Ligue 1 - Habib Beye a un OM à sauver : "Un manque de confiance qu'il va falloir soigner" après la défaite contre le Stade brestois

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Dépassé défensivement en première période, trop léger offensivement en seconde, l'Olympique de Marseille a signé un quatrième match sans victoire de rang ce vendredi en ouverture de la 23e journée de championnat à Brest (2-0). Le sursaut espéré avec l'arrivée de Habib Beye a peut-être eu lieu, timidement, au retour des vestiaires. Il n'a pas suffi à réveiller complètement cet OM décidément atone.

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Il n'y avait pas de miracle à espérer pour l'Olympique de Marseille. Une réaction, simplement. Les Bouches-du-Rhône ont pris feu toute la semaine, de tous les côtés ; il ne manquait plus que cela se ressente sur le terrain ce vendredi soir pour se souvenir que Marseille, a minima, a du caractère. Peine perdue : ce n'est pas grâce à cette défaite piteuse à Brest (2-0) que l'OM de Habib Beye, désormais 4e de Ligue 1 à cinq points de Lyon avec un match en plus, repartira de l'avant.
Au milieu d'un déluge comme seuls les Bretons savent les apprécier, l'OM a pris la marée toute la première période. Aux 10e et 29e minutes, Ludovic Ajorque a surgi pour inscrire deux buts et dévoiler une nouvelle fois sa parfaite panoplie du numéro 9. Un premier ballon prolongé opportunément de la tête pour tromper Nayef Aguerd et Geronimo Rulli, puis un second bien plus délicat, du crâne encore, avec l'aide du poteau.

Ajorque puis Coudert, bourreaux de l'OM

Le Gene Kelly de Francis-Le Blé pouvait danser sous la pluie autant qu'il voulait : il venait de punir pour de bon l'OM, beaucoup trop laxiste pour espérer quoi que ce soit pendant les 45 premières minutes vendredi soir. L'addition aurait même pu être plus salée au terme du premier acte si Ajorque, encore lui, avait visé un peu plus bas que l'équerre à la 41e. "Je crois qu'après 20 minutes, quand on a pris deux buts, on s'est cassé le match, a regretté sans s'attarder au coup de sifflet final Pierre-Emile Hojbjerg, capitaine au message toujours aussi limpide mais qui commence à faire rengaine : "Il ne faut pas beaucoup parler, il faut beaucoup travailler et assumer les responsabilités. Ce qu'on fait là, maintenant, ce n'est pas assez bien."
Ce fut certes mieux après la pause, mais Marseille n'a pas réussi à emballer la rencontre autant qu'il l'aurait fallu. Et quand il a cru enfin se trouver du bon côté de l'histoire en obtenant un penalty à la 83e minute grâce à Mason Greenwood, l'Anglais a buté sur Grégoire Coudert, qui a définitivement enterré les chances provençales. "J'avais étudié un peu ses penos. Je savais qu'il marquait un temps d'arrêt, donc c'était surtout ne pas partir trop tôt. Après, j'ai choisi ce côté-là et je suis content d'avoir sorti ce penalty, se réjouissait le gardien brestois devant Ligue 1+. (...) On va savourer ce soir, parce qu'une belle victoire contre l'OM, ce n'est pas tous les week-ends."

Beye a une semaine pour réveiller son effectif

Prendre des points contre l'OM, c'est en revanche quelque chose que font tous ses adversaires depuis quelques semaines maintenant. Quelque chose ne répond plus dans cette équipe, qui a dégagé une terrible impression de fébrilité en début de match et qui n'a pas ressemblé à un groupe soudé pour tenter de revenir. "Ça fait plusieurs matches qu'on ne met pas assez d'intensité, je trouve, essayait d'analyser Benjamin Pavard, regard dans le vide sur le plateau de Ligue 1+. Pourtant on travaille. Mais c'est bien beau de parler, maintenant il va falloir travailler deux fois plus pour ne pas refaire ce genre de matches."
Au moins, Habib Beye a apporté un peu d'énergie, lui. Apparu avant sa conférence de presse au micro du diffuseur, le nouveau coach de l'OM a d'ailleurs constaté par lui-même depuis le banc qu'il faudra faire "monter cette équipe en intensité et en rythme", parce qu'il veut "gagner en verticalité" et "toucher les positions extérieures beaucoup plus vite". En tout cas, "il y a un petit manque de confiance qu'il va falloir soigner", a convenu sans mal l'ancien joueur du club, qui emmène ses nouvelles troupes en stage à Marbella (Espagne) ces prochains jours avant un match capital contre l'OL au Vélodrome dimanche prochain. Vite, un peu de soleil...

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