Ligue 1 - Pas parfait mais en progrès : Paris avait besoin de cette victoire à Strasbourg en infériorité numérique (1-2)
Mis à jour 02/02/2026 à 13:58 GMT+1
Paris n'a pas tout réglé mais peut s'estimer lancé dans la bonne direction. Celle d'une montée en puissance l'emmenant à un sprint final excitant au printemps, à l'image de celui, historique, de 2025. Tombeur d'un Strasbourg électrique à la Meinau, le PSG a retrouvé de la confiance, surtout au regard d'une fin de match nerveuse en infériorité numérique. Soudé, l'effectif a tenu bon. Prometteur.
Chevalier définitivement remplaçant au PSG ? "Safonov a pris le pouvoir"
Video credit: Eurosport
Strasbourg n'écume pas les pelouses de Ligue des champions mais correspond bien à un test grandeur nature pour le PSG, lancé dans une montée en puissance lui permettant, si les temps de passages s'alignent sur ceux de l'an passé, de rêver très grand. L'opposition du Racing, à la Meinau, avec sa bande de joyaux montés sur de fraîches gambettes, devait rappeler aux Parisiens l'enfer qu'ils vivront face aux armadas de Premier League. Test passé avec mention pour les hommes de Luis Enrique, qui ont fait la différence à dix contre onze en fin de rencontre (1-2). Un signal plus que positif.
Alors oui, comme l'a fait remarquer le technicien asturien en conférence de presse avant la rencontre, le PSG n'est pas redevenu cette machine de guerre avançant à coup de score fleuve. La marge s'est réduite, le contenu est moins abouti mais peut-on en demander tant après une intersaison aussi ramassée ? Même muni d'une grappe d'excuses, Luis Enrique a réaffirmé ses ambitions pour la fin de saison. En ce début février, il était temps d'actionner la montée en puissance.
Les leçons de Doué, la grosse faute de Hakimi
Paris va mieux. La preuve, déjà, c'est que le discours du héraut porte jusqu'aux esgourdes les plus récalcitrantes. Tancé pour sa manie de s'enfermer dans des dribbles et autres décisions personnelles, Désiré Doué a répondu favorablement aux demandes de son coach. L'international français a provoqué, évidemment, mais pas à l'excès. Il a surtout privilégié à chaque fois la solution collective après l'élimination, fluidifiant les transitions Rouge et Bleu. Les joueurs appliquent et rendent la confiance, à l'image d'un Matveï Safonov une nouvelle fois décisif sur penalty.
Cancre du soir, Achraf Hakimi n'est pas encore redevenu celui qu'il était avant sa blessure et son geste non maîtrisé sur Joaquin Panichelli – couplé à un échange musclé avec Monsieur Wattellier – ternit le beau tableau d'ensemble. Une copie marquée du sceau Luis Enrique. On y trouve de la possession, de l'engagement, des imprécisions... mais surtout une versatilité quasi complète, avec des latéraux attaquants, des relayeurs ailiers ou défenseurs. Changez les pièces de place et le puzzle apparaîtra quand même.
Football liquide et souplesse tactique
Le but de la victoire ne pouvait pas mieux symboliser ce football liquide. Warren Zaïre-Emery, lancé divinement par l'entrant Kang-in Lee, dépose un centre pour la tête de Nuno Mendes. D'un latéral à un autre. Les forces à disposition ne sont pas les mêmes que l'an passé, indisponibilités et calendrier obligent, alors Luis Enrique éclaire une face plus rare chez lui, une souplesse dans les consignes. En infériorité numérique, Safonov a été sommé de dégager loin devant, tandis qu'Ousmane Dembélé a reçu l'ordre de ne plus presser la charnière adverse, pour garnir l'entrejeu. Le héraut parisien n'est pas aveugle, il a vu que le résultat tenait sur un fil.
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Joaquin Panichelli muselé par Willian Pacho devant Joao Neves, lors de Strasbourg - PSG
Crédit: Getty Images
"C'était un match très difficile, confirme Safonov dans un français bluffant au micro de Ligue 1+. Je pense qu'on a eu un peu de chance à la fin du match. C'était très nerveux." Même discours nuancé chez Bradley Barcola, passeur heureux pour Senny Mayulu en première période. "On aurait pu faire mieux, sur certaines pertes de balle. Mais au final on gagne, on va retenir ça." Il fallait pourtant de solides bases et des armes affûtées pour résister à ce Strasbourg poussé par la Meinau, en infériorité numérique, même avec ce soupçon de réussite.
Je ne sais pas si on la mérite mais c'est très bon pour notre confiance
"Je ne me rappelle d'aucun match facile ici car Strasbourg est une équipe avec beaucoup de joueurs très jeunes et beaucoup de qualité, pointe Luis Enrique sur Ligue 1+. Ça a été très difficile, avec beaucoup d'imprécisions en première mi-temps. À dix, c'était encore plus dur. Content car c'est une victoire importante. Je ne sais pas si on la mérite mais c'est très bon pour notre confiance. Maintenant, on a besoin de nous améliorer." Des failles, il en restera jusqu'au bout du sprint final. Le PSG champion d'Europe n'a pas été non plus parfait de bout en bout. Rien de rédhibitoire donc.
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Strasbourg
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