Ligue 1 – Pas de bouillie mais encore puni malgré le retour de Claude Puel (1-5) : Nice n'en voit pas le bout

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Que les temps sont durs pour les supporters niçois. L'intronisation surprise de Claude Puel au début de l'hiver n'a pas encore porté ses fruits. De bonnes initiatives en première période n'ont rien changé : une claque reçue à Toulouse (5-1) et les Aiglons continuent de s'enliser dans un puits sans fond. Les joueurs, eux, ont essayé mais le mal niçois semble bien trop profond.

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Les lignes bougent, les plaques s'entrechoquent mais le résultat brut suinte encore la névrose à Nice. Quelque chose a changé, pourtant. Dans l'attitude, les intentions. Une approche guidée par le vent de fraîcheur né d'un ancien de la maison, Claude Puel. Face à Toulouse et son armée de tueurs à gages, les craquelures de l'édifice azuréen ont éclaté en mille morceaux (1-5) au Stadium. Un cruel rappel que les maux du club détenu par INEOS restent profonds, et que l'antidote semble encore bien loin.
Un nul face à Strasbourg a permis de souffler légèrement, le succès aux tirs au but en Coupe à Nantes de relever la tête. Des signes positifs, toujours poussifs, mais qui agrémentaient d'une fine note d'espoir un horizon bien noir. Au volant de cette tentative désespérée de rebond (attendu en Ligue 1 depuis le mois d'octobre), Claude Puel s'applique à détendre les traits crispés d'un club sous haute tension. Le ponte a sorti de son feutre poussiéreux quelques recettes gagnantes d'une époque pas si lointaine.

Puel, plus démodé que vintage

Un cadre plus sain, des joueurs écoutés et un jeu tourné vers l'avant, au service des individualités. Des préceptes pas si éloignés de ceux de Franck Haise. Sauf que le prédécesseur de Puel a été submergé par des conflits internes hors terrain. De l'allant et du jeu, les ingrédients ont germé en une première période intéressante à Toulouse. En face, le Téfécé a peiné à exister. Même chose en début de seconde période, avec cette envie de poser le cuir, combiner et étirer les lignes. Avec pour maigre récompense le but de la recrue hivernale Elye Wahi.
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Un butin bien frêle et dégrossi pour des Aiglons punis par des Violets sans pitié dans le dernier tiers. Et aidés, aussi, par une arrière-garde niçoise encore traumatisée d'une première moitié de saison cauchemardesque. L'enlisement du club déteint naturellement sur des joueurs accompagnés d'une fébrilité patente. Il n'en fallait pas plus pour que les morts de faim du TFC ne s'en lèchent les babines. Auteur d'un tacle parfait quelques secondes avant un contrôle hasardeux dans sa surface et sanctionné d'un but dans la foulée, Ali Abdi a symbolisé cette dichotomie niçoise.

Tristesse et rage : tout le monde est à bout

Nice essaie, change de braquet mais pédale toujours dans la semoule. Les faibles signes d'améliorations ne suffisent pas et ne cacheront pas le néant observé dans les deux surfaces. "Je suis désolé pour le résultat mais je pense que l'efficacité, c'était la clef du match. Parce que le résultat n'est pas juste au regard de ce qu'on a fait, relève avec componction Tiago Gouveia au micro de Ligue 1+. On est très très tristes. Après un tel résultat, 5-1, c'est difficile de voir des choses positives. On a fait des bonnes choses mais ce n'était pas suffisant. On est tous désolés pour ça."
Moins défaitiste, Puel n'a pas caché que la solution n'allait pas émerger comme par enchantement. "Je suis venu pour me battre et redresser une situation petit à petit mais tout ça ne va pas se régler d'un coup de baguette magique, rappelle le héraut niçois en conférence de presse. On a donné le bâton pour se faire battre mais il n'y a aucune démobilisation : les joueurs bossent et sont à l'écoute."
Huit matches de rang sans succès, une position au classement flirtant peu à peu vers les tréfonds (14e) : autant d'oriflammes encombrants agités au-dessus des têtes azuréennes. Les supporters, venus pour haranguer, ont servi les joueurs de Puel de gestes rageurs après la fessée, témoignages d'une détresse sans fin. En face, quelques applaudissements timides d'acteurs devenus spectateurs d'une chute vertigineuse.
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