Ligue 1 - "La confiance ne s'achète pas à Monoprix" : à Paris, les mots changent, pas les maux

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Encore une fois particulièrement inefficace à l'image d'un trio offensif qui n'a cessé de permuter, en vain, le Paris Saint-Germain a encore chuté en Ligue 1, face à l'AS Monaco (2-3). Les joueurs de Luis Enrique ont de nouveau montré des lacunes aperçues de nombreux soirs cette saison, inquiétantes à l'aube du huitième de finale de Ligue des champions qui les attend face à Chelsea.

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Ce n'est pas la prestation parisienne de ce vendredi qui va donner des sueurs froides aux supporters de Chelsea. Elle aurait même plutôt tendance à sérieusement inquiéter ceux du Paris Saint-Germain. Comme trop souvent cette saison, le club de la capitale a offert un visage indigne d'un champion d'Europe et, cette fois, ça n'a pas suffi face à une belle équipe de l'AS Monaco (1-3), qui a su appuyer là où ça faisait mal. Notamment dans le cœur du jeu, un secteur où Paris ne trouve pas de solution en l'absence de Joao Neves et, surtout, de Fabian Ruiz.

Trois buts, trois erreurs des milieux

Point fort des Parisiens lors de leur saison historique de l'an dernier, le milieu de terrain est aujourd'hui un point faible, directement coupable sur les trois buts monégasques du soir. C'est Warren Zaïre-Emery qui a perdu le ballon plein axe, dans sa surface, sur une relance, sur le but de Maghnes Akliouche (27e). C'est encore lui qui a oublié Aleksandr Golovin (55e), sur un retour malheureux de Vitinha, pour le but du break. Et c'est Lee Kang-In, qui venait de rentrer à la place d'un Dro Fernandez fantomatique, qui a perdu le ballon à 30m de ses buts sur le but de Balogun (73e). Trois buts, trois erreurs individuelles parfaitement évitables mais finalement hautement symboliques de la prestation parisienne ce vendredi soir.
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"On a vu des erreurs inhabituelles, expliquait Luis Enrique après le match. Et quand tu fais ça face à une équipe qui est dans une bonne dynamique, tu le paies directement. On a fait des erreurs, beaucoup d'erreurs, de la part de différents joueurs. C'était un match bizarre, il faut l'accepter". Mais ça ne tient pas qu'à ce match, justement. L'équipe n'a plus grand-chose à voir avec le onze qui surfait sur sa confiance et marchait sur l'Europe l'an passé. Et la dimension physique, longtemps mise en avant pour expliquer les atermoiements parisiens, ne suffit plus à expliquer l'absence d'efficacité dans le jeu parisien.
On doit s'améliorer, offensivement comme défensivement
Face à Monaco, Paris a encore eu le ballon (59% de possession), Paris a encore plus tiré que son adversaire et a encore eu plus de corners (7 à 3). Mais les joueurs de Luis Enrique n'ont marqué qu'une fois, en 17 tirs… Et sur un ballon dévié, qui plus est. "Il faut que l'on soit plus efficace et que l'on marque", a abondé Illia Zabarnyi au micro de Ligue 1+. Mais cette inefficacité est finalement la seule constante de la saison parisienne. Pas vraiment celle dont ils rêveraient. "On doit tout travailler, a poursuivi le coach parisien. Tout le monde cherche à trouver un truc en particulier quand on perd, mais c'est multifactoriel. La confiance, ce n'est pas quelque chose que tu achètes à Monoprix, il faut la construire jour après jour. Quand tu es imprécis, la tête pense à tout ce que tu rates." Et tu te mets à ne même plus bien faire ce qui tenait encore la route avant, à l'image de ces trois buts encaissés. Paris a désormais encaissé dix buts sur les cinq derniers matches, bien trop pour ses standards habituels et pour une équipe qui espère gagner la Ligue des champions en mai prochain.
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"On n'a pas été à notre niveau, on doit s'améliorer, offensivement comme défensivement, s'est agacé Nuno Mendes sur Ligue 1+. Il y a des jours où ça ne fonctionne pas. Mais quand ça ne fonctionne pas offensivement, on doit au moins être au niveau défensivement et ça n'a pas été le cas". Et pas question de se cacher derrière l'argument de la Ligue des champions à venir. Les soucis sont trop récurrents pour cela et, de toute manière, Paris n'a pas cette marge cette saison. "Oui c'est important mercredi en Ligue des champions mais Lens est juste derrière (4pts avant le match contre Metz) en championnat, on ne peut pas se permettre de perdre des points "bêtes" en cours de route", a assuré le latéral gauche portugais.
Je ne veux pas douter de mon équipe
Pourtant, c'est bien ce que le Paris Saint-Germain vient de faire pour la deuxième fois en quatre journées, après la déroute à Rennes (3-1). Cette fois, c'est à domicile et c'est la quatrième défaite en Ligue 1 sur la saison. Des chiffres que le PSG n'avait jamais atteints après 25 journées sur ses années de titre. Lens pourrait revenir à un point ce week-end, mais Paris va d'abord tenter de se concentrer – enfin - sur la Ligue des champions, avec la réception de Chelsea mercredi. Cela laisse quatre jours pour changer les choses. "On est en difficulté, mais il faut garder l'espoir de changer ça, positive Luis Enrique. Je ne veux pas douter de mon équipe". Il serait temps que l'entraîneur espagnol ne soit plus le seul dans ce cas.

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