Olympique de Marseille - Finies les excuses : Benjamin Pavard et le devoir d’exigence
Eurosport sur GoogleAprès une semaine de cauchemar où il a fini par présenter ses excuses, Benjamin Pavard a rechuté cette semaine en Ligue des champions face à l’Atalanta Bergame. Après un début de saison convaincant, le champion du monde 2018 se laisse happer par le contexte morose alors même que son statut, son expérience et son palmarès devraient l’aider à s’en sortir et à porter l’OM dans une autre dimension.
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Parce que le prêt est intervenu à la surprise générale en toute fin de mercato, parce qu’il s’agissait de Benjamin Pavard, un joueur que les Français connaissent par cœur et dont l’image n’a pas toujours été en adéquation avec son véritable niveau, l’arrivée du champion du monde 2018 à l’OM cet été n’a sans doute pas été accueillie comme elle aurait dû. Son histoire avec l’équipe de France n’est pas rectiligne mais il reste le défenseur titulaire des finalistes de la dernière Ligue des champions. Pavard, c’est un palmarès long comme le bras, un ancien cadre du Bayern Munich, un homme fort de l’Inter Milan et une expérience folle à 29 ans.
Sur la dernière décennie, l’OM a recruté peu de joueurs aussi capés que lui et il entre sans doute dans le top 5 des transferts les plus ambitieux de la période avec celui d’Adrien Rabiot, d’Alexis Sanchez ou d’Arkadiusz Milik. Et quand Marseille tente des gros coups, cela concernait essentiellement le secteur qui fait vibrer le Vélodrome : l’attaque. Pour les William Saliba, les Patrice Evra, le timing était trop tardif ou trop précoce. Si bien qu’on peut même se demander si Benjamin Pavard n’est pas le transfert le plus clinquant de l’OM au XXIe siècle dans le secteur défensif.
Désolé
Cette dimension installe une exigence à laquelle il n’a répondu que partiellement depuis son arrivée. Un départ canon avant une semaine de cauchemar : une responsabilité sur chacun des quatre buts encaissés à Lisbonne (2-1) et à Lens (2-1). "Désolé, cette défaite est pour moi, j'ai commis des erreurs et j'en prends l'entière responsabilité". Fragilisé, Benjamin Pavard n’a pas vraiment relevé la tête depuis. Face à l’Atalanta, il a incarné les errements de l’OM avec beaucoup de fautes, beaucoup de placements hasardeux et il ne doit qu’à une décision heureuse des arbitres de ne pas être à nouveau responsable sur le but finalement refusé de Lookman.
Alors qu’il venait pour apporter de l’expérience, Pavard ne parvient pas à se sortir d’une spirale qui l’attire lui et l’OM vers le fond. Une situation qui a poussé, ce vendredi, son entraîneur, Roberto De Zerbi, à venir à sa rescousse. "Si on parle du jeu, jusqu'à Lens, on a fait de bons matches. L'épisode de Lisbonne nous a fait mal parce que le Sporting n'a pas créé beaucoup d'occasions. C'était un peu la même chose à Lens. C’est resté ancré en nous, a expliqué le coach italien. Je pense que Ben Pavard en a souffert et ça a conditionné les matches qui ont suivi. Il doit être serein, c’est vraiment une valeur ajoutée. Il ne faut pas qu’il sente trop de responsabilités sur ses épaules mais bien la confiance du groupe. C’est ma responsabilité, c’est moi l’entraîneur, et celle des dirigeants."
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Est-ce que la saison peut bien se finir ? "Ca me rappelle la situation de City l'an dernier"
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Pourtant pas une première pour lui
Des périodes compliquées, Pavard en a pourtant traversées dans sa carrière et il est bien curieux de constater qu’un joueur aussi résiliant puisse se désunir autant pour une petite semaine de black-out. En équipe de France, il fut contesté durant des années à un poste, celui de latéral droit, où il n’aura jamais vraiment fait l’unanimité. Ce qui ne l’a pas empêché de remporter l’ensemble des trophées dont un joueur européen puisse rêver à l’exception de l’Euro. Il n’existe pas beaucoup de clubs plus exigeants dans le monde que le Bayern, et Pavard en fut un des piliers durant plusieurs saisons consécutives.
Le passage d’une défense à deux à une défense à trois n’a pas pu, non plus, le faire vaciller sur ses appuis. À son niveau, il doit maîtriser les deux schémas et il faut se souvenir que c’est à trois, flanqué de De Vrij, Bastoni ou Acerbi, qu’il a régné sur la défense de l’Inter Milan. Aujourd’hui, Pavard ne peut plus se trouver d’excuse. L’OM l’a recruté pour atteindre le niveau au-dessus comme ce fut le cas avec Adrien Rabiot qui, lui, a tenu les promesses suscitées par son arrivée.
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Le duel entre Habib Diallo (Metz) et Benjamin Pavard (OM) en Ligue 1, le 4 octobre 2025
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