Ligue 1 | Monaco concède le nul au finish à Toulouse (2-2) et voit le podium s'éloigner

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Monaco a peut-être laissé filer le podium, voire le wagon des places européennes ce samedi. L'ASM n'a pu faire mieux qu'un match nul à Toulouse (2-2), la faute à l'égalisation d'Emersonn à la 90e minute. La formation de la Principauté menait pourtant 0-2 à la mi-temps, avant de courber l'échine et de perdre deux points précieux. Monaco reste 7e, à six points de l'OL, 3e.

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Video credit: Eurosport

Il y avait une équipe qui avait déjà acquis son maintien sans grand-chose d’autre à jouer que quelques places à grappiller au classement d’ici à la dernière journée. Et une autre qui avait besoin de points dans la course à l’Europe. Pourtant, c’est bien Monaco, qui court derrière l’OM, Rennes, l’OL et toute la clique, qui a laissé filer ce match contre Toulouse, confortablement installé dans le ventre mou. Comme si l’ASM pouvait se permettre de laisser filer des points, elle a lâché du lest après avoir rapidement et logiquement mené 2-0, jusqu’à voir les Toulousains égaliser dans les dernières minutes (2-2) samedi.
Les hommes de Sébastien Pocognoli pensaient peut-être avoir gagné ce match dans les vingt premières minutes. Entre le début de partie joué à 1000 à l’heure et la composition d’équipe expérimentale de Carles Martinez Novell, un 3-4-3, ou 5-3-2 en fonction des situations, dans lequel les Toulousains se sont d’abord un peu perdus, tout est allé très vite. Le TFC ne ressortait pas un ballon et les Monégasques, avec Maghnès Akliouche dans le rôle de dynamiteur, en ont profité pour étouffer les locaux.
L’ASM a d’abord ouvert le score suite à un corner repoussé, que Simon Adingra a renvoyé dans le paquet pour la tête de Jordan Teze (6e). Puis Lamine Camara, bien lancé par Akliouche, a conclu un contre d’une frappe limpide en pleine lucarne depuis l’entrée de la surface pour faire le break (18e).
Deux buts qui auraient pu se transformer en trois, voire quatre, si Adingra avait été plus adroit face à Guillaume Restes (14e), ou si Ansu Fati avait fait meilleur usage du ballon d’Akliouche qu’une frappe non cadrée (28e).

Une soirée qui pèsera lourd à l'heure des comptes

Alors que les joueurs du Rocher affichaient une possession qui frisait avec les 80% et que Toulouse ne s’approchait pas de la surface adverse, on se demandait bien comment les locaux allaient s’y prendre. Mais progressivement, l’étreinte monégasque s’est desserrée et le Téfécé a repris des couleurs. Sous l’impulsion d’Aron Donnum (dans tous les bons coups ou presque), voilà que les Toulousains, jusqu'alors incapables de se montrer dangereux, frappaient pour la première fois au but et voyaient même Jacen Russell-Rowe gâcher l’occasion du 2-1 seul face au but (41e). 
Qu’à cela ne tienne, le Canadien s’est bien rattrapé en réduisant l’écart en seconde période sur un centre génial de Dayann Methalie, d’un geste assez ressemblant à celui qu’il avait raté avant la pause (62e). Avant que Donnum, enfin décisif après s’être démené comme un beau diable, envoie un centre pour la tête de Charlie Cresswell. Pas cadrée, sa frappe a été coupée à bout portant par Emersonn (90e), entré en jeu un quart d’heure plus tôt.
Monaco était groggy, à l’image de son buteur Camara qui s’est écroulé face contre terre au coup de sifflet final. Le milieu de terrain monégasque est encore jeune, mais il a largement assez d’expérience pour savoir que les deux points que lui et ses coéquipiers ont laissés filer auraient peut-être permis de jouer une compétition européenne l’an prochain. Quand il sera l’heure des comptes, le souvenir de cette seconde période à Toulouse pourrait être douloureux.
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