Ligue 1 | Avant Nice - PSG - "Dro" : le Barça va-t-il regretter le Pedri 2.0 ?
Mis à jour 21/03/2026 à 19:31 GMT+1
Recruté cet hiver en provenance du FC Barcelone, Dro Fernandez est venu densifier le milieu de terrain du Paris Saint-Germain. À terme, le Galicien de naissance pourrait profiter des enseignements de Luis Enrique pour s’installer durablement chez le champion d’Europe en titre. Au grand dam du Barça ?
"Paris - Liverpool, c'est 65-35 en faveur du PSG"
Video credit: Eurosport
À l’approche du printemps, les germes laissent place à la floraison avec la venue du soleil. En France, le Paris Saint-Germain de Luis Enrique ne fait pas exception à la règle. Sa double confrontation majuscule face à Chelsea en huitième de finale de Ligue des Champions illustre, une fois encore, l’émergence d’un collectif parisien en pleine progression. Désireux d’insuffler un nouvel élan au PSG, l'Asturien a souhaité enrôler la dernière promesse du Barça : Pedro Fernandez Sarmiento, 18 printemps au compteur mais déjà pas mal de magie dans les pieds.
Resté sur le banc des remplaçants lors de la démonstration parisienne face aux Blues à l’aller comme au retour, Dro devrait gratter du temps de jeu en déplacement à Nice avant d’entamer la période de trêve internationale. "On demandait à mon grand frère, qui a 14 mois de plus que moi, quel serait mon prénom avant que je naisse, explique l’intéressé à la chaîne officielle de la Ligue 1 McDonald's. Il ne savait pas dire mon prénom, donc il disait : ‘Dro, Dro, Dro !’. C’est parti comme ça, et c’est resté."
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/02/21/image-df520d9c-fcf1-4f1c-bb7f-1fc99c93503a.jpeg)
Dro Fernandez, le nouveau milieu de terrain du PSG qui ne demande qu'à grandir.
Crédit: Getty Images
En Espagne, le footballeur s’est construit à travers deux étapes. La première, l’Escuela Deportiva Val Miñor Nigrán, permet à Dro de se forger une solide réputation en Galice aux côtés de son coéquipier Pedro Villar Leyenda, également issu de la génération 2008. Ensemble, les deux espoirs vont être recrutés par le Barça à 14 ans. Les adolescents s’éloignent ainsi de leur région natale et leurs familles pour être gérés par des tuteurs au sein de la prestigieuse Masia.
Cependant, l’éclosion de Dro va nécessiter un temps d’adaptation avant de définitivement voir le jour. D’abord utilisé comme faux numéro neuf en Catalogne, le garçon à l'aise sur le plan technique réalise deux saisons pleines sans être flamboyant. "Dro n’était pas encore considéré comme l’un des cracks de La Masia, explique Oscar Lopez, son entraîneur chez les U18 blaugrana. En fonction de l’âge, il y a parfois besoin d’un processus d’acclimatation plus long par rapport aux coéquipiers, aux entraîneurs. Sa progression s’est faite à partir de notre première année commune à Barcelone. Nous avons pu constater qu’il profitait de chaque match pour se distinguer de plus en plus. Une fois lancé, tout est allé très vite."
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/03/19/image-6afd1470-4e71-46b0-8043-dc3074e772fb.jpeg)
Dro Fernandez
Crédit: Getty Images
Un Pedri 2.0 au PSG ?
Si Pedro Villar poursuit actuellement sa formation avec la réserve du Barça et une campagne européenne en Youth League, Dro a franchi les étapes professionnelles à vitesse grand V. L’été dernier, Hansi Flick avait décidé d’offrir ses premières minutes au footballeur né d’une mère d’origine philippine lors de la tournée asiatique du Barça.
Au Japon, le milieu offensif entre en scène au Noevir Stadium de Kobe, puis marque son premier but chez les pros au bout de… sept minutes de jeu. "En cours de saison, je me souviens de l'avoir fait démarrer sur le banc dans un match du championnat de Catalogne, rembobine Oscar Lopez, désormais entraîneur principal du CD Castellón. À ce moment, j’ai assisté à une performance globale que je n’avais jamais vu de lui auparavant. Tout est un peu parti de ce match. Il amenait une fluidité au jeu de l’équipe pour permettre de temporiser ou d’accélérer le rythme en fonction de la dynamique. Nous avions trouvé notre point d’équilibre. Là, il est devenu titulaire régulier."
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/03/06/image-7ceb0542-19e3-4c25-be3f-4de1d5bb7c4f.jpeg)
Fußball: Dro Fernandez (PSG) im Spiel gegen die AS Monaco am Ball
Crédit: Getty Images
Passé sous le charme du milieu de terrain, Flick maintient sa confiance à Dro pour la première partie de saison et le familiarise au groupe professionnel. Dans l’entourage du club, les observateurs ne tarissent pas d’éloges et comparent déjà le numéro 27 barcelonais à Pedri, la légende Andrés Iniesta ou même Luis Suarez Miramontes, sacré Ballon d’or en 1960. "Dro doit encore beaucoup démontrer pour faire partie de cette catégorie de joueurs, tempère Lopez. Pedri fait étalage de son génie dans le Barça, Iniesta a dépassé tous les espoirs placés en lui... Néanmoins, il est vrai que son profil se rapproche de ces deux footballeurs. Sa manière de s’occuper du ballon, d’analyser les espaces et d’interpréter chaque situation de jeu, à la fois sur le plan individuel et collectif, penche vers cela."
De La Peña, le dénominateur commun
Dès lors, le Barça a-t-il fait preuve de suffisance au moment de laisser partir Dro pour 8 millions d’euros au Paris Saint-Germain ? Pas vraiment. Avec cinq apparitions sous la tunique du Barça depuis le début de saison, Dro a souhaité confier les clés de son avenir à son agent Iván De La Peña. En parallèle, l’ancien meneur de jeu du Barça est aussi le représentant légal de son ex-coéquipier… Luis Enrique.
Avec l’intérêt manifeste de l'actuel coach parisien pour Dro, cette relation triangulaire a joué en faveur du club de la capitale. "Honnêtement, je n’ai pas hésité à venir ici, poursuit Dro, également pisté par Manchester City et Dortmund. J’ai demandé à des coéquipiers qui ont joué pour Luis Enrique et ils ne m’ont dit que des choses géniales. C’est un entraîneur proche des joueurs, l’un des meilleurs qui soit."
Désormais sous contrat jusqu’en 2030 avec le champion d’Europe en titre, Dro symbolise le phénomène généralisé d’une consommation précoce des talents du football mondial. "Je comprends que ces joueurs formés à La Masia désirent avant tout devenir footballeurs professionnels, analyse Oscar Lopez. Souvent, cet empressement vient de l’entourage : les parents, les agents... En fait, le métier de footballeur devient une obsession. Adhérer à un projet de club et faire preuve de patience pour passer d’une école de formation à intégrer durablement l’équipe première, cela devient de plus en plus complexe."
Et si Dro semble avoir trouvé chaussure à son pied tant que Luis Enrique restera aux commandes du vestiaire du Paris Saint-Germain, cette arrivée entraînera par ricochet un voire plusieurs départs de jeunes de la même génération issus du centre de formation du PSG. Ainsi va la réalité du football moderne.
Publicité
Publicité