PSG - OL - "C’est difficile de gérer ce moment" : Paris, la sale soirée
Eurosport sur GoogleParis a relancé la course au titre alors que celui-ci lui semblait promis. S’il est tombé sur une très bonne équipe de Lyon ce dimanche, le PSG a aussi souffert à cause d’un turnover trop large. Mais à neuf jours de la demi-finale face au Bayern Munich pouvait-il s’en passer ? La blessure de Vitinha rappelle la difficulté de ces périodes où il est bien difficile de ne pas y laisser des plumes.
PSG ou Bayern : qui est le favori ?
Video credit: Eurosport
Lyon a beau être devenu une équipe sans moyens avec un effectif moins riche, affronter le PSG inspire toujours les Gones. Cette fois, c’est la paire Endrick - Afonso Moreira qui a mis à terre le champion de France et d’Europe à l’issue d’une soirée improbable. Paris, si dominateur face aux meilleures équipes du monde, n’a pas su prendre la mesure d’un Lyon malin qui a appuyé là où ça fait mal. Historiquement, les grands clubs français traversent toujours des secousses après des grands matches de Ligue des champions.
Ce genre de trous d’air nous rappellent l’influx nerveux que coûtent les affiches du milieu de semaine. Paris l’a payé ce dimanche. Le turnover de Luis Enrique a fait chuter le pouvoir de nuisance du PSG, et il a fallu les entrées en jeu d’Ousmane Dembélé et Kvicha Kvaratskhelia pour que l’équipe retrouve des couleurs (et marque). Les doublures, clouées sur le banc en Ligue des champions, n’ont pas été à la hauteur. Illya Zabarnyi continue de vivre une saison bien poussive. Gonçalo Ramos a, lui, traversé le match comme une ombre, et ce n’est pas la première fois quand il démarre une rencontre.
C’est sympa pour vous, pour tout le monde mais pas pour les entraîneurs qui perdent
Mais Luis Enrique pouvait-il faire autrement ? La blessure de Vitinha, dont on ne connaît pas encore la gravité, rappelle avec force la nécessité de ménager les corps au bout d’une saison qui n’a laissé aucun répit alors que les héros de mai 2025 n’ont pas pu couper comme il l’aurait fallu. "C’est difficile de savoir gérer ce moment, a reconnu Luis Enrique au micro de Ligue1+. On essaie de gagner la L1 mais c’est difficile parce que Lens est là, on a un calendrier compliqué avec beaucoup de matches. Il faut savoir gérer tout ça." Et cela ne va pas s’arranger. Les deux matches reportés (Nantes et Lens) vont alourdir une fin de saison où Paris n’aura que des semaines à deux matches.
Or, la défaite face à Lyon rappelle que la marge sur la concurrence s’amenuise drastiquement quand il faut démarrer sans Dembélé, Kvara, João Neves, Marquinhos, Mendes ou Zaïre-Emery. Paris n’est pas encore en danger mais Lens n’est plus qu’à un point et une nouvelle contre-performance face à Nantes mercredi pourrait assombrir une fin de championnat que l’on pensait sans histoire. "C’est sympa pour vous, pour tout le monde mais pas pour les entraîneurs qui perdent", a souri Luis Enrique. "On n’est pas content du résultat, a continué un Achraf Hakimi au regard noir. Perdre des points comme ça alors que Lens pousse, ce n’est pas facile."
Des doublures (Ramos, Zabarnyi, Mayulu) qui passent à côté, Lens qui revient à un point, Vitinha qui boîte : ce dimanche n’a rien donné de bon au PSG. Il a encore sa saison en main mais il ne faudrait pas que les pépins s’accumulent dans les jours qui viennent.
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Paris Saint-Germain
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Olympique Lyonnais
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