Ligue 1 | "Une saison difficile pour tout le monde" : Nice, un crash tellement prévisible après avoir fini barragiste

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Nice a failli dans sa mission. Après une saison extrêmement compliquée, les Niçois n'ont pas su faire le travail face à la lanterne rouge messine pour tenter d'arracher son maintien direct, lors de la dernière journée. La rencontre s'est achevée dans le fracas, alors que tout reste encore possible pour les Niçois en finale de Coupe de France et qui joueront un barrage crucial.

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Video credit: Eurosport

Un coup de sifflet final, une sentence et le chaos. C'est un peu comme cela que l'on pourrait résumer la triste soirée niçoise, dimanche soir. Attaquer la dernière journée en position de barragiste n'a rien d'anodin, la position du chasseur n'est nullement confortable. Pour autant, on aurait pu penser que battre le FC Metz, lanterne rouge et parmi les pires équipes du siècle en Ligue 1, était dans les cordes du Gym. Il n'en a rien été. Les Aiglons se sont cassé les dents sur des Messins qui étaient venus pour sauver l'honneur, et devront passer par les barrages pour sauver leur peau.
A l'image de leur saison, les Niçois ne se sont jamais vraiment mis dans l'état d'esprit de jouer leur survie. Se battre pour le maintien, ce n'est pas donné à n'importe quel effectif, encore moins une équipe qui se battait pour une qualification en Ligue des champions en début de saison. Encore moins pour une équipe dont certains de leurs joueurs avaient intimé que se faire battre par Lorient, "une équipe qui doit être reléguée", selon les mots de Sofiane Diop, serait honteux.
A la fin du championnat, les Merlus sont solidement ancrés à la 9e place, pendant que les Niçois, eux, iront jouer leur survie. "Le vestiaire était éteint. Cela boucle une saison difficile pour tout le monde. Il faut passer à autre chose très vite", a voulu se motiver un Claude Puel à la mine déconfite au micro de Ligue 1+.

De la C1 au chaos

Finalement, cette année aura été un crash perpétuel. La débâcle de Lisbonne et l'élimination lamentable contre le Benfica, avec des joueurs de 16 ans comme titulaires, faute de moyens, était une prémonition. Déjà là, l'entraîneur d'alors Franck Haise avait alerté sur le fait qu'il faudrait des renforts. Ceux-ci ont tardé à arriver, la faute à un propriétaire, INEOS, aux abonnés absents. Entre-temps, les joueurs ont été pris à partie par leurs supporters au retour de cette même rencontre face aux Merlus. Un point de non-retour que n'ont pas supporté Jérémie Boga et Terem Moffi qui ont fait leurs valises après ces incidents.
Fin novembre, on n'était pas encore trop inquiets pour la survie du club, plutôt déçus par une équipe ambitieuse qui ne tenait pas son rang en championnat, et en Coupe d'Europe réalisant une campagne de Ligue Europa à la limite du ridicule. C'est au cœur de l'hiver que tout a basculé, quand Nice a commencé à s'effondrer jusqu'à la 15e place, au moment où Claude Puel a repris les rênes du club et remplacé un Franck Haise laissé à l'abandon.
Depuis le début de la phase retour, les Niçois sont à la bagarre pour garder la tête hors de l'eau. Chose faite jusqu'à l'avant-dernière journée et ce revers fatidique à Auxerre (1-3) qui les a menés là où ils en sont aujourd'hui. Assez ironiquement, et à l'image du Stade de Reims l'an passé, cette saison catastrophique en championnat s'est accompagnée d'une épopée en Coupe de France qui les a menés jusqu'en finale. Une échéance qui arrive dans cinq jours face au redoutable RC Lens. Ironie du sort, le gardien niçois était de l'aventure rémoise qui s'est finie en Ligue 2 et par une fessée du PSG en finale.
On n'est pas encore en Ligue 2
L'occasion est belle de sauver une saison catastrophique à tous points de vue. Car au désastre sportif s'est ajouté celui humain avec les supporters qui ont violemment envahi la pelouse au coup de sifflet final de la rencontre face à Metz, tandis que les travées de l'Allianz Riviera se vidaient. "L'unité c'est indispensable, a déclaré Jean-Pierre Rivère, au micro de Ligue 1+. Je suis déçu que le public ne soutienne pas nos joueurs jusqu'au bout. On n'est pas encore en Ligue 2, comme j'ai pu l'entendre dans les tribunes. On a encore une chance, et bien accrochons-nous jusqu'au bout. Je vois cette fin de match, c'est dommage. Je considère que la déception est profonde chez tout le monde, mais si on joue ces deux matches c'est pour les gagner."
Pour battre Saint-Etienne, il faudra possiblement le faire sans soutien, étant donné la gravité des événements. Une situation qui n'est pas sans rappeler celle du 32e de finale perdu par les Verts déjà dans une enceinte vide, suite à une sanction. L'entraîneur, Claude Puel, ne l'espérait pas. "Je ne vais pas épiloguer sur les supporters. Il y a de la déception qui est légitime, mais il faut rester carré. On a besoin d’eux pour la finale de la Coupe de France et les deux matches. J’espère qu’il n’y aura pas de huis clos pour aller chercher notre maintien tous ensemble", a voulu croire le technicien.

La possibilité de tout sauver, malgré tout

Philippe Montanier, entraîneur des Stéphanois, se méfie, lui, toutefois de ce dernier obstacle sur la route de la remontée. "Il ne faut pas compter sur la faiblesse de l'adversaire, mais plutôt sur nos forces. Ce n'est pas parce qu'aujourd'hui ça s'est mal passé que la suite sera forcément mauvaise pour Nice. On se prépare à jouer un gros match contre des joueurs et un effectif de qualité", a-t-il réagi sur Ligue 1+.
Pour que la qualité des joueurs s'exprime, il faudra laver les têtes. Tout est encore possible pour que cette saison ne soit qu'un mauvais souvenir, et pas un traumatisme qui précipiterait les Azuréens en Ligue 2 pour la première fois depuis 2002.
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