Ligue 1 | 22e journée | Au meilleur moment, le Ballon d'or 2025 Ousmane Dembélé repointe le bout de son nez
Par Tristan HENRY
Mis à jour 13/02/2026 à 18:21 GMT+1
Ce vendredi, le PSG se déplace à Rennes, auréolé de la claque infligée à Marseille dimanche soir. Un match toujours particulier pour Ousmane Dembélé, formé en Bretagne. L’explosif ailier de l'époque revient en attaquant létal, Ballon d’or 2025. Une mutation confirmée par ses derniers matches après une période plus compliqués. A l’approche des barrages de Ligue des champions, le moment est idoine.
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Video credit: Eurosport
"Gaucher, je suis plus gaucher. Les penalties je les tire du droit, parce que je tire mieux du droit". Nous sommes en mars 2016, Ousmane Dembélé a 18 ans, la candeur qui va avec et un maillot du Stade Rennais, son club formateur. Jeune pépite aux dribbles foudroyants, il livre une réponse restée culte tant elle va parfois illustrer les problèmes de finition du joueur, que ce soit à Rennes, à Barcelone, ou même au début de son aventure parisienne.
Aujourd’hui, presque 10 ans après, c’est la réaction à cette vidéo qui ferait plus rire. Oui, Dembélé est gaucher, et bien capable de frapper de ce pied-là. Et oui, il tire mieux du droit. Demandez aux filets du but de Jeffrey de Lange, fracassés à la 37e minute par la frappe du Français face à l’OM. C’était déjà son deuxième du droit. Facundo Medina, complètement mystifié sur l’action, vous dirait quant à lui que le dribbleur n’a pas disparu, et que ne jamais savoir s’il va à droite ou à gauche n’aide pas. Du gauche, après tout, il avait envoyé un lob somptueux contre Lille. "On m'a dit déjà que Lille c'était déjà un beau but. C'est l'instinct, je vois que je mets beaucoup d'intensité sur les premiers ballons et j'élimine les adversaires", racontera-t-il après le Classique aux journalistes.
Une méforme plus qu'un retour en arrière
L’avantage de l’instinct, c’est qu’il se développe difficilement, mais qu’il est dur à perdre. Voilà Dembélé avec cinq buts en championnat depuis le début de l’année 2026, plus une réalisation lors du Trophée des champions. Ce n’est pas tout à fait encore son rythme de l’année dernière, mais le temps de jeu de l’attaquant, remplaçant à Strasbourg, est encore contrôlé. A ces deux réalisations splendides face à Marseille et Lille, ajoutons la première contre l’OM, et le placement idéal du joueur sur l’action, pour une finition rendue facile. Naturellement dribbleur, fort d’une activité défensive impressionnante, Dembélé est bien devenu un redoutable finisseur.
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"C'est incroyable, samedi on me demandait pourquoi il était irrégulier, alors j'aime les joueurs irréguliers comme Ousmane", s’est amusé Enrique, qui a salué le fait que son protégé avait ajouté le jeu sans ballon à son arsenal depuis son arrivée à Paris. "Il est spécial, c’est pour ça qu’il est Ballon d’or". N’en déplaise à ceux qui voudraient que l’ancienne étiquette du joueur perdure, l’année 2025 du Ballon d’or n’a donc pas l’air d’être un feu de paille. Comme quoi à 27 ans, un joueur a le droit de s’améliorer, tout bêtement. Et de ne plus être celui qu’il était il y a dix ans, lorsqu’il arborait le maillot rouge et noir. Après, comme tout joueur, il peut connaître des périodes de méforme.
Je me sens beaucoup mieux"
"La première partie de saison j'ai eu beaucoup de pépins physiques et là je me sens beaucoup mieux, je prends beaucoup de rythme, il y a des matches qui s'enchaînent pour moi et je suis de mieux en mieux", a-t-il dit aux journalistes au Parc des Princes. "On sait que les moments importants vont arriver, que ce soit en championnat ou en Ligue des champions, on a Lens qui sera toujours là derrière nous et on va donner le maximum", a anticipé Dembélé. De retour en forme, Dembélé pourrait bien redevenir le joueur qu’il était à Rennes… le 8 mars dernier.
En plein milieu de son incroyable métamorphose, Dembélé était dans une forme folle face aux buts, sans que grand-monde n’imagine qu’elle puisse durer aussi longtemps, ou amener Paris aussi loin. D’ailleurs, la finition n’avait pas été au rendez-vous quelques jours plus tôt, lors de la défaite au Parc face à Liverpool (0-1). Remplaçant au coup d’envoi au Roazhon Park, il avait planté un doublé pour aggraver le score (1-4). Quelques jours plus tard, son but de pur 9 à Anfield lançait le rêve européen de Paris. Forcément, avec le barrage du PSG qui arrive à Monaco à mardi, les Parisiens ne cracheraient pas sur un scénario similaire.
Plus de détails
Stade Rennais
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3
1
Paris Saint-Germain
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