Ligue 1 - PSG - OM - L’antisèche : Le soir où tout bascule pour Paris et... De Zerbi

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Dans la riche histoire des PSG – OM, jamais l’écart n’avait été aussi grand entre les deux équipes. Cette soirée pourrait agir comme un tournant, une bascule. D’abord parce qu’elle pourrait enfin lancer la saison d’un PSG, enfin gigantesque cette saison. Et parce qu’elle pourrait sceller l’avenir de Roberto De Zerbi. On voit mal comment le technicien italien pourrait sortir indemne du naufrage.

"Si l'OM prend une volée au Parc, un fusible sautera..."

Video credit: Eurosport

Le jeu : L’humiliation

Dès les premières minutes, on a senti le PSG investi d’un supplément d’âme comme si les onze parisiens avaient identifié cette soirée comme celle de la résurrection. Même avec un, deux ou trois buts d’avance, le PSG n’avait jamais lâché l’accélérateur. Comme si la victoire ne suffisait, il fallait envoyer un message et montrer à la France et à l’Europe que le grand Paris était de retour. L’intensité folle des hommes de Luis Enrique n’a pas laissé un instant de répit à leurs adversaires. Depuis le début de saison, on n’avait jamais vu un PSG aussi impliqué, aussi dense, aussi grand. L’an dernier, la saison a tourné face à Manchester City. Cette victoire ressemble aussi à une borne importante de la saison.
Mais il faut aussi, ici, surligner les failles béantes de Marseillais à l’envers. Sa défense à trois fut effrayante avec des alignements dramatiques. Comment l’OM peut-il presser avec des lignes aussi distendues sur 70 mètres ? Le premier but est une caricature avec Pavard complètement aspiré, Balerdi qui couvre et le PSG qui s’amuse. On ne compilera ici ni l’intégralité des occasions du PSG ni même tous les buts parisiens, c’est inutile et fastidieux. Le score et l’écart historique donnent une idée de l’écart mais ne disent même pas tout. Le PSG aurait pu en coller huit ou neuf avec un Barcola un peu plus adroit, par exemple, ou des montants, heurtés cinq fois, un peu plus compréhensifs. 

Les joueurs : Fantastique Dembélé, dramatique Balerdi

Un doublé, un bijou, une passe décisive : Ousmane Dembélé, le regard noir ce soir, a rappelé quel joueur il était alors même qu’il traversait une séquence plutôt moyenne. A l’orgueil, il a bouffé à lui tout seul des Marseillais qui ont tendu la joue et pas qu’une fois. Il est rare de voir en Ligue 1 et même ailleurs un naufrage aussi spectaculaire que celui de Leo Balerdi ce dimanche. A l’image de cette action sur le second but de Dembélé où il rate d’abord son intervention avant de se faire planter par un crochet du Parisien. Il portera, sans doute pour très longtemps, comme une croix cette humiliation face à l’ennemi juré.
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Ousmane Dembélé a été étincelant contre l'OM, le 8 février 2026.

Crédit: Getty Images

Facundo Medina, fautif sur au moins trois buts, n’a passé une soirée beaucoup plus agréable, pas plus qu’un Benjamin Pavard complètement dépassé par les évènements. Quant à Mason Greenwood, il a sorti son mauvais génie, celui qui rate tout et fait complètement déjouer son équipe. Nuno Mendes, toujours aussi dense, aurait mérité d’apparaître à la finition tant il a œuvré pour détruire à l’énergie l’OM. Désiré Doué, lui, retrouve ses cannes alors que Matveï Safonov a fait le job.
Le facteur x : Et si Vitinha avait été expulsé ?
Aucun Marseillais n’osera se cacher derrière cette excuse mais le match aurait pu basculer dès la 9e minute sur une vilaine semelle de Vitinha sur Leo Balerdi. Le Portugais, simplement sanctionné d’un carton jaune, aurait dû laisser là ses coéquipiers mais le VAR n’est pas intervenu. Cela aurait-il changé le cours de la soirée ? Vu l’écart abyssal entre les deux équipes, c’est loin d’être certain. 
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Leonardo Balerdi face au Paris SG, le 8 février 2026.

Crédit: Getty Images

La stat : 5

Jamais dans la riche histoire des PSG – OM, l’écart n’avait été si grand entre les deux formations. Ce dimanche, le PSG a enregistré sa plus large victoire face aux Marseillais.

La question : De Zerbi peut-il rester sur le banc ?

Dix jours après une démission collective à Bruges qui a coûté l’Europe, l’OM a subi la plus grande humiliation de son histoire face à Paris et dégringolé violemment du podium. Comment imaginer une seule seconde que Roberto De Zerbi puisse survivre à une telle tempête ? Peu importe la nationalité de passeport, les médias n’y sont pour rien : son OM est ridicule. Désorienté, désorganisé complètement paumé alors même que les investissements de l’été laissaient espérer une saison de bonheur.
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Roberto De Zerbi à Bruges, en janvier 2026.

Crédit: Getty Images

La responsabilité du technicien italien dans la déroute du soir ne fait pas débat. Sa défense à trois, mal alignée du début à la fin, a coûté cher et son pressing sans queue ni tête a ouvert des boulevards à des Parisiens qui n’en demandaient pas tant. Au-delà de ses choix et de tout ce qu’il va devoir porter sur ses épaules, De Zerbi doit partir sous peine de voir l’OM se consumer. Aujourd’hui, la crise est là et Marseille doit faire sauter un fusible pour éviter que le volcan se réveille.
Le feu couve, la réaction de Marseille et du Vélodrome risquent d’être terribles. En désignant un coupable, et même si De Zerbi est loin d’être le seul, les dirigeants peuvent partir sur une nouvelle séquence et s’offrir un petit sursis.
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