Ligue 1 I Lens - PSG I L’esprit vif et un casse-tête : Fabian Ruiz n’a pas changé

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Ce n’est vraiment pas un petit renfort. Longtemps blessé depuis le début de l’année, Fabian Ruiz est revenu à son meilleur niveau avec le PSG, qui se déplace à Lens mercredi (21h) en match en retard de la 29e journée de Ligue 1. Le milieu espagnol est toujours aussi précieux par cette capacité à voir le jeu avant les autres. Mais il va potentiellement mettre Luis Enrique face à un choix délicat.

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Pour beaucoup, il y avait l’ombre d’un doute. Pas pour Luis Enrique. Titulariser Fabian Ruiz pour un combat comme celui qui attendait le PSG à Munich n’était pourtant pas sans risque. Une semaine plus tôt, le milieu espagnol avait affiché quelques limites physiques après être entré en jeu dans le premier opus face au Bayern. Et légitimes pour un joueur qui n’avait que 93 minutes dans les jambes après trois mois d’absence pour soigner une blessure à un genou. Mais l’entraîneur parisien savait bien où il allait avec son milieu de terrain.
Il ne s’est pas trompé. C’était le Fabian rayonnant du printemps précédent, si précieux dans le parcours glorieux du PSG par sa justesse de jeu. Un an plus tard, l’Espagnol a signé une masterclass en Bavière. Un chef-d'œuvre défensif, tout en compensation, avec huit ballons récupérés, 100% de tacles réussis, et surtout une aide essentielle pour épauler un Nuno Mendes en sursis sur son côté gauche. Un chef-d'œuvre offensif, aussi, avec une passe en une touche, parfaitement dosée, pour lancer Khvicha Kvaratskhelia et initier le but parisien.
Fabian a remis tout le monde d’accord. Il a ce profil à la fois unique et indispensable dans l’entrejeu parisien. "Fabian est un joueur qui semble être une chose, mais c’est tout son contraire, décrivait Luis Enrique mardi en conférence de presse. On dirait qu’il est lent, mais c’est le plus rapide mentalement sur le terrain. C’est un joueur différent, que j’aime. Non pas parce qu’il est Espagnol, mais ça en fait partie. Il donne de la capacité technique et physique à l’équipe, pour savoir ce qu’il faut faire avec et sans le ballon."
Luis Enrique sait de quoi il parle. Fabian n’a pas toujours fait l’unanimité avant de gagner les cœurs parisiens pour de bon. Mais le technicien asturien n’a jamais cessé de lui faire confiance, le considérant comme un titulaire à part entière depuis son arrivée sur le banc du PSG. Il a trop regretté de ne pas l’avoir convoqué pour la Coupe du monde 2022 au Qatar, du temps où il était sélectionneur de l’Espagne, pour refaire la même erreur. C’est un atout dont il ne s’est plus passé depuis.
Il faut savoir le gérer
La gestion de sa blessure au genou face au Sporting est allée dans ce sens. Luis Enrique a joué la prudence, quitte à susciter certaines interrogations venues de l’extérieur quand le PSG enchaînait les rendez-vous cruciaux sans l’Espagnol. "C'est normal ce type de blessure, ce n'est pas facile de gérer la charge des matches, les déplacements, reconnaissait-il au début du mois d’avril. Dans ce cas, c'est une bonne nouvelle, il est en train de revenir, mais il faut attendre encore".
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La patience était de mise car l’enjeu était de taille. Le PSG avec un Fabian Ruiz à 100%, ce n’est plus la même chose quand vient le verdict du mois de mai. "Après pratiquement trois mois sans jouer, il apporte beaucoup de choses, s’est réjoui Luis Enrique. Je suis très content de l’avoir de nouveau. Il faut savoir le gérer, il a beaucoup joué lors des derniers matches, mais je suis très content. On a de nouveau pratiquement tous les joueurs prêts. Les joueurs avec de petites blessures arriveront sûrement pour le dernier match de la saison. C’est plus que positif pour cette dernière partie de la saison."
Il ne reste que trois matches et une question va se poser pour l’entrejeu parisien. Mais pas tout de suite. L’absence d’Achraf Hakimi sur blessure limite l’éventail des possibilités pour Luis Enrique. Sans le Marocain, Warren Zaïre-Emery glisse désormais naturellement sur le côté droit de la défense. L’entraîneur parisien n’a pas à hésiter entre le Français et Fabian Ruiz pour accompagner Vitinha et João Neves au milieu de terrain. Du moins pour l’instant.
Le casse-tête pourrait se mettre en place pour la finale de la Ligue des champions contre Arsenal le 30 mai prochain. Achraf Hakimi devrait être de retour et pourrait retrouver son poste d’arrière droit. Dans ce cas, Luis Enrique aura à trancher entre Zaïre-Emery, si essentiel cette saison tant par sa polyvalence que par son niveau de performance, et Fabian Ruiz, celui qu’il a toujours considéré comme un maillon indispensable de son onze de départ. Même comme un talisman. Ce choix lui appartiendra. Mais c’est un problème de riches dont Luis Enrique ne se plaindra pas.

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