon qu'il pleuve, qu'il fasse beau... C'est même quelque chose qu'on a parfois vu en cours de match", se lamentait Roberto De Zerbi après avoir concédé le nul à domicile face à Angers mercredi soir (2-2). Le genre de matches que l'OM ne peut plus laisser filer s’il veut inquiéter le PSG pour le titre, comme à Bollaert (2-1) le week-end dernier. Malgré la profondeur de son effectif, Marseille manque de régularité souvent à l'échelle d'une même partie. "J'ai moi aussi du mal à expliquer cette première période", avouait le technicien italien mercredi.
Dans la même soirée, Monaco s'est imposé à Nantes (3-5), revenant à un point du club de la capitale. De quoi afficher des ambitions ? Pas vraiment. "Cette deuxième place est anecdotique, parce que je pense que le championnat est très serré, concédait Sébastien Pocognoli et on sait que d'un match à l'autre ça peut vite varier." Tout juste arrivé sur le Rocher après l'éviction d'Adi Hütter, le technicien belge faisait peut-être référence au nul concédé à Angers (1-1, le 18 octobre), ou à la défaite subie à Lorient (3-1, le 27 septembre).
Bien sûr, les outsiders pour le titre ne peuvent pas tout gagner. Mais avec ce Paris-là, ils n'auraient même pas besoin de le faire. Reste que ses postulants laissent trop de points en route, notamment chez les équipes les plus faibles comme le SCO. Et même si les 5 derniers du classement ont remporté en moyenne (7,8) moins de points que l'an dernier au même timing (8,6), ces équipes restent redoutées. Comme si chaque équipe pouvait battre les autres. En témoigne la défaite du RC Lens à Metz ce mercredi soir (2-0). S’ils avaient gagné, les Artésiens auraient pu dépasser le PSG et s’installer en tête du championnat. Mais ils ont craqué face à la seule équipe qui n’avait pas remporté le moindre match, comme un symbole. L'OM, en déplacement à Auxerre (17e, 2 victoires) samedi, est prévenu.
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Mika Biereth au duel avec Ousmane Camara lors du match entre Angers et Monaco

Crédit: Getty Images


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