Ligue 1 | Panenka, coup de canon et Fonseca : les tops et flops de la 10e journée
Mis à jour 30/10/2025 à 11:13 GMT+1
Sofiane Diop, auteur d'une panenka délicieuse pour Nice face à Lille, et Igor Silva (Lorient), dont le coup de canon a sonné le PSG, ont illuminé une soirée qui s'est franchement animée avec les contre-performances de Lyon, pas aidé par Paulo Fonseca, et de Marseille, trahi par ses cadres ces deniers temps. Voici nos tops et nos flops de la 10e journée de Ligue 1.
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Les tops
- Silva, c'est canon
Lorient a réussi son plan. Défendre comme des morts de faim, attendre, résister, et cueillir, si le sort le voulait bien, ce point qui tomberait de l'arbre nommé Paris Saint-Germain. Mission réussie pour les Merlus (1-1), qui peuvent dire un grand merci à leur défenseur Igor Silva. Le Brésilien, rarement buteur, a inscrit contre les champions d'Europe son premier pion de la saison, mais de quelle façon ! Un missile, un coup de canon déclenché devant la surface d'un Lucas Chevalier impuissant, caché par une forêt de jambes parisiennes. Alors qu'on attendait certainement davantage du côté des Parisiens le geste fort de la rencontre, surtout avec la titularisation d'Ousmane Dembélé, c'est l'étonnant Silva qui a raflé la timbale, pour le plus grand plaisir du Moustoir.
- La folle série de Diop
On l'avait quitté sur un but somptueux face à Rennes. Sofiane Diop a récidivé contre Lille à l'Allianz Riviera quelques jours plus tard. Cette fois, la note esthétique sera sans doute moins élevée, bien que la panenka transformée face à Arnaud Bodart n'est pas gourmandise à galvauder. Au-delà de la forme, souvent soignée chez l'international marocain, il y a la réalité des chiffres. Des statistiques folles, car l'ancien monégasque tourne à plein régime : 6 buts lors de ses 5 dernières rencontres en Ligue 1. L'Aiglon est d'ailleurs seul troisième au classement des buteurs et, à ce rythme, Mason Greenwood (7 buts) et Joaquin Panichelli (8 buts) peuvent trembler.
- Quel premier pas pour ces Grenats !
Il fallait une sacrée dose de caractère pour se relever de la fessée prise à Lille. Ces Messins en regorgent. Rajoutez à cela un instinct de survie avivé à son maximum, et vous obtenez une partition de haut vol contre le dauphin du PSG au coup d'envoi. Lens, bousculé, dominé, n'a pas existé dans un Saint-Symphorien tellurique, émaillé de bagarres en tribunes, de chants à caractères homophobes et de jets de projectiles qui ont conduit à plusieurs interruptions de jeu. Une atmosphère pesante pour des Grenats exemplaires, volontaires et si méritants. Le doublé de Gauthier Hein récompense un club qui empoche un premier succès cette saison, et lance pour de bon sa mission maintien. Un sacré premier pas.
- L'ouragan Vaz
Bien sûr, l'Olympique de Marseille n'a pas gagné mais comment ne pas saluer l'entrée de Robinio Vaz ? Il se passe toujours quelque chose quand le gamin entre pour l'OM et ce mercredi contre Angers, il était à pas grand-chose d'être le héros du soir, le sauveur, tout ce que vous voulez. Un but d'avant-centre pour commencer, un enchaînement délicieux pour enchaîner et Vaz avait mis Marseille devant. L'OM n'a pas gagné mais il n'a rien à se reprocher, bien au contraire. Le voilà désormais auteur de 4 buts en championnat, autant que Bradley Barcola par exemple.
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- Barco, c'est encore show
Déjà, difficile de rater sa frimousse rangée sous une chevelure rousse. Valentin Barco détonne. Le latéral gauche de formation, pur produit de Boca Juniors, sait tout faire. Capable de diriger le jeu depuis n'importe quel carré de pré, l'international argentin a une nouvelle fois étalé sa polyvalence. À l'origine du premier but des Strasbourgeois, passeur décisif pour Sebastian Nanasi, Barco s'est fendu d'un joli but sur un ballon brossé à la trajectoire sortante. Une cerise sur le gâteau tout show de l'Argentin, brillant de justesse dans ses choix et sa maitrise du cuir. On comprend mieux pourquoi Liam Rosenior ne peut se passer de lui, quitte à le balader à tous les postes, ou presque, de l'entrejeu. La Meinau est, sans surprise, également conquise.
Les flops
- Bodart, sacré cauchemar
C'est à se demander si Berke Özer n'avait pas contaminé son coéquipier Arnaud Bodart. Propulsé dans les cages du LOSC après l'annonce du forfait de dernière minute du portier turc, le gardien belge a vécu une soirée cauchemardesque à Nice. D'une fébrilité confondante, Bodart est responsable sur les deux buts encaissés par les Dogues. Sur le premier, le Belge concède bêtement un penalty d'une sortie fantôme sur Kevin Carlos. Auteur de relances plus qu'hésitantes, Bodart a vu la sentence s'abattre sur la dernière d'entre elles, convertie en but du break niçois par l'entrant Isak Jansson dans les dernières minutes. Après une telle prestation, on ne devrait pas revoir de sitôt Bodart dans les buts lillois.
- Les terribles choix de Fonseca
Mais qu’a-t-il bien pu se passer dans les têtes de Paulo Fonseca et Jorge Maciel ? Les choix du staff lyonnais, à la suite des exclusions d’Abner pour l'OL et Thibault De Smet pour le Paris FC, ont fragilisé – le mot est faible – leur collectif sur les plans tactique et émotionnel. En se passant de Karabec, Tolisso et Moreira pour les entrées de Tagliafico, Tessmann et Hateboer, alors qu'il menait 3-1 à 10 contre 10, l’OL n’a plus su tenir le ballon face au Paris FC, qui a poussé et marqué, deux fois, en fin de match (3-3 alors que Lyon menait 3-0). Impensable tant Lyon avait creusé l’écart et semblait supérieur dans le jeu avant que leur défenseur brésilien ne voit rouge, rapidement rejoint par son homologue parisien aux vestiaires. Si Fonseca est brillant dans la préparation de ses matches, sa lecture en cours de rencontres laisse franchement à désirer.
- L'OM abandonné par ses cadres
Il y avait eu la doublette Emerson Palmieri et Benjamin Pavard, tous les deux responsables de la défaite à Lisbonne contre le Sporting en Ligue des champions, les bévues du second à Lens. Nayef Aguerd a rejoint cette liste en offrant l'ouverture du score à Angers ce mercredi soir au Vélodrome. Le Marocain s'était imposé comme un indéboulonnable, grand artisan de l'excellente passe olympienne, il a fauté. Moins flamboyant dans le jeu, l'OM est en plus trahi par des joueurs d'expérience qui commettent des erreurs de débutants.
- Rennes, ça bégaye
Habib Beye pensait qu'au moins, cette fois, le sort lui serait favorable. Après une première mi-temps à voir son équipe reculer face à des Toulousains entreprenants, l'entraîneur fragilisé du Stade rennais a cru voir un rai géant illuminer le bout du tunnel sur les réalisations d'Esteban Lepaul et Mousa al-Tamari quelques minutes après le retour des vestiaires. Mais Rennes ne méritait pas mieux qu'un nul, et les balbutiements du jeu se sont répercutés au tableau d'affichage. Beye, qui a décidé de se priver de Seko Fofana et Ludovic Blas, compte de moins en moins d'alliés. Confirmé par Arnaud Pouille après la rencontre, l'entraîneur des Bretons sait que même la réussite lui a tourné le dos.
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