Ligue 1 | Toulouse - Marseille | Expressifs mais peu agressifs, les joueurs de l'OM sont-ils des faux méchants ?

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C'est un drôle de contraste. À Marseille, certains cadres se montrent parfois très expressifs sur le terrain. L'équipe phocéenne manque pourtant cruellement de caractère. C'est l'un des héritages malheureux laissés par Roberto De Zerbi et son staff. Avant d'affronter Toulouse pour la deuxième fois de la semaine, l'OM est le club de Ligue 1 qui rechigne le plus au duel. Tout le contraire... du TFC.

"L'OM ne peut plus réussir sa saison… mais peut encore la sauver"

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L'échantillon d'échecs est suffisamment grand pour en avoir le cœur net : à l'Olympique de Marseille, les joueurs ne sont pas vraiment ce qu'ils pensent être. Les grandes effusions de joie ou de nervosité de certains cadres, comme Leonardo Balerdi et Pierre-Emile Höjbjerg, lors de faits de jeu qui n'en demandent pas tant, ne suffisent plus à cacher une réalité : l'équipe phocéenne manque cruellement de mordant.
Cet étonnant déficit de caractère, qui tranche pourtant avec la réputation de bon nombre des joueurs qui composent l'effectif, a probablement joué un rôle dans les très nombreux points que Marseille a perdus en fin de matches. Il est de nouveau devenu criant, mercredi en quart de finale de Coupe de France lorsque les hommes d'Habib Beye ont été dominés en deuxième période par Toulouse, qu'ils retrouvent ce samedi en Ligue 1 (21h05).
Les chiffres ne disent pas autre chose : en championnat, l'OM est l'équipe dont la proportion de duels remportés est la moins élevée (48,3%) et cette valeur-là est trop basse pour un club souhaitant monter sur le podium de L1. "Je pars du principe qu'on doit être une équipe conquérante, a souligné Beye, en évoquant une lacune que son staff a parfaitement identifiée. On s'entraîne au quotidien pour devenir cette équipe qui veut presser."

Un héritage de De Zerbi ?

Mais y parvenir n'est pas qu'une affaire de mentalité... ou d'expressivité. Et à entendre le nouveau coach olympien en conférence de presse, vendredi, il semblerait que l'effectif olympien paie un manque de préparation athlétique. "Ce n'est pas une critique mais c'est une méthodologie et une approche du match différentes, a expliqué le Sénégalais. Ça nous amène à avoir des creux pendant nos matches."
Ce travail-là paraît difficile à compenser en cours de saison, surtout pour un club qui doit désormais prêter beaucoup plus d'attention à ce qui se passe derrière (Lille et Rennes suivent à trois points, Monaco à six) que devant (Lens, deuxième, a dix points d'avance. Le salut doit donc aussi passer par des individualités mais il est, ces dernières semaines, bien difficile de dégager des joueurs fiables dans ce domaine.
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"On l'a trop stéréotypé" : le foot est-il vraiment devenu "horrible" ?

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En défense, Leonardo Balerdi fait plutôt preuve de beaucoup de naïveté, Benjamin Pavard et Facundo Medina sont trop tendres et même Nayef Aguerd a affiché certaines limites. Seuls Geoffrey Kondogbia et Quinten Timber, par intermittence, ont sauvé les apparences. Mais il en faudra bien plus pour perturber une équipe toulousaine qui, elle, adore le combat : aucune équipe de L1 ne dispute plus de duels par match (103) que les Violets. Pour l'OM, il est vraiment temps de mordre plutôt que d'aboyer.
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