OL I John Textor ne digère pas : "Le problème, c'était moi"

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Mis à l'écart à l'OL, John Textor peine à digérer le traitement dont il a fait l'objet en France. Selon l'ancien patron du club rhodanien, la DNCG, qui avait dans un premier temps infligé une relégation en Ligue 2 aux Gones, avait un "processus très subjectif". "J'essaie d'être un agent du changement. Je pense que la gouvernance en France ne fonctionne pas", a-t-il estimé à TalkSport.

Lyon-Besitzer John Textor

Crédit: Getty Images

John Textor parti, l'OL revit. Ou presque, du moins. Alors que la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion) avait initialement opté pour une rétrogradation administrative en Ligue 2 du club rhodanien, la commission d'appel du gendarme financier est finalement revenue sur cette décision cette semaine, complice notamment du départ de l'homme d'affaires américain entretemps. C'est la femme d'affaires américaine Michele Kang qui avait a pris la tête de l'OL en remplacement de son compatriote démissionnaire, une décision qui visait à infléchir la décision de la DNCG.
"Michele est le choix idéal pour diriger l'OL dans la phase suivante et j'ai pleinement confiance en elle et en l'OL, qui sortiront plus forts sous sa direction", affirmait John Textor. Mis à l'écart et poussé vers le départ, ce dernier ne digère toutefois pas le traitement dont il a fait l'objet au sein du football français. "Comment un club comme l'OL peut-il être relégué pour des raisons de viabilité ? Et la même semaine, nous avons passé avec succès l'examen de viabilité de l'UEFA (ndlr : L'OL avait signé fin juin avec l'UEFA un accord prévoyant une une amende de 50 millions d'euros, dont 12,5 ferme) qui est très complet et extrêmement professionnel", a-t-il notamment ironisé au micro de TalkSport concernant la décision initiale de l'instance. Pour lui, aucun doute : ce processus était "très subjectif" et il était tout simplement "le problème" lors des différents entretiens avec l'instance.
J'essaie d'être un agent du changement
"Ce n'est pas tout noir ou tout blanc, a ajouté Textor. Ils prennent littéralement vos revenus provenant des joueurs et des transferts et disent que cela ne doit pas être pris en compte. Nous réalisons 100 millions de dollars par an grâce à la vente de joueurs. Or, selon leur modèle de viabilité, ils doivent faire des projections comme si vous ne vendiez aucun joueur (...) J'essaie d'être un agent du changement. Je pense que la gouvernance en France ne fonctionne pas. Nous essayons d'introduire un modèle type Premier League dans lequel chaque club dispose d'une voix. Cela n'a jamais été fait auparavant."
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"Je suis plus optimiste pour l'avenir de l'OL que pour celui de Textor"

Video credit: Eurosport

Selon lui, la LFP "est même constamment accusée de corruption". "Il y a eu une plainte contre le président. La Fédération française de football tente de prendre le contrôle, ce qui est une grave erreur. Et je me présente devant plusieurs commissions et je dis que je remets littéralement en question l’existence de la DNCG et son bien-fondé", a estimé l'ancien président de l'OL. Avant d'en remettre une couche.
"Si je parle d’un nouveau modèle, d’un modèle réformiste où il n’y aurait pas de DNCG mais des règles claires et nettes comme en Premier League, je ne suis probablement pas la personne la mieux placée pour aller demander le soutien de cette même DNCG, a-t-il estimé. Donc oui, le problème, c’est moi. J’étais un perturbateur, un réformateur. Oui, le chapeau de cowboy était drôle, mais pas pour eux. Nasser (Al-Khelaïfi) l’aimait et le trouvait drôle. On s’entend très bien. Mais non, je ne m’intègre pas très bien dans le modèle de gouvernance français." Il n'aurait même plus à se forcer pour en faire partie, lui qui vise désormais le rachat du club britannique Sheffield Wednesday.
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