Ligue 1 I PSG - Brest I Pour Paris, ça ressemble à une balle de titre

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Il ne peut pas être officiellement champion dimanche soir. Mais le PSG aura quasiment le titre en poche s’il s’impose devant Brest au Parc des Princes dimanche soir, dans la foulée de sa qualification pour la finale de la Ligue des champions. Luis Enrique n’a pas caché que cette échéance était la plus importante pour Paris. Mais l’entraîneur parisien tient à ce que le travail soit bien fini en cha

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Paris aurait pu avoir l’occasion de boucler la semaine idéale. Il l’avait parfaitement commencée avec un combat de haute lutte face au Bayern Munich (1-1) pour accéder à sa deuxième finale de Ligue des champions consécutive. Il aurait pu la boucler sur un 14e titre de champion de France. Mais l’improbable Mezian Mesloub est passé par là. En donnant la victoire à Lens face à Nantes (1-0), le gamin de 16 ans a vécu un conte de fée et retardé l’échéance. Du moins, mathématiquement.
Le PSG ne pourra pas être champion dimanche soir. Mais les données n’ont pas fondamentalement changé. Un succès face à Brest lui offrirait quasiment le titre. Paris aurait six points d’avance sur Lens à deux journées de la fin, avec une différence de buts largement favorable (+43 contre +29 avant le coup d’envoi du match face aux Brestois). Il faudrait alors un scénario franchement improbable pour qu’il ne soit pas sacré. Il ne le sera cependant pas officiellement s’il s’impose contre Brest.
Mais si ce n’est pas une balle de titre, ça y ressemble fortement. Même Luis Enrique n’a pas dit le contraire samedi en conférence de presse. "L'important est d'arriver avec un mental à 100%, si tu es mentalement frais et libre, c'est plus facile, a exposé l’entraîneur parisien samedi en conférence de presse. On aura une grosse motivation, on va jouer le dernier match de la saison au Parc et c'est important pour nous de finir de la meilleure des manières. On peut pratiquement gagner le championnat si on gagne le match."
Mais ce pas décisif ou presque, Paris n’avait pas su le faire la semaine passée. Il pouvait déjà creuser un écart quasiment définitif sur Lens, qui jouait quelques heures plus tard à Nice. Le champion d’Europe n'avait pas saisi l'occasion, concédant un nul face à Lorient (2-2) avec une équipe considérablement remaniée en prévision de son déplacement à Munich. Mais le club artésien, accroché à l’Allianz-Riviera (1-1), n’en avait pas profité, s’exposant à voir le PSG toucher au but avant de le recevoir mercredi prochain.

La finale de la Ligue des champions, "l'objectif le plus important"

L’équipe de Luis Enrique a aussi ce rendez-vous en tête. Mais l’entraîneur parisien doit surtout composer avec l’état de forme de ses troupes, sorties amoindries du combat mené en Bavière. Willian Pacho, homme du match à Munich, Nuno Mendes et Warren Zaïre-Emery seront ainsi préservés face à Brest tandis que Lucas Chevalier et Achraf Hakimi sont toujours blessés. Le technicien asturien va encore s’adonner à un petit exercice de bricolage pour composer son onze de départ.
Il en a l’habitude. Et le contexte ne peut que l’encourager à persévérer dans cette voie. Le match face à Brest est quasiment une balle de titre, mais il y a aussi la perspective du duel face à Lens où Luis Enrique alignera probablement une formation plus proche de son équipe-type au coup d’envoi. Surtout, l’entraîneur parisien se doit d’être particulièrement vigilant dans l’optique du duel face à Arsenal pour un deuxième sacre consécutif en C1 le 30 mai à Budapest.
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Luis Enrique n’est pas du genre à se projeter. Mais il n’a pas masqué que beaucoup de ses choix seront conditionnés par ce rendez-vous. "Pour arriver à la finale de la Ligue des champions, qui est l'objectif le plus important, il faudra avoir des minutes de compétition mais la compétition comporte aussi des risques, a souligné l’ancien coach du Barça. Il faut voir individuellement combien de minutes ont besoin chaque joueur pour arriver à la finale dans des conditions positives. Le calendrier nous permet de faire ça".
Le match face à Brest rentre dans ce cadre. Même s’il est crucial, même s’il faut une victoire au PSG pour que le titre soit quasiment en poche, il s’inscrit aussi, même surtout, dans une logique de gestion de l’effectif parisien jusqu’à la finale de la Ligue des champions. La belle histoire de Mezian Mesloub n’y a rien changé. C’est la sienne que Paris veut écrire sur le mois de mai. En se donnant les moyens pour qu’elle soit aussi fabuleuse.
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