Ligue 1 - Encore rattrapé par le Paris FC dans le temps additionnel, l'OM a peur et même ses adversaires le sentent

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L'impressionnante quantité de matches que l'OM a dominés sans avoir réussi à gagner cette saison traduit comptablement une réalité dont tout le monde commence à avoir conscience : Marseille évolue dans la peur. Elle s'empare des joueurs quand les fins de match se corsent, mais surtout, elle n'épargne rien ni personne à l'OM. C'est elle dont il va falloir se débarrasser au plus vite.

"Le fusible De Zerbi doit sauter" : Pourquoi le coach de l’OM ne doit pas rester sur le banc

Video credit: Eurosport

Éliminé de la Ligue des champions au bout d'un cauchemar mercredi à Bruges, rattrapé sur le fil à Jean-Bouin samedi en Ligue 1, l'OM aura toujours ceci pour se consoler : si les matches se terminaient à la 80e minute et pas à la 90e, selon Opta, il disputerait les barrages de la Ligue des champions et serait leader de Ligue 1.
Point de blâme ici de la condition physique des Marseillais, qui jouent pourtant à haute fréquence depuis le début de la saison, mais qui ne mettent jamais en avant eux-mêmes cet argument pour tenter d'expliquer leurs désillusions à répétition. Non, ce que cette statistique indique, c'est avant tout une fragilité émotionnelle qui pointe le bout de son nez dès qu'une odeur de K.-O. flotte dans l'air du stade. Une peur. Une peur si palpable que même les adversaires la ressentent.
"Bien sûr que je le ressens, approuvait au micro de beIN Sports Jonathan Ikoné, buteur du premier but parisien samedi contre l'OM, quand il a été interrogé sur la fébrilité de ses adversaires. Quand ils commencent à jouer derrière, rater leurs contrôles, avoir la pression… J'ai senti qu'on pouvait faire quelque chose donc j'ai poussé les défenseurs à aller chercher haut, et on a réussi à revenir." Comme Angers et Toulouse sont revenus au Vélodrome. Comme le PSG est revenu au Koweït.
On a dominé 80 minutes et après, la lumière s'est éteinte
Si l'on veut positiver un instant, il est notable que cette faculté à tout envoyer valser dans les dernières minutes, qui n'a nulle autre pareille en France ou en Europe, rappelle que Marseille est une équipe assez régulière et performante globalement cette saison. Mais comment se contenter de cela au sortir de cette nouvelle contre-performance à Jean-Bouin ? "C’est difficile à expliquer, bougonnait Roberto De Zerbi après le match, las et énervé d'avoir à commenter un nouveau match de ce type. On a dominé 80 minutes et après la lumière s’est éteinte, c’est difficile à expliquer, à part dire qu’un match dure 100 minutes et que la qualité nécessaire et principale dans les fins de match, c’est l’envie."
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Roberto De Zerbi, dépité après OM-Liverpool

Crédit: Getty Images

Pierre-Emerick Aubameyang a exhorté tout le groupe "à faire plus d'efforts". Timothy Weah, l'un de ceux dont la bonne volonté est la plus nette sur la pelouse, a aussi appelé son équipe à faire corps, en assurant que ni lui ni ses coéquipiers n'ont prêté attention aux médias après le match à Bruges. Ce nouveau scénario catastrophe donne plutôt l'impression que la nervosité qui entoure en permanence l'Olympique de Marseille de Roberto De Zerbi, pas le dernier à mettre de l'huile sur le feu médiatique même après une victoire, se propage jusqu'à la pelouse. Et que sous couvert d'exigence, le tandem composé de Pablo Longoria et Medhi Benatia contribue à l'alimenter.
Marseille abordera dans de mauvaises conditions son huitième de finale de Coupe de France, mardi contre Rennes. Un match qui ressemblait il y a encore cinq jours à une belle opportunité, et qui décidera finalement de l'entrée en crise ou non du club. Un match de la peur, en somme. Au moins, l'OM s'y connaît.
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