Transferts - Stade Rennais, dégraissage massif et prises de risque

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Le Stade Rennais s'est encore montré très actif sur le marché des transferts cet été. Le club breton a dégraissé massivement pour oublier la catastrophe de l'été 2024 et s'est renforcé avec quelques arrivées marquantes. Pour cela, les Rouge et Noir ont notamment acté le changement de cap de leur politique salariale sous la coupe d'Arnaud Pouille. Un risque pour prendre le bon virage.

Valentin Rongier, le milieu de Rennes.

Crédit: Getty Images

Le Stade Rennais s'est activé. Durant ces derniers mois, le directeur sportif breton, Loïc Désiré, a mis le bleu de chauffe. Avec un double objectif : améliorer l'effectif pour le rendre à nouveau compétitif pour les places européennes et effacer le marché des transferts complétement raté de l'été 2024. Comme l'hiver dernier avec les arrivées fracassantes de Brice Samba et Seko Fofana, le club breton s'est ainsi mis en évidence tant sur le plan des arrivées que des départs.
Marqué au fer rouge par sa campagne de recrutement catastrophique de 2024 menée par Frederic Massara, Rennes a continué son opération dégraissage avec une efficacité à souligner. Pas moins de 26 joueurs ont quitté la capitale bretonne cet été entre les ventes (Arnaud Kalimuendo Adrien Truffert, Lorenz Assignon, Azor Matusiwa…), les prêts (Warmed Omari, Albert Gronbaek, Leo Ostigard, Mikayil Faye, Jordan James…) et les fins de contrats (Steve Mandanda…).
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Video credit: Eurosport

26 départs, 6 recrues

Avec plus de 96 millions récupérés grâce au départ notamment de Kalimuendo (30M), Loïc Désiré a réussi sa mission dans ce secteur même s'il reste du travail et que des concessions financières ont été réalisées pour faire aboutir certains dossiers. Qu'importe, l'essentiel est là : le dégraissage annoncé a bien eu lieu. Pour le reste, les Rouge et Noir sont parvenus à se renforcer avec des joueurs bien connus de la L1. Et des CV plus ou moins ronflants. 
Avec Valentin Rongier, Quentin Merlin (Marseille), Mahdi Camara (Brest), Przemysław Frankowski (Galatasaray), Esteban Lepaul (Angers) et Breel Embolo (Monaco) pour finir, les Bretons ont misé sur l'expérience pour combler leurs manques au milieu de terrain ou compenser les départs, comme pour le secteur offensif. De quoi redevenir un candidat à l'Europe ? Sur le papier, Habib Beye semble avoir l'effectif pour, tant en termes de talent, d'expérience que de profondeur.
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Habib Beye, lors de son intronisation à Rennes.

Crédit: Getty Images

Une politique salariale bien différente

Pour parvenir à cela et après avoir déjà bluffé la L1 cet hiver par sa force financière et son audace, le Stade Rennais a cependant consenti de nombreux efforts. Financiers notamment. Comme pour Brice Samba et Seko Fofana, on n'attire pas des talents et des joueurs référencés avec du vinaigre. La capacité à vendre du club breton depuis des années s'est certes encore confirmée et a permis de finir avec une balance positive (+28 millions). Mais en 2025, le club breton a clairement chamboulé – et pas qu’un peu - sa politique salariale avec l'arrivée à la tête du club d'Arnaud Pouille.
Comme quand il était directeur général du Racing Club de Lens, le président du Stade Rennais n'hésite pas proposer des salaires importants pour séduire les joueurs. Seko Fofana avait ainsi quitté l'Arabie saoudite avec un contrat jusqu’alors inédit en Bretagne (ndlr : 400 000 euros mensuels, selon L'Equipe). Et pour faire venir Rongier - qui s'est montré trop gourmand à l'OM pour prolonger ! -, il a aussi fallu faire des efforts, comme pour voler Mahdi Camara à Nice. Ce n'est pourtant pas dans l'ADN du Stade Rennais qui a longtemps tenu une politique stricte en termes de salaire. Et c'est forcément un risque.
Certes, Rennes peut compter sur la puissance de la famille Pinault, qui détient le club depuis plus de 20 ans maintenant. Mais elle n'est pas disposée à toutes les folies non plus. Il faudra donc un retour sur investissement pour que ses contrats souvent assez longs (ndlr : 2029 pour Samba, Fofana, Merlin, Embolo, Camara, 2028 pour Rongier…) ne deviennent pas des boulets dans la masse salariale du club et que Rennes ne se retrouve pas forcé de vendre certains joyaux comme ce fut le cas pour Lens après le départ de Pouille.
Durant un été charnière avec la crise de droits TV qui touche la L1, le Stade Rennais a cependant décidé de prendre ces risques. Bien conscient peut-être que cette saison peut être clef pour de nombreux clubs dans l’Hexagone. Car la puissance financière de la Coupe d'Europe et notamment de la Ligue des champions a tout pour permettre aux heureux élus de jouer dans une autre catégorie dans les années à venir au sein de leur compétition domestique. Et Rennes a voulu se donner les moyens de ne pas laisser passer le wagon comme l'année dernière. A Habib Beye de faire en sorte désormais que le redressement soit vraiment visible sur le terrain.
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